vendredi 30 novembre 2012

« Je n'ai pas l'intention de négocier »


Dominique STRAUSS-KAHN aurait trouvé un accord pour régler à l'amiable la procédure engagée au civil par Nafissatou DIALLO. Les avocats iront devant le juge pour entériner cet accord.

Plusieurs remarques:

1. DSK et ses conseils ont toujours clamé que, vierges de tout crime, ils iraient jusqu'au bout de la procédure. Ce coup de théâtre est l'exact contraire de ce qui avait été assuré publiquement, à maintes et maintes reprises.
2. Non seulement la transaction surprend, mais surtout la rapidité de la conclusion à l'amiable donne à penser que DSK est un homme qui ne désire pas être exposé à une mise à jour des tenants et aboutissants de la séquence du Sofitel de New York, puisqu'il avait admis une "relation inappropriée" et une "faute morale", mais démentait toute contrainte ou violence.

Il faut noter que les tentatives d'esquives du procès - où là on témoigne sous serment et en donnant tous les détails possibles - a un précédent : les avocats de Dominique STRAUSS-KAHN ont tenté de faire valoir que leur client devait bénéficier d'une immunité pénale comme civile en vertu d'un traité de l'ONU de 1947. Mais le juge MCKEON a rejeté leur demande le 1er mai dernier, soulignant que STRAUSS-KAHN n'avait pas invoqué cette immunité au tout début de l'affaire. L'appel déposé ensuite ne donna rien non plus.

Résumons donc: l’innocent injustement accusé DSK a monnayé une issue de l’affaire DIALLO sans procès. Si il gagne demain la paix judiciaire, il perd probablement toute chance de revenir un jour sur la scène politique française, mais sans doute a-t-il déjà mesuré cet aspect de sa décision.

Reste un mystère: qui aura payé les frais d'avocats, d'expertises, d'enquêteurs, la mise en quarantaine judiciaire du prévenu, et enfin la somme amiable?

On précise qu'une telle transaction se monte à plusieurs millions de dollars - 6 millions selon plusieurs avocats contactés ce matin par les radios et télévisions, soit près de 400 paires de lunettes pulvaroïdes en forme de hublot de paquebot. Cela fera probablement aussi la passe ou la turlute la plus chère de l'histoire.

DSK lui-même affirme ne pas être riche, dans une interview récente au Point. La riche héritière Anne SINCLAIR (petite fille du galeriste mondialement connu Paul ROSENBERG) dont il est pourtant séparé, assumera-t-elle la note finale? Heureusement qu'il est socialiste, car seul un socialiste peut payer des montants pareils. Voilà un aspect de l'affaire, parmi tant d'autres, qui restera à jamais obscur.

Deux dernières questions:

- Qui va indemniser Tristane BANON? 
- Le règlement du litige se fera-t-il en liquide? Proviendra-t-il directement de la bourse de DSK?

mercredi 28 novembre 2012

Sciences Po, cour des comptes et Descoings, un mec de gauche ...


L’Institut d’études politiques de Paris (IEP) fait rêver nombre d’étudiants: sortir diplômé de "Sciences Po" est en effet le gage d’une passerelle assurée vers les grandes entreprises, le haut fonctionnariat ou… la politique! Sciences Po a longtemps joui d’une réputation d’excellence fondée sur le caractère élitiste de son recrutement. Lors des 15 dernières années, cette belle image s’est doucement délitée. La faut à la baisse du niveau général des étudiants? de la concurrence des grandes écoles internationales? Non : Richard DESCOINGS!

Nommé en 1996, le directeur est décédé dans d’obscures circonstances en avril 2012 dans une chambre d’hôtel New-Yorkaise. Crise cardiaque pour les uns, overdose ou jeu sexuel ayant mal tourné pour les autres, l’affaire a été quoi qu’il en soit vite classée malgré des éléments pour le moins troublants: présence de drogue dans la chambre, ordinateur et téléphone portable jetés par la fenêtre, départ précipité de deux jeunes hommes au matin de la découverte du cadavre…

C’est qu’il n’était pas question de toucher à une icône: DESCOINGS était celui qui a fait entrer la discrimination positive dans la glorieuse institution. Les fameuses "conventions ZEP": officiellement, il s’agissait d’ouvrir l’école aux enfants des milieux populaires. Dans les faits, ces quotas de recrutement ont été prioritairement réservés aux élèves des cités ethnicisées et aux étudiants étrangers. Etrangement, ce souci de diversité sociale n’est pas allé jusqu’à la promotion de jeunes issus de zones rurales. Pas assez défavorisés, sans doute. Un échec quoi qu’il en soit, puisque la proportion d’étudiants dont les parents exercent une profession intellectuelle supérieure est entretemps passée de 58,5% à 63,3%.

Autre marqueur de la gestion DESCOINGS, la fin de l’épreuve de culture générale, jugée "discriminante": parce qu’elle ne favorisait pas les élèves des promotions ZEP?

Le directeur de Sciences Po avait hérité d’un goût certain pour l’argent vite gagné. Lancé du vivant de DESCOINGS, un contrôle de la Cour des comptes sur l’IEP vient en effet d’être rendu public et le moins que l’on puisse dire est que ce serviteur de la noble cause enseignante savait (aussi)… se servir!

Médiapart avait dénoncé le système de grosses primes entre amis institué à Sciences Po. Les sages de la rue Cambon ont épluché les comptes de l’institution. Surprise: de 2005 à 2011, la rémunération du directeur avait fait un bond de… 60 %! DESCOINGS a donc terminé sa carrière avec un traitement annuel de 537.000€, soit près de 45.000€ par mois! Les primes de Jean-Claude CASANOVA – président de la Fondation nationale des sciences politiques, en charge de la gestion de l’établissement dans un étrange mélange des genres public-privé – ont quant à elles plus que doublées entre 2007 et 2010. Le tout, sans vote du conseil d’administration et malgré des déficits d’exploitation en 2005, 2006 et 2008. Vieille connaissance du marigot politique, le banquier Michel PEBEREAU appartenait lui aussi à cette caste de dirigeants incapables et/ou malhonnêtes: c’est par son intermédiaire que quatre prêts ont été signés entre 2005 et 2010, dont l’un considéré par la Cour des comptes comme "spéculatif et dangereux".

Les anomalies relevées par les magistrats placés sous l’autorité du socialiste Didier MIGAUD sont légion. Quelques exemples représentatifs de la gestion DESCOINGS méritent toutefois d’être signalés: chargé en 2009 d’une "mission d’analyse, de compréhension, d’écoute et de proposition sur la réforme du lycée", le directeur de Sciences Po a produit un rapport de 87 pages, facturé… 836.000€ ! Plus de 9000€ la page: à ce tarif, on espère qu’elles sont gravées à l’or dans le marbre. La société GIACOMETTI – propriété de Pierre GIACOMETTI, ancien directeur général France de l’institut IPSOS et alors conseiller du chef de l’Etat – n’a coûté « que » 250.000€ au contribuable, pour un conseil en coordination relatif à la même Mission lycée. Certains directeurs de centre de recherche ont également bénéficié de la manne : gracieusement logé à Paris dans un appartement de fonction dont le loyer était estimé à plus de 3257€ par mois, l’un eux reportait cet avantage en nature sur sa déclaration d’impôts pour un montant moitié moindre. Lorsqu’il dut prendre le bail en son nom propre, l’IEP augmenta ses primes du montant exact du loyer désormais à régler, soit 3257€! En bout de chaîne enfin, les enseignants-chercheurs n’assuraient en moyenne que 30% de leurs cours, bien entendu payés 100 %.

Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas du bond de la subvention du ministère de l’Enseignement supérieur, passée de 47 à 63m d'€ entre 2005 et 2010… Les frais d’inscription demandés aux familles des étudiants ayant eux-mêmes augmenté de façon sensible durant la même période, la Cour des comptes invite le ministère à revoir sa subvention à la baisse. Sera-t-elle entendue?

Aujourd’hui encore, le gâteau Sciences Po reste appétissant et le successeur de Richard DESCOINGS, Hervé CREST, avait été prestement nommé pour un intérim appelé à se prolonger. Hélas pour lui et ses amis, les éléments détaillés dans le rapport de la Cour des comptes ont conduit la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève FIORASO à désigner un administrateur provisoire, dans l’espoir de "maintenir la réputation de l’école".

La Cour de discipline budgétaire et financière de la Cour des comptes saisie, il faut désormais s’attendre à la mise en cause de dirigeants ayant œuvré à la gestion DESCOINGS… Et à d’autres révélations sur cette énième gabegie de l’Etat UMPS.

lundi 19 novembre 2012

Licenciements - 2 semaines d'actu (monde)


- SAS, va licencier 1.000 pers. et baisser les salaires à l'embauche de 15%,
- Iberia, va se séparer de 7.000 salariés,
- Commerzbank va se lester de 6.000 personnes,
- Suzuki Automobiles dépose le bilan,
- Le quotidien Sud Ouest va sabrer 180 postes,
- Candia sabre 313 personnes et ferme 3 usines en France,
- Credit Suisse licencie 300 personnes,
- Bombardier se sépare de 1.200 personnes,
- Groupon licencie 648 personnes,
- Rubbermaid vire 2000 personnes,
- GoodYear vire 1.400 personnes,
- Cummins se sépare de 1.500 personnes,
- MacDonald va fermer 110 magasins au Japon en 2013, et 500 autres après,
- Ep Systems 100 postes,
- Mecaplast vire 100 personnes,
- Ericsson rase 1.550 emplois,
- Lonza sabre 400 postes,
- Mattaincourt va être obligée de licencier au moins 100 personnes,
- Gaba supprime 240 postes,
- Straumann 150 emplois,
- Groupama vire au moins 80 personnes,
- Philips vire 218 personnes,
- Alcatel va virer 1430 personnes,
- Air Berlin 900 personnes, soit 10% des effectifs,
- Energizer va licencier 1.500 salariés et fermer des usines,
- SAS en vire 6000 (si, si),
- France Télévisions va virer 500 personnes,
- TF1 prépare un plan d'économies de 85 millions, 
- NBC Universal vire 500 personnes,
- Ligne Roset se sépare de 93 salariés,
- Veolia prépare un plan de départ « volontaires » de 100 personnes,
- Les cloisons Clestra à Strasbourg est en faillite avec 500 personnes à bord,
- La chaîne GameStop va fermer 200 de ses boutiques de jeux videos,
- Boeing Defense va virer 30% de tous ses cadres !!!
- Hostess va licencier tous ses 18.500 salariés à la suite de sa faillite,
- Ses sous-traitants aussi vont trinquer: comptez 7.000 emplois de plus.
- Panasonic se prépare à licencier 10.000 salariés,
- Texas Instruments mobiles va virer 1.700 personnes,
- TE Connectivity (électronique) va se séparer de 620 personnes,
- United Technologies vire 500 personnes,
- Sns Reaal Finances vire 750 personnes en Hollande,
- Faurecia (fournisseur auto) supprime 3.000 postes,
- Direct Line assurances a renvoyé 900 personnes,
- Pilpa, à Carcassonne va sabrer 124 personnes,
- Supra, est « au bord de la faillite »,
- Idd Tech (pharmacie) est en faillite et vire 50 salariés,
- Ameridose (pharmacie) se sépare de 650 salariés,
- ISD Dunaferr a licencié 800 personnes,
- Loblaws a supprimé de 700 postes,
- Economical Insurance noie 145 emplois,
- De Vry s’est séparé de 570 enseignants,
- La chaîne Bakers Footwear va fermer ses 250 boutiques,
- ING va supprimer 40 agences bancaire,
- Ralph Lauren va fermer 14 boutiques dédiées au rugby et foot,
- Ethicon a bien reçu la permission de délocaliser son usine de l’Eure et Loire en Amérique du sud,
- 171 millions d’euros de travaux au Château de Versailles ont été reportés à une date inconnue pour cause d’absence de budget. On pensera aux PME et PMI...

lundi 12 novembre 2012

Islamisme et christianisme vus par un agnostique




Face à une victimisation grandissante des musulmans, passant sous silence les questions que se posent de nombreux observateurs de tous niveaux et de toutes croyances, un agnostique s'interroge en comparant l'Islamisme au Christianisme.

Se poser en victime est un procédé dialectique bien connu, employé pour masquer l'essentiel. La stratégie en vigueur depuis des années dans notre pays comme dans bien d’autres, que tente de masquer ici et là l'idée d'un islam modéré; le nombre de mosquées ayant cependant librement fleuries partout; de même que l'absence de réciprocité de cette tolérance que réclame l'Islam, suffisent à démontrer ce qu'il en est. La question vaut donc d'être posée par ceux dont les valeurs de référence perdent chaque jour un peu plus de terrain. Un Islam modéré existe-t-il? Dans l'affirmative, qu'attendent ses adeptes pour se faire connaître et nous expliquer en quoi il consiste et diffère de l'Islam tout court?

Il ne s'agit pas ici de comparer des religions entre elles, et encore moins de prendre parti pour l'une ou l'autre, ce qui reviendrait à partager la foi, la croyance ou la crédulité de ceux qui y placent leurs espérances et y gèrent leurs angoisses. Il s’agit plus simplement d’essayer de comprendre à quel destin sont voués les citoyens d’un pays de tradition jusqu’ici majoritairement chrétienne, sous l’influence de l'Islam, compte tenu de la position de ce dernier dans les pays qu'il domine, et de son message. En d'autres termes, existe-t-il un Islam qui ne promette pas la charia?

La réponse coule de source; il ne peut pas y avoir d'islam modéré, pour une raison fondamentale que le plus tolérant d'entre nous peut aisément comprendre et qui explique notamment le silence des musulmans prétendument modernes, face aux actes perpétrés partout dans le monde par leurs coreligionnaires les plus visiblement actifs.

Par différence avec la religion chrétienne, la religion musulmane, repose sur un écrit incontournable qu'est le Coran, dans sa version adoptée une fois pour toutes il y a des siècles, pour perpétuer et sécuriser une transmission jusqu'alors verbale – La parole s'envole les écrits restent. De plus, figées à jamais dans ce texte, les règles fondamentales de la religion islamique ne se contentent pas de s'appliquer dans la perspective d’une existence après la mort mais valent tout autant pour la vie ici-bas. Le Coran est d'observation stricte au temporel comme à l'éternel, au civil comme au politique. Quant à une application au religieux comparée à celle valant pour le laïque, il ne peut en être question puisque la notion même d'athéisme est purement et simplement rejetée, sans la moindre ambiguïté. Le Coran frappe l'athée, comme d'ailleurs l'apostat, de la peine de mort, ce qui donne une idée de son irréductibilité et de son absolue incompatibilité avec la laïcité, pierre angulaire de la démocratie. Il s'agit donc d'une religion se confondant avec un régime politique, qui non seulement n'ont pas évolués depuis leur institution mais sont promis à être privés de la moindre évolution, le Coran étant inattaquable dans sa moindre virgule.

Le christianisme par contre, qui demeure une religion à laquelle son évolution a fait perdre au cours des siècles la majeure partie de son pouvoir politique, se fonde sur l'ancien testament – la Bible – qui s’est largement prêtée à l’exégèse depuis la révélation ayant conduit à sa rédaction et la naissance du Judaïsme qui y reste fidèle. Cette bible a de plus été suivie d'un autre texte, le Nouveau Testament qui l'a en quelque sorte actualisée, ou modernisée, en y introduisant de nouvelles valeurs qui en chassaient d'anciennes. Par exemple la disparition de la loi du Talion au bénéfice du "Ne faites pas à autrui ce que nous n'aimeriez pas qu'on fit à vous même." ou du "Pardonnez à celui qui vous a offensé."

En dépit d'abus, d'erreurs et d'innombrables ajustements au cours de plusieurs millénaires ; au prix de multiples schismes et dissidences – signes de remises en cause porteuses de progrès –, la Bible, référence première des religions judéo-chrétiennes, a donc donné lieu, depuis sa première rédaction, à une révision incessante, encourageant la raison de ceux qui croient en sa parole, plutôt que la soumission aveugle à un texte figé dont la moindre critique est formellement interdite à d'autres.

Pour ce qui est de l'enseignement de la foi, aux catéchismes judéo-chrétiens, revisités et actualisés en permanence, se comparent les Hadiths, enseignés dans les écoles coraniques et qui se réduisent à une compilation des actes du Prophète. « Le comportement de Mahomet, que chaque musulman doit observer, imiter et honorer, s'applique parfaitement dans la logique qui est la suivante : Tuer, exterminer et éradiquer par tout les moyens, tout ce qui n'est pas musulman, afin que la terre entière soit à Allah et aux croyants. » - Jacques Ellul (éminent historien, théologien et sociologue).

Pour ceux qui désirent approfondir le sujet sans parti-pris, de nombreux sites et blogs sont accessibles sur Internet, où manquent par contre les arguments islamiques qui pourraient démentir ce qui précède, notamment par une réponse sans détour à quelques questions très simples :

  • L'Islam conçoit-il la laïcité? 
    • Oui / Non 
  • L'Islam admet-il la séparation des pouvoirs politiques et religieux? 
    • Oui / Non
  • L'exégèse du Coran est-elle admise ou l'a-t-elle été? 
    • Oui / Non

Toutefois, avant de s'engager dans une telle approche du sujet, au risque de tomber dan
s la banale polémique, peut-être est-il bon de méditer les propos suivants, formulés par un contributeur anonyme, lors d'une récente publication sur le Net.

« Non, il n'existe pas de pays où l'islam dominant renoncerait à la charia. Il est même certain que partout où l'islam domine ou grandit, la société est forcée de s'islamiser et de se renfermer. C'est vrai en Asie (Malaisie, Indonésie), c'est vrai en Afrique (Nigeria, pour ne pas parler des cas extrêmes, et évolution des révolutions du Maghreb), c'est très notable en Turquie où l'on ne voyait autrefois que rarement le voile...

C'est surtout vrai partout où l'islam entre en rébellion (sud Philippines, sud Thaïlande, Inde, anciens territoires soviétiques, etc...), des pays qui comptent plusieurs morts chaque jour, jusqu'à ce que le pouvoir central leur accorde un statut spécial.

Cependant, on n'est jamais arrivé à quoi que ce soit en stigmatisant une religion, bien au contraire. C'est une constante depuis le début de l'Histoire. C'est pourquoi il faut appréhender le problème à un autre niveau, un niveau qui concerne aussi les religions concurrentes, même si elles ne présentent pas de danger. C'est en dénonçant la foi stupide en un dieu créateur à l'écoute, que l'on pourra trouver une solution. Car alors les musulmans ne verront pas une attaque spécifique contre eux, mais une prise de position de gens cultivés, instruits, face aux masses non éduquées, qu'elles soient musulmanes ou chrétiennes ou juives... Toute autre approche est vouée à l'échec, à l'interminable guerre de religion. »

Mais une telle prise de position ne revient-elle pas à accepter benoîtement de vivre durant quelques siècles sous le régime autant civil que religieux qu’impose l'Islam? Le triomphe de la raison pouvant demander un certain temps, faut-il jusqu’à ce terme hypothétique se soumettre, se résigner, subir la loi de la religion la plus barbare – qui se veut en même temps un pouvoir politique absolu – ou refuser, se révolter, en faisant éventuellement alliance avec ses concurrents? De deux maux, ne faut-il pas choisir le moindre?

Voici en tout cas une situation qui n’est pas sans rappeler celle des artisans – qui n’étaient pas tous des aristocrates – de bien des révolutions qui finirent guillotinés, pendus ou fusillés, pour avoir toléré, voire encouragé ceux qui deviendraient leurs bourreaux. La soif de martyre de l’humanité serait-elle inextinguible et la mieux partagée?

Après réflexion, n’est-ce pas le sort fait aux musulmans de base qui doit dicter l’attitude à opposer à l’Islam? C’est en pensant à eux qu’il convient de dire la vérité. Viendra un jour où celle-ci finira bien par les atteindre, dans l’obscurantisme où les maintiennent, politiquement comme religieusement, leurs imams et autres dictateurs, par le mensonge et l’hypocrisie. C’est aider ces croyants que de dénoncer les erreurs dans lesquelles ils sont maintenus et est entretenue leur crédulité. Nul doute que le plus grand nombre d’entre eux soit atteint tôt ou tard par une information qui doit être omniprésente. Alors, parce qu’ils sont des êtres doués de réflexion, ils comprendront les abus dont ils sont victimes et les visées d’abord – pour ne pas dire strictement – temporelles de la cause au service de laquelle ils sont enchaînés par la force et la terreur. La conscience de chacun s’éveillera et le portera à refuser de jouer un rôle si contraire au besoin, à la soif naturelle de justice et de liberté de conscience qui habite plus ou moins chaque être humain.

Post repris du blog d'un ami, Claudec, dans "pensée et liberté", dont je suis fidèle lecteur.

mardi 6 novembre 2012

A propos des régimes spéciaux


Encore une omerta nationale qui mériterait d'être mise en discussion mais il faut dire que le lobby des bénéficiaires, bruyant, syndicalisé, est bien trop important. 

État des lieux
26% de l’emploi français est sous "droits acquis". La fonction publique est sur-représentée, à quoi il faut ajouter, les "missionnés" du service public comme les salariés de la Sécurité sociale, les organismes consulaires, les groupements d’intérêt public, les établissements publics à caractère industriel ou commercial, les autorités constitutionnelles, les élus mais aussi les entreprises financées par les collectivités publiques, La Poste, la SNCF, la RATP, EDF, GDF, Aéroports de Paris, qui représentent aussi 6% de l’emploi total.

Ces salariés noieront le poisson en une minimisation de leurs avantages et une défausse derrière "les riches" ou tout autre bouc émissaire qui justifierait qu'ils aient droit a des différences sociales injustifiées. 

Licenciements
Leur statut les protège aussi du licenciement: Même pour faute grave ou lourde, le licenciement est anecdotique, moins de 60 personnes par an. Ils seront automatiquement reclassés. Parfois il vaut mieux promotionner le salarié du "droit acquis" à un poste supérieur pour ne plus avoir à le supporter et dans ce cas cela n'a rien a voir avec la compétence.

Volume hebdomadaire de travail
Les bénéficiaires du "droit acquis" travaillent 37h hebdomadaires contre 38,6h dans le privé (source: Eurosat). L'écart se creuse au fil du temps, le privé a tendance à travailler plus longtemps tandis que le public de moins en moins. Et ces chiffres ne tiennent pas compte de l'absentéisme.

Absentéisme
Parlant d'absentéisme dans l'éducation nationale, le sujet est tabou. Quiconque s’aventure au delà de la ligne interdite y laisse sa carrière. Ce fut le cas de Monsieur ALLEGRE lorsqu’il a voulu lutter contre ce phénomène. Cette dénonciation a même signé son arrêt de mort politique.

La "weekendiose" est une pandémie réelle: 81% des arrêts de l'éducation nationale sont adossées aux week-end (sources: rapport DARCOS). Les maladies cumulent 15 jours par an et par enseignant en moyenne c'est à dire 2 fois plus que les gens du privé. Mais la maladie frappe encore plus la fonction publique territoriale. L'absentéisme est de 22,3 jours par an. Enfin, précisons que la fonction publique ne "subit" pas les jours de carence.

Aides
Les bénéficiaires du "droit acquis", reçoivent en priorité des aides familiales. Là où la personne du privé touche des allocations familiales, les bénéficiaires, eux, trouvent tout à fait normal d'en avoir plus. Les agents payés par l'état perçoivent un "supplément familial de traitement", par enfant à charge. Mais cela ne s'arrête pas là, certains fonctionnaires bénéficient aussi d'un logement de fonction avec un loyer qui ne correspond pas à la réalité du marché et bénéficient d'une dérogation de non fiscalisation de l'avantage en nature sur l’impôt. Pour faire simple: Ils ont un loyer moins cher et en plus cet avantage est défiscalisé. Sans compter les "passe droit" pour les logements HLM où ces derniers sont "sur-représentés".

Salaires
Contrairement a des idées reçues, les salaires sont bien meilleurs avec des cotisations sociales moindres et une croissance individuelle des revenus plus rapide. Selon l’iFRAP le salaire moyen dans le privé est de 2661 euros bruts contre 2682 euros bruts dans le public, soit 21 euros d’écart, mais cet écart se creuse quand on parle de net puisqu'il est de 247 euros (2244 euros nets pour le public face à 1997 euros dans le privé).

Cette différence vient des écarts de taux de cotisation. Si on additionne les taux de cotisations maladie, chômage, retraite et retraite complémentaire, la somme est d’environ 13,7% pour le secteur privé (attention, certains taux peuvent varier en fonction du montant du salaire) tandis que, pour les mêmes risques, la somme est de 7% de moins. 

Une "contribution solidarité" de 1% a été ajoutée ces dernières années. Une paille.

Comparatif des taux de cotisations salariales
entre secteur privé et secteur public d’Etat


Privé
Public
Maladie 0,75% 0% *
Chômage 2,4% Contribution solidarité de 1 % du net
Retraite
 
6,75% 7,85% du brut (hors primes) soit environ 5,5% du salaire brut **
Complémentaire 3 % RAFP (seulement sur les primes et plafonné à 20%)
0,77 % = 0,23% du salaire total
AGFFF (retraite complémentaire à 60 ans) 0,8 %
Somme *** 13,7 % 6,73 %

* Le traitement du substitution est pris en charge par l’état et non par l’AM
** les primes représentent en moyenne 30 % du salaire brut
(source: Ministère de la Fonction publique)
*** estimation car certains taux sont variables en fonction du salaire

Retraites
Concernant les retraites l'assiette est réalisée sur les 6 derniers mois au lieu de 25 ans dans le privé. Il est d'usage dans certains ministères de faire changer le salarié de grade en fin de carrière pour "booster" la retraite alors  que ce phénomène est inconcevable pour une personne dans le privé. En fait, les régimes spéciaux c'est : 
  • des retraites 100 % garanties, 
  • la pension calculée sur les dernières rémunérations, 
  • des cotisations qui n’augmentent jamais, 
  • la réversion sans plafond ni conditions, 
  • les bonifications et trimestres gratuits, 
  • sans compter que certains continueront de partir dès 50 ou 55 ans là où les autres ne pourront liquider avant 62 ans.
En matière de retraite, les régimes spéciaux des entreprises financées par les collectivités publiques comme EDF font encore mieux. Leur régime de retraite privilégié est déficitaire et c'est carrément la caisse de retraite des salariés qui paye leurs privilèges différenciés. En gros, vous cotisez 61,5 ans pour leur permettre de partir en moyenne à 56 ans. 

Retraite : comparaison public-privé

FONCTIONNAIRES SALARIES DU PRIVE
Départ retraite (à partir de 2017) 52, 57, 60 ou 62 ans 60 ou 62 ans
Base de calcul 6 derniers mois Régime de base : 25 meilleures années

régimes complémentaires : ensemble de la carrière
Majorations +10% pour 3 enfants
+15% pour 4 enfants
+20% pour 5 enfants
etc...
+10% pour 3 enfants
+10% pour 3 enfants, plafonnés à 83€ par mois pour les complémentaires
Trimestres gratuits (hors majorations pour enfants) - Pour Services hors Europe
- Pour Services Outre-Mer
- Pour tous les agents autorisés à partir avant 55 ans
non
Réversion Aucune condition Condition d'âge: 55 ou 60 ans, suivant la caisse
Condition de ressources
Cotisation employeur 66%* (payée par le contribuable) 16 %
Niveau de retraite garanti Oui, au minimum 75% du dernier salaire hors primes, pour une carrière complète Non
* Pour les fonctionnaires civils d’État

La symbolique des choses


A trois siècles d'ici, LEIBNIZ posait une question intéressante: «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien» que l'on peut aujourd'hui transposer à «Pourquoi les humains font ils les choses d'une certaine manière alors que d'autres schémas sont possibles». 

Quelles que soient les époques, des constantes dans le comportement des humains sont retrouvées et c'est notamment cette propension à créer des dieux, celle de vouloir représenter à travers des édifices des choses qui les dépassent: l’univers, le cosmos, ce besoin de vouloir suggérer des idées au travers de la peinture, la musique, le théâtre, le chant, ou de réunir les bribes de la conscience humaine par des égéries... bref, de rejoindre la réalité de choses et de concepts qui les dépassent… Ces approches symboliques permettent de toucher un tout en n’effleurant qu'une partie à l'image d'une pétale qui représente symboliquement la fleur.

A commencer par le premier d'entre eux: le Jardin d'Eden. L'évolution qui mena l'homme de sa forêt sauvage au bois sacré et qui aboutit finalement au jardin, sorte de nature artificielle entretenue par l’humain. Le jardin est le symbole du Paradis sur terre qui lui même représente le Paradis céleste. Le «jardin du paradis» ou «jardin d’Eden» renvoie aux premiers jours de la Création où les humains vivaient isolément à l’abri de tout mal. Il se retrouve encore aujourd'hui dans certains monastères qui tentaient de représenter ce lieu perdu à jamais. Les Grecs aussi introduirent ce symbole par le jardin des Hespérides, incarnation de la vie après la vie, du lieu de félicité où poussaient des pommes d’or. Les bâtisseurs de pyramides de la vallée du Nil attachaient aussi de l'importance aux jardins comme en témoignent les nombreux dessins sur leurs glyphes. Les babyloniens enfin, avec leurs jardins suspendus... Un millénaire plus tard nous retrouvons aussi les jardins à la Française ou les jardins japonais qui présentent un souci et une recherche d’harmonisation des éléments disposés selon des règles précises.

Dans cette symbolique du jardin s'incorporent de nombreux autres symboles: Le puits (qui suggère les abimes, l'infini), le bassin (qui est aussi un miroir), le labyrinthe (pour se trouver après s’être perdu), les plantes elles-mêmes (comme la rose...). En fait chaque chose possède une symbolique particulière au sein de l’harmonie spirituelle de l’ensemble.

Les personnes elles mêmes répondent à leur logique propre avec leurs symboles dont voici les miens et pour lesquels je suis très sensible: 

  • Les fleurs blanches, que je préfère aux rouges car elles témoignent de la pureté, de la consolation, de l'innocence, de la naïveté et de la joie. J'y vois aussi un certain raffinement, quelque chose d'immaculé, d'immuable et d'insensible au temps,
  • L'eau et le bruit de son ruissellement qui rappelle la source de la vie et la régénérescence. Elle marque aussi la fertilité et sa présence partout puisqu'elle se faufile partout, s'infiltre partout. Négativement l'eau est aussi ce qui noie, dissout, désintègre,
  • Les traces de pas sur un sable humide. Elles sont anonymes, éphémères marquent le passage d'inconnus allant d'un lieu d'origine vers une destination, un but. Ces traces n'ont pas de fin et ne s'arrêtent pas,
  • Promettre quelque chose dans les yeux qui sont le miroir de l'âme et engagent profondément la parole. Ils apportent aussi la lumière, la connaissance et la vérité,
  • Les cicatrices, indélébiles qui reflètent les blessures extérieures mais aussi intérieures, celles qui ont marqué mon enfance et mon existence. Elles sont aussi la mémoire de mes émotions,
  • Les cendres qui me rappellent notre insignifiance et notre relative précarité,
  • L'art qui est certainement la seule chose qui restera des hommes,
  • Déposer et entasser des petites pierres selon un certain ordre dans un endroit isolé à l'abri de toute activité humaine. Elles sont la mémoire de mon passage dans ce lieu et du message que je voulais y laisser,
  • Me retrouver assis à deux au milieu de la nature loin de toute ville ou de tout village, à scruter l'horizon ou un front de mer,
  • Rester allongé dans le silence à observer le ciel en me rappelant que l'on est rien,
  • Laisser les clefs de l'endroit où je vis comme gage de ma confiance. C'est conférer un droit d’accès à mon Adytum, à mon lieu de recueillement, à ce qui est secret,
  • Les figures géométriques, les matières inanimées,
  • Des actes remplis de symboles: la chute d'un mur (Berlin, Israël, le mur americano-mexicain), la réunification d'un pays par un leader issu de la minorité (Afrique du Sud), etc ...
C'est une publication que je reconnais un peu personnelle. 

Mais voyez y un symbole car il y avait un but précis pour que je le fasse.

lundi 5 novembre 2012

La bombe P


 
Voila une puissante bombe que tout le monde semble ignorer et qu'il conviendrait de désamorcer au plus vite.

Nous étions:
  • 250 millions en l’an 1, 
  • 350 millions en l’an 1000, 
  • 500 millions en l’an 1500, puis  
  • 1000 millions en l'an 1800, 
  • 2 milliards en 1930, 
  • 3 en 1960, 
  • 4 en 1975, 
  • 6 en 2000, 
  • 7 en 2011. 
Cette soudaine accélération est à mettre sur le compte du progrès. Et cela continue: 8 en 2025, 9 en 2050, 17 en 2100...
 
L'espèce sapiens sapiens, qui pourtant se revendique intelligente, sensée, raisonnée est en train de creuser sa propre tombe en laissant filer de manière exponentielle sa démographie. A ce rythme, une véritable apocalypse attend l'Homme.

Thomas MALTHUS et David RICARDO avaient raison
Les thèses de MALTHUS ont été bien trop souvent discréditées car choquantes. C'est vrai, c'est choquant de dire que plus la population d'une nation est en croissance et plus la richesse individuelle de chacun diminue. Mais personne ne l'oppose aux risques inhérents d'une population débridée.  

Ce pasteur du 18e siècle avait pourtant raison: le nombre d'invités possible autour d’une table dépend de la dimension de la table! Cet équilibre "parts à manger/convives" ou "ressources de la planète/personnes sur la terre" est vital et passera quoi qu'il advienne en douceur ou dans la douleur.

Le WWF s'est aussi immiscée sur le terrain dénataliste ainsi que le rapport MEADOWS. Tous les deux avançaient que l’explosion démographique était la cause principale de la crise environnementale.
 
Le très connu Bernard WERBER désigne la surpopulation comme la cause de nos malheurs dans la plupart de ses interviews. Il interpella Nicolas HULOT mais ce dernier esquiva l’embarrassante question.

Citons aussi:
  • Arne NAESS: "L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution",
  • Claude LEVI-STRAUSS: "Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre",
  • Jacques-Yves COUSTEAU:  
    • "Notre société devient une société de consommation effrénée. C’est un cercle vicieux que je compare au cancer... Devrions-nous éliminer la souffrance, les maladies? L’idée est belle, mais peut-être pas profitable à long terme. Notre peur des maladies ne doit pas mettre en danger le futur de notre espèce. C’est une chose terrible à dire. Mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350.000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus" 
    • "Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre; la pullulation de l’espèce humaine est responsable d’une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu’on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s’accroissent - comme d’ailleurs s’accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités!" et 
  • Sœur EMMANUELLE: "Dans les bidonvilles, j’avais chargé un docteur de prescrire la pilule, afin que les femmes n’aient pas un bébé tous les dix mois. J’avais vu une femme enceinte allaiter deux bébés ; je ne pouvais laisser perdurer cette situation. J’ai envoyé une lettre directe au Pape pour lui expliquer. Je n’ai jamais eu de réponse..."
Un exemple simple
Il est aisé de montrer l'importance de la taille de la population en prenant l'exemple des perturbations climatiques liées aux émissions excessives de gaz:  
  • supposons que chaque humain rejette 100kg de dioxyde de carbone, 
  • supposons aussi que grâce à d'importants sacrifices et de privations les Humains soient ENFIN parvenus à s'entendre par un quelconque protocole (Kyoto, Copenhague, Rio et j'en passe) et réduisent leurs rejets de 30% (ce qui est considérable). Chaque personne émettrait alors 70kg de dioxyde de carbone, 
  • cela conduirait à un résultat très décevant: les 7 milliards qui rejetaient initialement 700 milliards de kilos de CO2 ne rejetteraient plus que 490 milliards en 2012 mais rejetteraient à nouveau 700 milliards dans 20 ans (sur une base de 10 milliards d'habitants). Tous les efforts faits seraient réduits à néant. 
Évidemment il ne s'agit pas de réaliser un passage en force de ramener la population aux trois milliards des années soixante mais de marquer une pause procréative et de rester - au plus - au niveau actuel.

La planète est épuisée
Il n'y a dans ce problème complexe pas uniquement des discussions à entreprendre sur la pollution climatique. Il y a aussi la raréfaction des ressources naturelles. La démographie galopante pompe littéralement toutes les ressources de la Planète.  

Alors bien sûr, on s'intéresse d'abord aux ressources énergétiques et notamment du pétrole mais les humains manqueront aussi d’aluminium, de cuivre, de terres rares, d’acier, de platine, de gaz naturel, d'eau potable qui d'ailleurs commence déjà à manquer sérieusement (en 2050: 20% des terriens, souffriront d’une carence d’eau. 3,2mds en manqueront en 2080 - 1,1mds n’ont pas accès à une eau potable, 2,6mds ne sont pas raccordés à un service d’assainissement, 15000 personnes meurent tous les jours de maladies transmises par l’eau, soit 10 fois plus que de tués par la guerre), les ressources piscicoles dont les sur-pêches actuelles ne permettent même plus aux stocks de poissons de se reconstituer ou encore des forêts qui disparaissent pour répondre aux besoins de bois mais aussi aux besoins de surfaces cultivables au détriment des grands poumons de la Planète (la forêt amazonienne par exemple) ce qui déséquilibre la biosphère. 

En fait, l'Homme aura presque déconstruit tous les écosystèmes et contribué au recul et à l’extinction d’un nombre incalculable d’espèces végétales et animales à tel point qu'il a même fondé des commissions chargées de les comptabiliser pingrement... 

Les planétaristes prédisent qu'en 2050 il n’y aura plus d'hydrocarbures bon marché. Il n'y aura donc plus de transports viables de marchandises et de produits alimentaires, ni d’agriculture productiviste. Les engrais,  issus de la pétrochimie, permettent de nourrir 7mds là ou une agriculture naturelle ne pouvait que nourrir 3
mds. Maintenant que nous sommes empoisonnés avec une alimentation bourrée de chimie, après avoir tué le sol par l'agrochimie, les écologues nous vantent une agriculture biologique capable d'alimenter 12mds de personnes. Amen! Mais au-delà de ces 12mds, que fera-t-on?

Nous sommes aujourd'hui pathétiquement angoissés par des dates angulaires: 2040:fin de l’uranium / 2050:fin du pétrole / 2070:fin du gaz naturel / 2090:fin du fer / 2160:fin du charbon (Source: Science et Vie hors série N° 243). Le pic forestier est quant à lui déjà dernière nous.

La vie deviendra invivable, les pénuries engendreront les pires conflits pour l’appropriation des ultimes sources alimentaires et énergétiques.
 
En dépit de son intelligence, l'Homme ne sait pas se réguler
Notre espèce semble dans la plus indigente incapacité de se contrôler et continue de tout détruire, envahir, décimer. C’est presque trop tard, la planète est en déliquescence. De l'âge de pierre à Fukushima, notre progrès n’aura été que technologique avec si peu d'humain. 

Notre espèce aura su occuper indûment toutes les niches des autres grandes espèces qu'elle a odieusement expulsé. Et cela se poursuit à chaque fois que l'on abat un arbre d'une forêt et que l'on fait reculer un discret orang-outan. 
 
En fait, l'Homme inaugure la sixième phase d’extinction massive des espèces, la première pour cause anthropologique.

La surpopulation est un crime contre l’humanité
L'absence de discussions dans le débat public actuel relève de l’outrage. Une telle frilosité en dit long sur le charlatanisme des dirigeants dont le souci premier est de plaire, quitte à renoncer à l’audace d’un vrai débat gênant intrinsèque à tout sauvetage. Il faut cesser de feindre d’ignorer la finitude de notre monde, de garder à l'esprit que nos progénitures n'hériterons, dans la perspective actuelle, que des lambeaux et des restes d'un monde épuisé

En finir avec le dogme religieux 
Des trois grandes religions monothéistes, toutes affirment qui faut "croitre et se multiplier". Ces quelques mots, connus de tous, poussent les Hommes, croyants ou non, à procréer de façon inconsidérée et excessive.

Cette phrase est pourtant incomplète. Il aurait fallu écrire: "Croissez et Multipliez vous ... et répartissez vous sur la Terre entière, mais de façon intelligente, digne, intègre, raisonnable et harmonieuse".

Les autorités religieuses forment une véritable association de malfaiteurs avec les nouveaux marchands du temple générés par un néolibéralisme en proie à un instinct forcené du profit.

En finir avec le dogme politique
Même son de cloque sur le versant politique et son triptyque "Travail-famille-patrie" ou "dieu-patrie-roi". C'est une vieille recette pour un peuple voué au lapinisme et corvéable à merci par le lobby du travail et du lobby consumériste qui y voit davantage de profits en perspectives.

Tous ces discours procréateurs ne devraient pas être acclamés car ils sont irréalistes et cyniques. Ils répandent la pauvreté et l'exode massif de pays pauvres surpeuplés dans des zones qui paraissent plus fertiles. Pour ces raisons, les dirigeants feraient mieux de redouter des ventres pleins que des ventres vides.

La propagande nataliste est le fait de partis politiques rétrogrades et liberticides qui prônent simultanément des valeurs fétides comme le racisme, le sexisme et le spécisme, ceux qui évidemment n’inscrivent l’écologie qu’à contrecœur à leur programme et n’en font qu’un hochet électoral, une occasion de blanchiment vert au profit d’un marché de dupes. Une population croissante stimule l’orgueil et le prestige national. 

Une nature plus réaliste
La Nature semble de son côté plus réaliste que les Hommes. Elle présente une sorte de système de régulation car au-delà de la sélection naturelle et de la régulation écologique, il semble que par des excitations et des inhibitions hormonales, une planification naturelle des naissances se met en place et permet d'assurer un équilibre optimal des populations, en fonction des écosystèmes en présence. Pour faire simple: dans un lieu donné, à un moment donné, le manque de nourriture, d'herbes, de fruits se solde par la baisse de fertilité qui permet d'adapter la population à la nourriture disponible. Il est d'ailleurs étrange de constater que pour l'Homme la notable baisse de la fertilité des spermatozoïdes! Un signe pour nous alerter?

Et maintenant?
Ma foi, maintenant que nous avons tout bousillé, il nous reste à décroître, à reconstruire les écosystèmes ou de suivre les conseils pataphysiques du WWF qui nous recommande de trouver une seconde planète aux mêmes vertus que la nôtre.

Mais acceptons déjà de voir les choses en face. La "surpopulation" est la cause d'un grand nombre de nos maux. 

Encourageons au plus vite la mondialisation de la dénatalité.