vendredi 29 mars 2013

Une idée de recettes fiscales


Idée de recettes fiscales

Hollande veut taxer à 75 % les 2 000 français les plus riches, ce qui rapporterait 200 millions et ensuite zéro car ils seront tous partis.

Il existe pourtant une idée plus simple, plus sûre, plus juste et sans risque: baisser de 1000€ par mois le salaire des 5 000 fonctionnaires français payés plus de 150 000€ par an.

Et il y en a beaucoup !! A ceux-là il faut ajouter les élus, députés et sénateurs et ministres.

La France sera sûre de pouvoir effectuer ce prélèvement car on n'a jamais vu un haut fonctionnaire français partir pour faire SDF en Suisse... ou en Russie.

Un riche entrepreneur français peut aller à l'étranger gagner 3 fois ce qu'il gagne en France alors qu'un haut fonctionnaire sera au chômage à l'étranger et le chômage ailleurs c'est 450€ par mois pendant 3 mois !!

vendredi 15 mars 2013

Le conclave a conclu




François, tout court. Quelle drôle d’idée. Jean Paul, Benoît, Paul, ils ont tous ajouté un chiffre après, sinon un nombre. François non. Pape normal, peut-être. 
Argentin en tout cas, comme Maradona, comme Messi.
Vieux, comme Benoît, guère moins.
Gai comme un jésuite.
Détendu comme un jésuite.
Souple comme un jésuite.
François. Contre le mariage gay, déjà, on sait. Pour le reste, la pédophilie, les préservatifs, les femmes, les maîtresses, on verra à l’usage. Pour l’instant il bénit, il fait messe. Pas très expressif, pas très moderne, de prime abord. Un Pape qui ne changera rien. 

On le sait, on a le même à la maison. Un Pape François, élu depuis bientôt un an, qui n’a rien changé. Plus souple qu’un jésuite, c’est vrai, plus drôle, aussi, plus jeune, plus détendu…quoique. Un Pape François de gauche qui rame, qui s’est voulu normal, qui est devenu fade. Qui portait une espérance, qui ne supporte plus qu’une désespérance. Qui avait promis mais qui ne tiendra pas.

François, notre Pape, qui se voulait en dessous des 3% mais qui devra se contenter de 3.7%. Qui ne va pas tarder à faire reculer l’âge de départ à la retraite, là où tous ses camarades, lui compris, avaient rué vent debout contre la réforme de droite qui visait déjà, il y a quelques temps de cela, pas si longtemps, à nous faire travailler plus vieux, à nous faire partir aussi usé qu’un Pape. Ou en âge de le devenir. 

Pape François et sa compagne, papesse Valérie, aussi peu à l’aise dans son costume protocolaire que son compagnon dans ses oripeaux de grand commandant. Pape François et son conclave dissipé, aussi appelé gouvernement, qui l’ouvre quand il faudrait réfléchir, et se tait quand il faudrait trancher. Pape François Hollande, français comme Platini et Zidane. Prions pour lui.

François d’Argentine gouvernera jusqu’au bout de ses forces, François de Hollande en a pris pour 5 ans ferme, et ne pourra s’échapper avant. Aucune renonciation possible pour François de France. Il devra jusqu’au bout, jusqu’en 2017, se débrouiller pour convaincre l’hexagone qu’il est un peuple de gauche, pour persuader Mélenchon qu’il ne sera jamais Président, pour redresser accessoirement évidemment quelques courbes qui ne demandent qu’à osciller, de toute façon. 

On a comme le sentiment que 2017 lui semble loin, comme le sentiment qu’il en a déjà plein les bottes de son magistère, le père François de Corrèze, qu’il se verrait mieux tranquille à Tulle, à administrer les embrouilles locales, plutôt que de suer sang et eau plate à tenter de redresser un pays qui n’en peut plus. 

François le Normal souffre déjà le martyr, ou pas loin, majoritairement rejeté par ceux qui n’ont pas voté pour lui, évidemment, mais aussi désormais par ceux qui l’ont soutenu. « Elles sont où tes promesses ? » hurle la foule sous les balcons de l’Elysée, si l’Elysée avait un balcon. « Il est où le travail ? » reprennent en cœur les ouvriers du pneu, de la bagnole, de la sidérurgie, encouragés par Montebourg, découragés par Ayrault, surveillés par Valls. 

François le Normal ne voyait pas ça comme ça, il avait plutôt anticipé une reprise quelconque, un peu de chance, quelque conjoncture rebandante… Au lieu de ça, rien du tout, du mou, de la molle, du court, rien de productif, ni de reproductif. De l’ennui, des polémiques, des couacs. La fumée reste noire. 

Alors François tire la gueule, il impose à défaut d’en imposer. Fini les vannes de fin de banquet qui le rendaient si sympathique. Il remange, même. Adieu, veau, vache et ligne de jeune premier. 

Tout va mal. L’opinion le lâche, ses ministres l’agacent, Sarkozy remonte, même les cravates sont revêches. Peut-être le moment de demander audience à François, l’autre. Et, qui sait, entre deux vins de messe, d’échanger leurs défroques : un jésuite à l’Elysée, un corrézien à Rome, et si c’était ça, la révolution ?

L'immoralité française

Le paysage intellectuel français nous offre tout une palette de moralistes de gauche et de droite qui aiment à fustiger la perte des valeurs et le désordre moral liés, naturellement, aux politiques néolibérales qui auraient été mises en œuvre en France. Une petite perspective internationale ne faisant jamais de mal, voici une statistique tirée de World Value Survey sur la moralité de nos compatriotes comparée à celle d’un panel de 17 pays développés pour lesquels les données sont disponibles.
 
Lorsqu’on leur demande de juger le fait de réclamer des aides sociales indues, les Français sont 42% à estimer que ce n’est « jamais justifiable ». C’est le score le plus faible de notre panel de 18 pays : juste après nous, les Coréens du sud sont 47% à condamner formellement cette attitude et aux Pays-Bas le chiffre atteint 80%. De la même manière, 3,3% de nos compatriotes estiment que la triche aux aides sociales est « toujours justifiable » : seuls les Sud-Coréens atteignent un score plus élevé (3,4%) tandis que chez nos voisins Suisses, Italiens et Allemands, cette proportion est inférieure à 0,6% des personnes interrogées. 
 
Quant à notre attitude face à la corruption, ce n’est pas beaucoup plus brillant : seuls 63% de nos compatriotes estiment qu’elle n’est « jamais justifiable » ce qui nous place en deuxième place sur 18, juste derrière les Suédois (61%) mais loin devant les italiens qui condamnent la corruption à 86%. Ce résultat se confirme avec la proportion de Français qui pensent qu’elle est « toujours justifiable » : 1,8%, loin devant les autres et en particulier les Italiens – décidément très sensibles sur ce point – qui ne sont que 0,1% à partager cet avis.
 
Un dernier pour la route: la fraude fiscale. Nous ne sommes que 48% à estimer qu’elle n’est « jamais justifiable » : là aussi, c’est le score le plus faible du panel. Nous sommes suivis par les Norvégiens (50%) et ce sont nos amis Japonais qui se montrent les plus stricts en la matière avec un score de 80%. À l’opposé, 3,8% des Français considèrent que la fraude fiscale est « toujours justifiable » : c’est le chiffre le plus élevé du panel ; les Néerlandais, qui arrivent en deuxième place, ne sont que 2,3% à penser la même chose tandis que les Sud-Coréens et les Espagnols ne sont que 0,3%.
 
Bref, notre société de la défiance est effectivement une société immorale mais – n’en déplaise à nos pourfendeurs de mondialisation – c’est une spécificité bien française : au total, sur les trois critères listés ci-dessus, nous sommes les champions du monde de l’immoralité. Bien sûr, comme le notaient très justement Yann ALGANet Pierre CAHUC, ce n’est pas une fatalité : c’est notre système qui crée ça depuis la libération ; un système dans lequel, au risque de paraphraser BASTIAT, « tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »