mardi 31 juillet 2012

Une niche fiscale particulièrement stratégique et juteuse


Il semble que la chasse aux niches fiscales soit ouverte du moins c’est ce que disent les gens de gauche ainsi que les journalistes qui saluent ce geste. Leur programme pour la France propose d’annuler 50md€ sur les 70md€ de «dépenses fiscales inutiles».

Néanmoins, une niche ne semble pas concernée : celle des journalistes, créé en 1934, supprimée par Monsieur JUPPE puis rétablie en version allégée sous Monsieur JOSPIN, en 1999.

Retour sur l’historique de cette mesure. Elle permettait de déduire 40% au nom de frais non remboursés par leurs employeurs. En 1996, Monsieur JUPPE tira un trait sur cet avantage. Des manifestations monstrueuses en découlèrent dans les rues de Paris. Des dizaines de journaux sont même allé jusqu’à lancer un boycott photographique des parlementaires favorables à la mesure. Mais Monsieur JUPPE tient bon et crée un fond budgétaire pour compenser la hausse d'impôts tout en entamant des négociations avec les syndicats qui aboutissent sous Monsieur JOSPIN.

Concrètement, la mesure fiscale donne les résultats suivants en fonction des époques :


Journaliste Débutant
Journaliste Confirmé
Journaliste Senior
Présentateur Régional
Présentateur National
Salaire / m
2.000
3.000
5.000
15.000
50.000
Salaire / a
24.000
36.000
60.000
180.000
600.000
Déduction avant JUPPE
7.200
10.800
18.000
54.000
180.000
Impôt corrigé
1012
2.188
7.033
38.302
187.882
Sous JUPPE
Droit commun
Droit commun
Droit commun
Droit commun
Droit commun
Impôt corrigé
1.684
4.153
10.633
106.852
208.042
Déduction sous JOSPIN
7.650
7.650
7.650
Droit commun plus avantageux
Droit commun plus avantageux
Impôt corrigé
949
2.938
10.138
106.852
208.042

Comment justifier cette différence de traitement face à l'impôt? Dans le régime commun (en rouge, qui correspond aussi au régime que Monsieur JUPPE souhaitait conférer à la profession), les Français peuvent déduire 10% de leur revenu au nom de ces frais.

Rappelons aussi une remarque pertinente d’un ex ministre du budget, Monsieur BAROUIN, qui signale que l'allocation pour frais d'emploi, alors mis en place, était aussi une «aide indirecte à la presse», secteur sinistré et largement subventionné par l'Etat.

Rappelons aussi certains salaires de la profession :
  • Madame PULVAR et Monsieur PUJADAS qui gagnent aux environs de 12.000 € par mois, 
  • Madame FERRARI qui émarge à 400.000 € annuel, 
  • Monsieur APATHIE avec 40.000 € par mois,
  • Monsieur DUHAMEL, 56.000 € par mois…

Et enfin, rappelons qu’ils n’en sont pas restés là et qu’ils réclament depuis les élections :

  • un abattement supplémentaire de 10% pour les « frais esthétique », 
  • le rétablissement de la déduction originelle de 1934 de 30%, 
  • l’extension à une durée de 6 mois de paiement de leur salaire au minimum pour peu qu’ils aient travaillé au moins 3 mois (actuellement le système leur concède 3 mois de salaire pour au moins 3 mois consécutifs travaillés) et au-delà de ces 6 mois réclamés, ils souhaitent le maintient des 2/3 de la rémunération mensuelle plus le supplément familial dans son intégralité, 
  • l’extension à 4 ans (2 ans actuellement) du système qui leur concède l’intégralité de leur salaire s’ils sont victimes d’accidents du travail ou de trajet, ou atteints de maladie professionnelle contractée à l’occasion de leur travail, 
  • en cas d’incapacité permanente ou partielle telle qu’elle est reconnue par la sécurité sociale, le journaliste a droit à une priorité de reclassement dans une fonction compatible avec son état physique, avec maintien de tous ses droits (y compris la déduction fiscale), notamment en matière de salaire.

Je suppute que Madame TRIERWEILER et Madame PULVAR ne manqueront pas de le rappeler à notre « président normal ». Et c’est la raison pour laquelle je pense que tous ces journalistes qui crachent sur les riches, et qui n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer le Sarko bling bling se gardent bien de parler de leurs avantages fiscaux.

Pour un chef d’état il est très important d’avoir le pouvoir médiatique de son côté, même si cela doit passer par l’attribution de niche fiscale, afin d’avoir une emprise. Ce qu’avait parfaitement compris Monsieur MITTERAND.

Si cette niche était supprimée, la suppression de l’avantage ne serait que symbolique, à l'image de la dérisoire taxe exceptionnelle sur les très hauts revenus institués par Monsieur FILLON.

Dans ce débat, les journalistes sont juge et partie puisqu'ils ont le pouvoir de mobiliser ou non l'opinion publique. Ce n'est pas plus glorieux que les parlementaires qui votent eux-mêmes leur rémunération.

lundi 30 juillet 2012

Le coût d'un Président normal


Herman Matthijs, professeur d'administration et de finances publiques à l'université de Gand vient de publier un rapport (le 6e) sur le coût des chefs d'Etat Européeens.

Il révèle que notre Ravi de la crèche nous coûte 112 millions d'€uros par an, après abaissement de son salaire de 30%. Initialement, son salaire était de 21 194 € qui a été ramené à 14 836 € (l'économie annuelle est donc de 76 296 €). Cette économie représente 0,06% des dépenses totales... 

Ramené à un salaire de 2000 €, 0,06% représente 1€20 

D'où ma question: quel intérêt d'annoncer avec tant de ferveur cette baisse de 30%?
 
S'il fallait faire quelque chose de significatif, il aurait fallu diminuer les coûts de fonctionnement de plusieurs dizaines de %!

Ce qui ramène à mon intuition première: c'est un excellent outil de communication dans le but de s'attirer la sympathie des français!
 
Saviez vous que, la famille Royale du Pays Bas, tous membres confondus coûte chaque année aux bataves, 39,4 millions d'€uros? C'est 4 fois moins que notre président!...

Et la famille Royale des Pays Bas est la plus chère d'Europe...
Tout comme notre Président de la République est le plus cher d'Europe...

samedi 21 juillet 2012

Paris plage, une delanoérie de plus



Un ami à moi, de gauche, me confiait ce midi que Paris-Plage c'est un truc de plouc. J'avoue que je suis bien d'accord avec lui pour une fois.

Inutile de rappeler à mes lecteurs ce qu'est Paris-Plage ou plutôt de la transformation quasi complète des quais de seine en un énorme boulevard de sable, avec parasols, marchands de glace à 5€ la boule, Club Minnie et chaise longues à 20€ de l'heure... Et pour ceux qui ont une caisse, comme moi, ben c'est tant pis pour aller travailler, le tourisme n'attend pas. C'est ainsi que nos américains, qui sont au passant de grands marcheurs du haut de leurs deux cent kilos, découvrent dans la ferveur populaire notre côte d'azur et nos brumisateurs qui font rouiller nos vélib au plus grand bonheur de monsieur Decaux. 

Je me remémore aussi de la première année. Toutes les personnes autours de moi trouvait cela formidable, contemporain, génial, original, épatant, étonnant, fantastique et j'en passe des superlatifs, à l'exception des connards de droite, toujours un peu trop réac' sur les bords.

Pensez donc: c'était l'occasion inespérée pour permettre aux banlieusards des cités grises, vous savez ceux qui ne peuvent pas se permettre de partir en congé, d'avoir l'impression, au cours d'une journée d'être au bord de la mer et de voir des bateaux mouche et des yachts de millionnaires. Une sorte de «réappropriation de l’espace public», comme le prétendait la propagande progressiste officielle. Ah les termes de gauche, ou comment faire passer le suppo avec de la glycérine...

A cette époque le peuple de Paris n'était pas encore las des grandes opérations culturo-sociétales de monsieur LANG. N'étais-ce pas aussi lui, le père de la fête du vacarme le 21 juin et le grand chambellan de la nuit blanche qui se finit à minuit?

Ceci avant que des bobos réacs comme Philippe MURAY ne se permettent de tourner en dérision tout ce beau dessein:
«Cet été, les plagistes de la Mairie de Paris ont résolu de parasoliser Paris. Et de le palmiériser. Et de le boulodromiser. Et de le transatiser. Et de le littoraliser. Sur trois kilomètres. Entre quai Henri-IV et Tuileries. Trois kilomètres pour commencer. On verra par la suite. On généralisera le concept, puisqu’il ne s’agit que d’un concept. D’un bain de concept. Même pas d’un bain de pieds puisqu’il n’est pas permis de plonger fût-ce un orteil dans l’eau. Le concept a ceci d’avantageux qu’on peut l’étendre à l’infini sans soulever des tempêtes de protestations. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas ensabler aussi la rue de Rennes et parasoliser le boulevard de Sébastopol? Puisque tout cela n’existe que par les mots employés?»
La «plagification» progressive de Paris au cours des années est devenue grotesque, typiquement artificielle d’une fausse communion populo avec infrastructures démontables.

Revenons à nos ploucs. Combien l'ont fréquenté? D'après les conseillers municipaux, pas loin de cinq millions. 

Fût-ce écolo? Peut être bien. De toute façon cela ne serait pas pire que si les quais de Paris étaient fréquentés par des voitures diésélisées ou des taxis.

Ce festival de ploucs a tellement enchanté tout le monde que j'ai lu dernièrement que les maires de Berlin, de Budapest et de Bruxelles et une tripotée de villes françaises ont souhaité emboîter le pas. Quelle diabolique idée! 

mercredi 18 juillet 2012

Ces valeurs républicaines qui me gonflent


J'ai le sentiment que ces derniers mois les journalistes et chroniqueurs ont employé à toutes les sauces -abusivement- le terme abscons de "citoyen".

Un peu partout des "cafés citoyens", des "engagements citoyens", des "marchés citoyens" ont fleuri. Tu as envie de te bourrer la gueule? Eh bien organise une "fête citoyenne". Même si ta beuverie a été anoblie, le mal de crâne le lendemain reste garanti.

Saviez vous que "citoyen" avait un frère? Nos doctes de la politique nous le certifient: lorsque la République a changé de Président, la poignée de main entre les deux président était "républicaine". Ouf! Eut-elle été hallal que Marine Le Pen n’aurait pas été contente, alors que pour "républicaine" il n'y a rien à redire. 

Il y a même des petits malins qui font du cumul : N'étais-ce pas Chevènement, le ressuscité de la République, qui avait fondé un "Mouvement Républicain et Citoyen"? 

Je fais mieux que cela: je suis un gaulliste, européen, citoyen, républicain, laïc, social et solidaire (en toutes mesures gardées). 

Cela me rappelle un débat important qui agite la sphère politique actuelle : le Front National est-il républicain ? En droit constitutionnel, est républicain celui qui s'oppose au monarchiste. La chevelue blonde réclame-t-elle le retour des Bourbons sur le Trône? Non, donc voila. Et quid du coup des Saxons, tout juste sortis de leur euphorie coûteuse post-jubiléenne : pas républicains, les Anglisches? Mauvais peuple va...

Mon pote Cédric me serine hier que "républicain" eh bien ça veut plus dire ça ou plus tout à fait ça. Bah alors c'est quoi? Il me souffle: c'est un synonyme de "démocrate". Ah oui "démocrate", c'est joli, c'est grec et la démocratie grecque en ce moment se porte en charme et merveille... Enfin allons y quand même. Donc "démocrate". Force est de constater que rien dans leur programme n'est contre la démocratie: l'on parle de suffrage proportionnel ou de recours au referendum. Alors, peut-être dans le secret de leur conscience, nourrissent ils de noirs desseins de dictateurs? 

Il y a deux semaines, sur le Grand Journal de Canal+, la charmante, vénéneuse et insignifiante Najat Vallaud-Belkacem nous a livré la clé de l'intrigue: un parti n'est pas républicain lorsqu'il est favorable à la peine de mort. Et voila, c’est simple. Le Général de Gaulle, Jules Ferry (devant la tombe duquel Francois Hollande s’est prosterné), ne sont donc pas républicains. Najat a pensé, Najat a dit, Najat a excommunié : après tout que pèse un auguste Général face à un si joli sourire?
Et pour les récalcitrants qui trouveraient à redire, il reste une carte "atout": la notion de "valeurs". Il y a ceux qui "partagent des valeurs" avec le FN et ceux qui n’ont "aucune valeur en commun". Je n'aime pas le FN pour son programme économique, néanmoins, lorsque MLP dit qu’il faut être poli, honnête et respecter le travail bien fait dois je donc renier d’urgence ces valeurs? Parce que sinon je "partagerai des valeurs" avec le FN, et cela fera de moi un salaud et un pestiféré.

Pour en revenir à Najat, j’ai horreur de l’attitude, aussi arrogante que lâche, qui consiste à postuler sa propre supériorité et la turpitude de l’adversaire afin de ne pas avoir à répondre à ses arguments, le "à qui parles-tu" péremptoire. Quel dévoiement prophylactique permet-il de rejeter un être humain dans cette altérite radicale, telle que tout dialogue avec lui serait souillure?

Je pense qu'il faut attaquer le FN sur la qualité de ses propositions, il y a de la matière. La France étouffe sous les blocages, les rentes, les réglementations et la bureaucratie. Le FN propose de les aggraver. Le FN reconnait l’échec de l’Euro. Le FN souhaite le retour à l’étalon-or encore plus rigide et arbitraire. Le FN souhaite le protectionnisme qui ne fera qu’accentuer le décrochage de notre économie. Le FN veut augmenter le SMIC, or sa simple existence est une bombe atomique contre l’emploi, notamment des jeunes.

Ah oui, on pourrait, on devrait "dézinguer" le programme du FN, mais ce faisant, il faudrait s’attaquer à tellement de vaches sacrées du discours politique contemporain, dans ce pays tétanisé par l'anxiété, exigeant toujours plus de "protections" qui l’emprisonnent dans un cercle vicieux… 

Non, trop glissant ce terrain-la, mieux vaut catéchiser dans la plus céleste des cathédrales sur les "valeurs", c’est moins risqué. Le politicien sera moins honni. 

Je rêve d’un débat lucide, rigoureux et exigeant, le rêve d’une France qui prendrait enfin ses problèmes à bras le corps, le rêve d’une classe politique qui abandonnerait sa démagogie et ses minauderies moralisantes. 

Bonne journée

Vers un système plus juste de l'impôt sur le revenu?



L’IR a été conçu pour moderniser le système fiscal de l'État et ainsi faire face aux dépenses engendrées par l'effort de guerre en 1914.

Fondé sur l’idée de l’égalité des citoyens dans leur contribution aux charges de la collectivité, de nombreuses personnes croient que c'est un impôt juste car ce dernier est proportionnel aux revenus. En effet, les plus bas revenus en sont exonérés et les plus hauts payent une proportion croissante de ce qu'ils gagnent. 

Théoriquement:  c’est exact et juste. 
Concrètement: il en va autrement. 

Ce qui me gène c'est que les citoyens sont traités par notre législation et par nos administrateurs non pas de façon égale, mais de façon uniforme

En effet, s’il est tenu compte de la variété de revenus que peuvent avoir chacun des citoyens, la fiscalité ne tient jamais compte de la réalité de l’impact de l’impôt sur la situation de l'individu

Premièrement, qu’y a‐t‐il de différent entre un foyer à faible revenu qui achète une nouvelle paire de chaussure ou séjour en vacances, avec un foyer plus aisé qui achètera une paire de chaussure de marque (ou, dans la même logique d'achat de "produit", dépensera des sous dans une assurance vie) ou un voyage plus coûteux, plus luxueux? Dans les deux cas, des biens sont achetés: des chaussures et un voyage dont la proportion est équivalente par rapport au revenu. Cela ne me choque pas qu'une personne, qui gagne 5 fois le revenu d'une personne modeste, dépense 5 fois plus d'argent pour un voyage.

En second, nous savons tous qu'un salarié ou un retraité n’a aucune maîtrise de ses revenus alors qu'un dirigeant peut décider librement de percevoir une rémunération fixe ou proportionnelle, de l'intéressement, des "stock‐options" ou des avantages en nature, qui modifieront radicalement sa fiscalité. Le "revenu" n'est donc pas une chose uniforme. Il n'est pas normal qu'un dirigeant, qui bénéficie de larges prestations "annexes" à son "revenu" paye la même chose qu'un salarié qui ne maîtrise pas la forme et la nature d'un "revenu" équivalent composé entièrement d'une rémunération fixe.

Enfin, nous pouvons aller plus loin et remettre en cause le système. Si nous sommes d'accord qu’il est impossible d’uniformiser les revenus, il ne serait pas très compliqué, je pense, de modifier les modes de contribution. Il faut abandonner le paramètre financier, les euros, comme étalon universel. En supprimant ce paramètre financier, il ne reste que la contribution en « nature » c'est à dire en produit ou en temps de travail. 

Imaginons donc que chaque citoyen consacre une partie de son temps au service de la collectivité. Certains aidant les enfants plus jeunes à faire leurs devoirs, d'autres s’occupant de garder les enfants y compris ceux des voisins, ou un entrepreneur qui met à disposition des produits qu'il ne peut écouler décemment sur des marchés de gré à gré... En fait, « contribuer » selon ses désirs, ses capacités, ses compétences. Ne serait‐ce pas le moyen de mettre en oeuvre cette "solidarité" que l'on nous serine à chaque discours politique?

Sans chercher à le mettre en place immédiatement, pourquoi n'engageons nous pas une profonde réflexion? 

lundi 16 juillet 2012

Les médias et la gauche

François Hollande, page 33 de ses "60 engagements pour la France"

"La désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d’une autorité indépendante et non plus du chef de l’État ou du gouvernement. Je préserverai l’indépendance de l’AFP et je renforcerai la loi sur la protection des sources."
 
D'un côté il nous est seriné que les médias publics doivent impérativement être préservés dans leur indépendance.

Alors pourquoi Mme Audrey PULVAR, dont chacun d'entre nous sait qu'elle est la compagne du Ministre du Redressement Productif, Monsieur Arnaud MONTEBOURG, vient d'être appelée à diriger la rédaction du magazine "Les Inrocks" ?


Quid du cas de Mme Nathalie BENSAHEL, compagne de M PEILLON, actuellement Ministre de l'Education Nationale qui travaille à la rédaction du Nouvel Observateur?

 

Enfin, que penser de Mme Valérie TRIERWEILLER qui conserve son poste à Paris Match?

Le cas "Sylvie Andrieux"


François Hollande, page 33 de ses "60 engagements pour la France"

"Je porterai la durée d’inéligibilité des élus condamnés pour faits de corruption à dix ans."
 
Je ne comprends pas pourquoi nous ne nous intéressons qu'à la corruption? Faut il croire dans ce cas que les détournements de fonds publics, les conflits d'intérêts ne sont pas graves? 

Qui est cette Mme Sylvie Andrieux, Députée de la 7ème circonscription des Bouches du Rhône depuis 2002, qui s'est vue retirer l'investiture du PS pour les élections législatives de juin 2012 du fait qu'elle venait d'être renvoyée devant le tribunal correctionnel pour des soupçons de détournement de fonds publics à hauteur de 700 000 euros. 

Elle a été depuis réélue à son poste de Députée et a rejoint le Groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale.

Pourquoi M Olivier Falorni n'a pas le droit aux même égards?

Tous les français vont payer plus d'impôts, sauf les députés


François Hollande, page 15 de ses "60 engagements pour la France"

"Je veux engager une grande réforme fiscale. Les revenus du capital seront imposés comme ceux du travail."
 
Parlons de l'indemnité parlementaire de nos députés. 7 000 € brut tout de même! à laquelle se rajoute l'IRFM (Indemnité Représentative de Frais de Mandat) qui se monte précisément à 6 412 € brut, non soumise à l'impôt

Charles de Courson, un député issu du centre, a suggéré à la Commission des Finances de l'Assemblée de fiscaliser la part de l'IFRM non utilisée à des fins professionnelles. Sur les 20 Députés présents (nous en avons 578 au total), 3 seulement ont voté favorablement à cette proposition. 

Rappelons que l'IRFM coûte chaque année aux contribuables français 45 millions d'euros soit 225 millions d'euros sur un mandat.
   
Après les belles promesses de campagne, -rappelez vous de la litanie du "moi-je" le soir de la confrontation-, les belles paroles qui vous mettent la larme à l’œil et qui vous donnent l'impression d'avoir en face de vous le bon sens, la logique et la bonté incarnée, il est grand temps d'abandonner les slogans de campagne et d'accepter d'être confronté à la réalité!

Cette gauche a passé des mois à faire des campagnes sur les thématique de la morale et de l'irréprochabilité dans le but de s'attirer la sympathie des électeurs et on se rend compte aujourd'hui, au travers de quelques exemples tout simples, que toutes ces diarrhées verbales n'étaient que du vent...

Les belles paroles n'engagent que ceux qui y croient, vous en doutiez?

Petits arrangements en famille et entre amis...


Notre Ravi de la crèche publiait, page 32, de ses "60 engagements pour la France"

"Je veux que la prochaine présidence soit celle de l’impartialité de l’État, de l’intégrité des élus et du respect des contre-pouvoirs." 

3 faits me viennent à l'esprit (et je dois en rater certainement bien d'autres): 

- M Laurent OLLEON, compagnon de Mme Fleur PELLERIN actuellement Ministre des PME, entre au cabinet du Ministre de la Réforme de l'Etat, Mme Maryse LEBRANCHU,
- La compagne de M Aquilino MORELLE, actuellement conseiller de l'Elysée, Mme Laurence ENGEL vient d'être appelée à diriger le cabinet d'Aurélie FILIPPETTI au Ministère de la Culture,
- Notre fantastique (et vénéneuse) porte parole du gouvernement et Ministre du pompeux Ministère des Droits de la Femme, Mme Najat VALLAUD BELKACEM vient de placer son mari M Boris VALLAUD comme conseiller de M Arnaud MONTEBOURG au Ministère du Redressement Progressif.

Pardonnez moi, mais n'étais ce pas le PS qui criait au loups concernant l'emploi de la femme de Monsieur Eric WOERTH?

La morale et la vertu ...

mercredi 11 juillet 2012

Jean Marc Zérault, le Roi Mimolette et les quarante voleurs



Suite à l’annonce de la hausse généralisée des impôts y compris de la CSG / RDS je lis et j’entends autours de moi les gens s’indigner et se plaindre. J’ai toujours plaisir à leur demander pourquoi ils ont été si naïfs et pourquoi ils croyaient au grand retour du père Noël.

Certains me disent aussi qu’une augmentation de la CSG est plus équitable qu'une augmentation de la TVA! J’ai envie de leur répondre que dans le cas d’une hausse de la TVA tout le monde payait (y compris les touristes et les produits importés !) alors que dans le cas d’une hausse de la CSG, seul les fourmis (les épargnants) et les travailleurs en prenaient pour leur grade!!

Je repense à la hausse du SMIC, 2%, dont 1,4% de compensation d’inflation, soit une hausse réelle de 0.6%, qui sera compensé par la hausse de CSG / RDS (entre 2 et 4%). Si je calcule bien, le travailleur au SMIC, après la mise en place de ces mesures, inflation déduite, n’aurait plus qu’un pouvoir d’achat 2012 compris respectivement entre 98.58% et 96.58% par rapport à celui de 2010. Quel progrès social ? Quel changement !

Je me pose la question si, au rythme où nous allons, cela vaut le coup de rester honnête ? Je suis pensif sur le fait que nos amis socialistes ont levé en 3 mois CINQUANTE milliards de prélèvement supplémentaires et que nous allons encore devoir les supporter pendant … CINQ ans. Cela dépasse toutes mes espérances.

Puis je me pose certaines questions, notamment, pourquoi ne pas :
  • Fiscaliser les oeuvres d'art et les antiquités (qu’en pensez vous Monsieur FABIUS ?),
  • Fiscaliser des niches fiscales comme les chevaux de course par exemple,
  • Supprimer la niche fiscale des journalistes  (qu'en penser vous Madame PULVAR, TRIERWEILER, etc...),
  • Lutter contre inefficacité administrative, 
  • Contrôler les abus des citoyens que l’Etat assiste, 
  • S’intéresser à l’écart ahurissant entre le smic et les salaires des dirigeants, des footeux et des gens du show biz (n’est ce pas Madame BENGUIGUI, Monsieur ZIDANE et Monsieur NOAH?),
  • Optimiser nos services publics, les plus chers du monde, 
  • Revoir l’organisation de la pyramide du pouvoir en France (commune, mairie, canton, arrondissements, département, régions, Europe) ?
  • Simplifier les institutions, réduire les députés et sénateur, diminuer le train de vie des acteur de la vie politique (sur cette photo, Monsieur SAPIN m'a l'air bien gros et gras, à la limite sournois).
Ce qui m’inquiète dans tout cela c’est que ces mesures ne sont même pas là pour diminuer la dette mais pour augmenter ou financer des dépenses publiques nouvelles.

Rappelons aussi que la CSG / RDS devaient être des impôts PROVISOIRES, mis en place par la gauche de Mr ROCARD. Ne devait-elle pas être supprimée en 2014 ? Nous aurais t-on menti ?

Après la nomination d’un ministre du "Redressement Productif", à quand la nomination d’un ministre de "l’abaissement du pouvoir d’achat" ?

Les statistiques du HIV



Je me tords l'esprit ce matin à propos des "taux de contamination" liés au HIV.
Je trouve dans la littérature les chiffres suivants :

"En cas de rapport avec un partenaire séropositif pour le sida :
  • rapport sexuel anal réceptif, probabilité par acte : 50 à 300 "chances" sur 10000 d'être contaminé,
  • rapport vaginal réceptif, probabilité par acte : 3 à 7 "chances" sur 10000 d'être contaminée, 
  • rapport vaginal insertif, probabilité par acte : 2 à 5 "chances" sur 10000 d'être contaminé, 
  • rapport anal insertif, probabilité par acte : 1 à 18 "chances" sur 10000 d'être contaminé,
  • rapport oral réceptif avec éjaculation, partenaire masculin ou féminin, probabilité inconnue, très inférieure aux probabilités ci-dessus si elle existe, 
  • rapport oral réceptif sans éjaculation, probabilité inconnue, probablement proche de zéro, 
  • rapport oral insertif, probabilité inconnue, probablement proche de zéro, 
Avec un partenaire de statut HIV inconnu, il faut multiplier ce risque par la probabilité que cet inconnu(e) soit HIV positif, soit 1/1000 dans la population générale, mais beaucoup moins par exemple pour un(e) toxicomane intraveineux, ou un HSH.

Par exemple, le risque global estimé de contamination HIV pour un rapport vaginal réceptif avec un inconnu présumé hétérosexuel non toxicomane est de une "chance" sur un million.

En parallèle, sur le site du CDC (Center for Disease Control, USA), le tableau suivant est donné:

 
Je lis souvent dans la presse des commentaires parlant de risques "importants", "peu importants" "plus importants" etc. J'avoue que je reste coi... Les autorités craignent elles que ces chiffres rassurants démobilisent le public vis-à-vis du port du préservatif? Cette attitude me paraît personnellement stupide. 

Autre réflexion: D'après l'INSEE, il y a environ 34 millions de personnes entre 20 et 59 ans en France. Selon certaines études, les français déclarent 8,9 relations sexuelles par mois, soit en arrondissant, 107 rapports par an. Au total, le ministère de la santé recense 6300 nouvelles contaminations par an, dont 70% lié aux pratiques sexuelles (soit 4500 contaminations par an).

Sur un nombre total de 34 millions de Français en âge d'avoir du sexe multiplié par 107 rapports par an nous obtenons plus de 3 milliard 600 millions de rapports sexuels par an en France (je n'interroge s'il faut diviser ce nombre par 2 puisqu'il faut -par évidence- être 2 pour faire l'amour?).

Dois je conclure que le risque de se contaminer, par rapport sexuel, est de 4500 / 3 600 000 000?, soit 1.25 chances pour 1 million de rapports sexuels?

De toute façon, mieux valent des chiffres, même approximatifs, que pas de chiffres du tout car de la non-information aboutit toujours à une psychose de la transmission.

Dernière chose: En France il se vend entre 55 et 70 millions de préservatifs. A supposer que ces derniers sont entièrement "consommés", je suis ahuri de constater qu'il ne touchent "que" 3 à 4% des rapports. Ou est mon erreur?

N'oublions pas non plus que le préservatif ne protège pas que du sida : herpès, condylomes et autres joyeusetés. Ces maladies sont infiniment plus contagieuses que le sida.

jeudi 5 juillet 2012

La rigueur pour tous, sauf pour les clandestins



Marisol Touraine, aux affaires sociales, a annoncé que la franchise médicale de 30€ dont devaient s'acquitter les clandestins bénéficiaires de l'AME allait être supprimée.

L'AME a couté 810 millions d'euros (en 2011, avec la franchise), ce qui équivaut par exemple au coût global du bouclier fiscal (le fameux!). Bercy prévoit une augmentation annuelle de 10% de ce dispositif. La générosité du nouveau gouvernement avec le portefeuille du contribuable a de quoi surprendre.

À l'heure de la rigueur, des fléaux d'impôts s'abattent de tous bords sur les français. Et la dette ne cesse de se creuser... En parallèle, de plus en plus de citoyens hésitent à se soigner, ne vont plus chez le dentiste, repoussent leur visite chez le gynécologue ou payent de plus en plus de médicaments sur leurs propres deniers. Quel message envoie le gouvernement?

Nous faisons sans doute plaisir à certaines associations largement (sur)médiatisées mais sans doute bien moins à un peuple jusqu'à présent silencieux mais qui gronde. Grondement sourd que nous avons vu s'exprimer au premier tour des présidentielles et de l'abstention au deuxième tour des législatives (pour qui est assez malin pour analyser objectivement). Un grondement qui risque très vite de déborder... Contre qui le peuple en colère poussera-t-il ce cri demain ? Contre ce "clandestin" soigné gratuitement alors que lui-même n'en avait pas tant demandé ?

On va finir par dégoûter les français de la solidarité. Alors soit les socialistes préparent l'avènement de l'Europe fédérale oligarchique, soit l’élection de Marine le Pen en 2017.

S'ils arrivent jusque-là...

mardi 3 juillet 2012

La Cour des Comptes



La généreuse gôôche prévoit un plan de rigueur pour les quelques 8 Millions de Français qui ont voté Hollande, et par là aussi pour le reste des Français.

Voici qu'arrive l'excuse imparable : "La situation est pire que ce que nous croyions !"

Le "rapport sur la situation des finances publiques" révèle qu'il manque 8 milliards d’euros pour tenir la réduction du déficit. Cela passera par de larges hausses d’impôts. La situation n'est pas brillante. 

Photographie:
  • Entre le 1ier janvier et le 31 mars la dette publique de la France a augmenté de 72Md€ dont 47Md€ au titre de l'Etat. 
  • 1789 Md€ de dettes au total!!!!!! dont:
    • 1.382 Md€ pour l’État
    • 237 Md€ pour les administrations de sécurité sociale
    • 161 Md€ pour les administrations publiques locales
    • 10 Md€ pour les organismes de l'administration centrale
Bien évidemment, ces chiffres sont ceux sur "les critères de Maastricht". Il ne prend pas en compte les retraites des fonctionnaires à payer plus tard (il s'agit pourtant bien d'une dette), ni les garanties et cautions apportées aux fonds de soutien ou aux pays européens ...
 
1.789Md€ représentent 89,7% du PIB. C'est oublier que la dette se rembourse avec des recettes et non avec du chiffre d'affaire (le PIB). 1.382 Md€ de dette pour l’État représentent six ans de recettes de l'Etat (220Md€). Chercher à maintenir le déficit à "4,5% du PIB", c'est générer 90Md€ de déficit supplémentaire dont 78Md€ au niveau de l’État. Nous voici dont parfaitement dans une situation catastrophique 
Rappellons que nous sommes en crise: la TVA rentre mal, l’impôt sur les sociétés aussi. Les estimations dans le budget primaire sont surévaluées. Les principaux "efforts" (novlangue pour parler de "rigueur") seront demandés aux contribuables et aux entreprises:
  • ISF rétabli dans son ancien régime, 
  • création d'une contribution exceptionnelle sur les fortunes supérieures à 1,3 million d'euros au titre de 2012,
  • impôt sur les écrans d'ordinateurs et smartphones, 
  • suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, 
  • gel du barème de l'IR, 
  • hausse des taxes locales (TH, TF),
  • suppression de la prise en charge des frais de scolarité des Français de l'étranger,
  • création d'une taxe de 3 % sur les dividendes distribués par les entreprises de plus de 250 M€ de chiffre d'affaires,
  • augmentation du forfait social de 8% à 20% sur les versements réalisés par les entreprises au titre de l’épargne salariale (n'est ce pas une certaine forme de découragement de la redistribution de la richesse?),
  • réductions de diverses niches fiscales et sociales sans les préciser,
  • limitation de l'optimisation fiscale, notamment sur le transfert de bénéfices à l'étranger;
  • création d'un acompte sur la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés payée par les entreprises de plus de 250 M€ de chiffre d'affaires;
  • doublement de la taxe de risque systémique pesant sur les banques, soit 0,25% du montant des fonds propres minimum,
  • doublement de la taxe sur les transactions financières,
  • création d'une taxe exceptionnelle de 4% sur les stocks pétroliers (550 millions d'euros de recettes attendues).
  • réduction des abattements de succession (en ligne directe,  à 100 000 € par ascendant et par enfant); et extension du délai de rapport fiscal des donations de 10 à 15 ans (ce délai profite aux 10% des donations les plus importantes); « après réforme », 
  • maintien de l'augmentation de deux points des prélèvements sociaux (CSG/CRDS) portant sur les revenus du capital, prévue dans le cadre de la « TVA sociale »,
  • augmentation de la taxation des stock-options (40%);
  • imposition aux prélèvements sociaux (CSG/CRDS) des revenus immobiliers des non-résidents.
  • suppression / réduction des déductions des aides à domicile (?),
  • suppression du quotient familial (?),
  • et pourquoi pas le rétablissement de la vignette auto (?),
  • et j'en ai certainement oublié ...
Au fait, et comment faire si la croissance n'est même pas de 0,4% cette année ?