lundi 29 avril 2013

Le festival des ânes

Jean-Vincent PLACE est un sénateur très sympathique. Après s'être fendu d'une idée de taxe sur les mégots de cigarette, qui augmenterait les coûts pour les producteurs mais serait selon lui sans impact pour le consommateur, le voilà parti en guerre contre l'obsolescence programmée.

L'obsolescence programmée, c'est un joli mythe selon lequel les produits ont une durée de vie volontairement limitée. Un joli mythe qui permet de faire passer les industriels pour des individus sans scrupule à la recherche du profit prêts à sacrifier la qualité pour vendre plus.

Mais c'est justement parce qu'ils veulent réaliser des profits que les industriels fabriquent les meilleurs produits possibles. La réputation est cruciale auprès des consommateurs ; il faut des années pour la construire et il suffit d'un mauvais produit pour la détruire. S'ils veulent pouvoir vendre à un prix élevé en grandes quantités pour réaliser un profit maximal, les industriels doivent proposer aux consommateurs le produit qui répondra le mieux à leurs critères de satisfaction, dont la durée de vie fait partie. L'obsolescence programmée pourrait être une bonne stratégie si les entreprises n'étaient pas en concurrence les unes avec les autres.

Voilà donc le sénateur PLACE aux prises avec un ennemi invisible, son projet de loi dans la main droite, le "Petit Livre Vert" dans la main gauche. Son projet de loi comporte notamment une idée merveilleuse :
Jean-Vincent Placé propose donc d'inscrire l'obsolescence programmée au Code de la consommation et de la condamner au titre de délit. Une peine de 2 ans de prison et un maximum de 37 500 euros d'amende attendraient toute entreprise faisant un usage avéré de ce procédé.
Preuve supplémentaire de sa connaissance pointue du monde de l'entreprise, la volonté de condamner les entreprises à des peines de prison.
La définition offerte par le projet de loi met aujourd'hui l'accent sur une pratique déloyale, axée sur la maximisation des profits des industriels et sacrifiant sur l'autel de la productivité les principes écologiques et le pouvoir d'achat des ménages.
Sacrifier les principes écologiques et le pouvoir d'achat des ménages sur l'autel de la productivité, en voilà une drôle d'idée. Sans accroissement de la productivité, le niveau de vie n'aurait jamais pu augmenter ; l'amélioration généralisée des conditions de vie depuis plusieurs siècles est un bienfait du capitalisme, de même que l'amélioration de l'empreinte écologique de la production. Les rivières sont aujourd'hui plus propres qu'elles ne l'étaient lorsque, entre autres "industries", les tanneries les utilisaient à tort et à travers, déversant colorants et produits chimiques rudimentaires mais nocifs dans les cours d'eau.
De même le changement de format de connectique sur le nouvel iPhone, rendant incompatibles tous les accessoires sortis antérieurement et obligeant l'achat d'un adaptateur ou de nouveaux produits, serait un exemple d'obsolescence programmée.
Bien entendu, l'innovation suppose bien souvent une adaptation du matériel. Nombre de Français se connectent aujourd'hui à Internet sans recours à leurs vieux modems devenus aussi obsolètes que le parti du même nom ; plus personne n'utilise les chargeurs ou batteries des premiers téléphones portables ; et les cartes IGN ou routières ont depuis longtemps été remisées au grenier. Triste évolution du capitalisme et de nos sociétés occidentales si éloignées de notre mode de vie passé, quelques appareils électroniques ont aujourd'hui remplacé tout un attirail encombrant.

Le projet propose également de pousser la durée légale de garantie de deux à cinq ans, "pour faire en sorte que l'on change de pratiques de production" comme l'expliquait le sénateur EELV. En parallèle, la période pendant laquelle un défaut apparaissant est présumé avoir existé au moment de l'acquisition du produit, et donc pendant laquelle le constructeur est de facto jugé comme responsable, passerait de six mois à deux ans.

Encore une idée brillante du sénateur décidément très inspiré. Nombreuses sont les entreprises qui ont déjà augmenté les durées de garantie pour se différencier, certains constructeurs automobiles proposant aujourd'hui des véhicules garantis à vie. C'est en laissant faire le capitalisme que les consommateurs pourront bénéficier des progrès qu'il leur apporte depuis plusieurs siècles, pas en le "régulant".

En faisant passer légalement de deux ans à cinq ans la durée de garantie et en rendant le producteur responsable de tout défaut apparaissant dans les deux ans, Jean-Vincent PLACE va évidemment améliorer significativement la qualité et la durée de vie des produits, sauver la planète et améliorer le pouvoir d'achat des Français. De la même façon, les relances budgétaires dans un pays très endetté suffiront à améliorer la confiance des entreprises et des ménages, à relancer la consommation et l'investissement, à réduire le chômage et à sauver le monde.

Ce n'est pas tant contre le mythe de l'obsolescence programmée qu'il faut se battre pour empêcher certains sénateurs de faire des bêtises, mais contre le mythe, bien plus dangereux et bien plus réel, de l'apprenti sorcier.

samedi 27 avril 2013

De la mère Filippetti au Mur des cons


Dans un passé plus qu’imparfait quoique récent, notre Aurélie nationale, ministre ... (de quoi, déjà?) – partait vers l’ile Maurice, sur les traces de Jacques-Henri BERNARDIN, pour une cure (remboursée?) littéro-florale. Et Paf! c’est juste pendant le petit quart d’heure d’exposition solaire chichement auto-octroyé que de fourbes journalistes l’immortalisèrent numériquement.

Gênant. D’autant que le binôme ZAYRAULT/MOU avait précisé :  "restez à moins de deux heures de Paris". Alors, de trois choses: Soit Aurélippetti voyage en navette spatiale (à nos frais?), soit elle nage vraiment très vite, soit, l’ancien nom de l’ile Maurice étant "ile de France", elle a cru de bonne foi rester à proximité... Concrètement, qu’advînt-il? Aurélie virée pour fumisterie intempestive? Non, elle menaça d’attaquer le journal. "Atteinte à sa vie privée". Ô toi, Dame Inversion Accusatoire, que de services as-tu rendus! Un canard people prend une ministre en flag’ de glandouille et désobéissance, c’est lui le coupable!

Le Syndicat de la Magistrature a tout de suite su choper le tempo. Son "Mur des Cons", visqueux, méphitique, suintant la délation, la haine et le mépris, confine tout juste à la blague de potache, qu’ils disent. Ben quoi, les juristes aussi, ont le droit de s’amuser, non? Certains esprits chagrins trouveront le procédé "vichyste"? Les représentants du syndicat vous expliqueront qu’en fait, "les heures les plus sombres de notre histoire", pour eux, ça a été la dissolution du pacte germano-soviétique. En plus, l’expo-photo était parait-il "tombée en désuétude". Depuis l’arrivée des copains au pouvoir, peut-on supposer.

Mais quel rapport avec l’exfiltrée mauricienne qui, aux dernières nouvelles, n’en a pas profité pour ouvrir un compte bancaire? Tout bêtement, pris dans leur crasse, ces braves syndicalistes s’en sont, eux aussi, pris au(x) photographe(s): "Ce local est privé!". Mauvaise réponse. Chacun peut afficher nos cons à nos domiciles légaux, mais un local syndical, surtout relevant de la fonction publique, ne devient pas "local privé" dès lors qu’il est interdit au public. En général, un magistrat connait le droit. Il peut même lui arriver d’être amené à l’appliquer. Si, si... Sur ce coup, la crapulerie des membres du syndicat se dispute à l’incompétence. Mais c’est pas grave, ils sont par définition dans le Camp-Du-Bien. Nous voilà rassurés.

La morale, quoique pas vraiment saine, n’en est pas moins sauve...

jeudi 25 avril 2013

Strip-tease patrimonial chez les pontes socialistes



Celui qui avait fait campagne, entre autres mensonges, sur une République irréprochable, vient de se prendre lamentablement les pieds dans le tapis des immondices morales, accumulées par son parti de tricheurs-menteurs-voleurs, récemment dévoilées par l’involontaire pas de clerc de CAHUZAC…

Comme à son habitude, monsieur a cru qu’il lui suffirait d’arborer son sourire niais et d’entonner ses incantations habituelles d’enfumage, pour que les citoyens n’y voient que du feu; sa dernière trouvaille, par soucis de transparence dit-il… étant d’exiger de ses troupes qu’elles se mettent «à poil» en livrant à la populace (qu’ils exècrent) les dessous de leurs patrimoines.

Réactions mitigées des candidats: certains s’empressent, avec un zèle très vite suspect, de déballer leurs modestes pécules, tellement modestes d’ailleurs qu’ils en deviennent vexant pour ceux à qui ils sont destinés. D’autres au contraire se ruent dans les brancards et vitupèrent de devoir ainsi se dénuder devant le petit peuple… devenant illico également très suspects.

Dans le premier groupe, nous avons la BELKACEM – porte-mensonges du gouvernement (comme l’écrit Christophe LABARDE dans Boulevard Voltaire) qui a déclaré sans rire à iTélé lui demandant «si les conjoints des membres du gouvernement seraient concernés  par la loi préparée par Jean-Marc AYRAULT dans la foulée du scandale CAHUZAC?»: «Nous verrons dans le projet de loi jusqu’où s’étendra l’obligation de transparence. Elle devrait s’étendre aux collaborateurs des ministres. S’agissant des conjoints, pour l’instant, il n’en est pas particulièrement question.» Et pour cause, Najat: les sous-fifres, oui, mais le mari, non! Comme certains se sont sans doute empressés de virer les trop-pleins de leurs comptes sur ceux de leurs proches: conjoints, parents, enfants, canaris, ratons-laveurs… il est plus qu’évident que vous allez assurer vos arrières en demandant à l’inconscient de l’Elysée de mettre un bémol à ses humeurs effeuilleuses.

D’autant plus que si l’on en croit les rumeurs, le modeste patrimoine de 25.000€ annoncé, serait, d’après les mauvaises langues (mais calées en additions) de 85.000€, mais bon, nous n’allons pas chipoter pour 60.000€...

Et de rajouter devant les caméras «Avoir de l’argent n’est pas un vice en soi. La question, c’est d’abord la provenance des biens et si, pendant la durée de votre mandat, vous vous enrichissez de façon qui pourrait être indue». Elle est vraiment rigolote, hein? Surtout quand elle continue: «Il y a eu un choc de défiance. Les Français ont besoin d’être rassurés sur la probité de leurs élus.», ou encore: «La démocratie n’a rien à craindre de la vérité. Le coup de balai préconisé par certains? Pour moi, c’est comme le karcher de Nicolas SARKOZY, ça n’a aucun sens, c’est un aveu d’impuissance.»

De la vérité surement, mais des socialistes, au contraire, tout est à craindre. Ainsi d’ailleurs que le rappelle Christophe LABARDE dans lettre qu’il lui adresse sur Boulevard Voltaire: «…Cumularde notoire dans un gouvernement qui se rêve exemplaire et dans un pays qui bat ses records de chômage, voici que vous vous présentez, à l’occasion d’une conférence de presse spécialement organisée à Lyon, comme un modèle de bonne conduite parce que vous démissionnez de deux mandats locaux bénévoles (conseillère municipale de Lyon et conseillère communautaire du Grand Lyon). En oubliant de préciser que vous cumulez quand même encore avec un troisième mandat qui vous permet de compléter votre rémunération de ministre pour la porter au maximum autorisé par la loi…».

Et si l’on ajoute à tout ce qui précède, son poste «officieux» de taupe du roi du Maroc, peut-être vecteur de nombreux avantages et privilèges, nous sommes en droit d’émettre comme un léger doute sur la déclaration de patrimoine de la donzelle.

Nous avons ensuite Harlem DESIR, nouveau No 1 du PS, condamné en 1998 à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende pour recel d’abus de bien sociaux, pour avoir reçu des salaires fictifs d’une association autre que SOS Racisme, où il sévissait à l’époque, ce qui le rend déjà suspect tant pour son honnêteté que pour sa transparence.

Comme sa copine BELKACEM, il nous sert un superbe enfumage en direct de son propre blog: «Je me réjouis de l’annonce par le Premier ministre de la présentation d’un projet de loi sur la moralisation de la vie politique en Conseil des Ministres dès le 24 avril prochain... Après la baisse de la rémunération du président de la République et des ministres, le premier gouvernement paritaire, la charte de déontologie pour les ministres, c’est une nouvelle étape décisive de la modernisation des institutions et de la moralisation de la vie politique qui est engagée par ce projet de loi.» 

Un mec vraiment bien ce Harlem… alors sa déclaration de patrimoine: 20.000 malheureux euros, pour un salaire mensuel de 8.000€ en tant que député européen, vous pensez s’il est crédible!

Et puis il y a les autres, ceux qui renâclent à étaler leur intimité devant la France entière, au premier rang desquels figure le fameux (ou fumeux, au choix) BARTOLONE, suivi sans doute pas bien loin par le faux cul de MELENCHON, qui lui refuse formellement de dévoiler son patrimoine… et pour cause!

Claude BARTOLONE, qui mène cette fronde contre la publication de patrimoine des élus que veut mettre en œuvre le gouvernement à la suite du blanchiment de fraude fiscale par CAHUZAC, ex-ministre PS du Budget, a toutefois rétropédalé, assurant avoir avec ce dernier «des différences sur la forme beaucoup plus que sur le fond. Je suis persuadé qu’avec le Sénat, nous pouvons voter une loi à une très grande majorité, pas seulement de circonstance mais qui garantira la transparence et honnêteté des élus sur la durée», a-t-il affirmé. Le consensus est possible «à condition de laisser le Parlement faire son travail». Les élus ont-ils peur de la transparence? «Au contraire», a-t-il encore juré, maquillant sa pensée. «Nous réclamons des déclarations de patrimoine, du contrôle et des sanctions maximum», mais la publication, «non».

Mais, qu’ils soient d’accord ou pas d’accord, les élus PS (ou alliés) ont tellement l’habitude de mentir comme des arracheurs de dents, qu’on a le plus grand mal à croire leurs déclarations, dont certaines confinent au foutage de gueule total. C’est d’ailleurs là où le bas blesse dans cette comédie de la transparence qui ne veut absolument rien dire: publier son patrimoine si le grand patron l’exige… on peut finalement s’y soumettre, car finalement rien ne dit qu’il doit être absolument exact ce patrimoine, et l’on sait fort bien que les élus PS sont super champions dans l’art de l’à-peu-près, du bidouillage et du mensonge caractérisé.

Une question, simple mais précise, se fait jour dans mon esprit enfiévré: le brillant gouvernement actuel et ses deux super chefs, ne seraient-ils pas tout bonnement en train de nous prendre pour des abrutis? Je livre cette intéressante énigme à votre sagacité, persuadée qu’après quelques heures de méditation concentrée, vous saurez y apporter réponse.

De mon côté,  je vais faire circuler une enveloppe dans mon entourage, avec la mention «à votre bon cœur… c’est pour des pôvres ministres, qui malgré des salaires… (bah, de ministres justement), abattements sur impôts, avantages en nature, et cumuls d’emplois … n’arrivent pas à joindre les deux bouts et sont obligés pour certains, d’ouvrir plusieurs comptes bancaires dans le but de sauver la face, en faisant croire qu’ils roulent sur l’or, alors qu’en fait ils n’ont que quelques centaines d’euros sur chacun… voire une 4L pour la DUFLOT, une demi place de parking pour MONTEBOURG, et 3 vélos pour TAUBIRA!». Et qu’après cet indécent déshabillage, ils puissent cesser d’aller les fesses à l’air et se vêtir enfin correctement.

D’un autre côté, ils sont tous d’une telle indécence et sans aucune pudeur, qu’on se dit que finalement ce strip-tease imposé leur va comme un gant (si j’ose dire)! Et puis quand je disais que l’innocent s’était pris les pieds dans le tapis en pensant évacuer le problème avec cette nouvelle forme d’enfumage… c’est parce que cela a donné à quelques-uns des idées de recherches dans son propre patrimoine, celui de la concubine notoire qu’il impose au monde entier (malgré son manque de classe, de charisme et de légitimité) mais aussi celui de leurs déclarations de revenus des sept dernières années, sûrement séparées pour échapper à l’ISF. 

Un feuilleton hautement intéressant est en train de voir le jour; aux citoyens d’être vigilants pour surveiller la suite du tournage, et sa passionnante conclusion!

Paris XIVe, 25 avril 2013

Ils ont franchi le mur des cons!



La chasse aux cons est ouverte, cette fois-ci ce ne sont pas les préfets qui l’ont décidée mais le syndicat de la magistrature. Car cet aréopage de juges vertueux qui militent (ce sont leurs propres termes…) pour « une justice indépendante afin de permettre une justice égale et à un procès équitable pour tous » se permet quelques petits arrangements avec l’égalité qu’ils prônent en fronçant les sourcils.

Ne doutant pas de la sagacité de ces brillants experts j’ai évidemment consulté avec la même fébrilité qu’un élève de terminale le jour des résultats du bac si la bobine de mes personnalités préférées n’y figurait pas en espérant y voir quelques têtes de mes cons à moi.

Compte tenu de l’expertise de ces petits juges en bois brut à débusquer la connerie et en observateur amateur mais chevronné de la vie politique et médiatique, je m’interroge sur l’unilatéralité idéologique des « têtes de cons » affichées sur le mur. Sans doute, l’exigüité de leur local syndical ne permet pas à nos chasseurs de cons de prétendre à l’exhaustivité.

D’ailleurs pour prouver leur parfaite impartialité on y découvre quelques intrus : David PUJADAS, Béatrice SCHONBERG et même Jacques ATTALI dont le brillant passé mitterrandien aurait dû lui valoir la mansuétude de nos FOUQUIER-TINVILLE d’opérette. Mentionnons aussi une image de Pierre ESCARFAIL, père de Pascale ESCARFAIL, violée et tuée par Guy GEORGES.

Ces juges, sérieux comme des papes quand ils se drapent dans leurs majestueuses robes noires, savent se montrer taquins et s’amusent à « légender » les photos de traits d’esprit dont on ne les savait pas capables.

Pour les heureux gagnants dont les têtes tapissent le mur syndical, qu'ils ne s'inquiètent pas outre-mesure s'ils sont un jour amenés à croiser dans un palais de justice ces facétieux potaches. Je vous laisse imaginer un seul instant le scandale que cela aurait provoqué si cette affaire avait été révélée sous la mandature sarkozyste et que les têtes épinglées sur le Mur des cons avaient concerné des personnalités de gauche… Je crois que le PS aurait réclamé la démission entière du Gouvernement et une dissolution complète et radicale de l’Assemblée Nationale! Le rôle d’aboyeur est un rôle facile lorsque l’on est dans l’opposition. Après avoir passé 10 années à brasser du vent pour fustiger la présence du moindre moustique écrasé sur le pare-brise du véhicule de fonction du Chef de l’Etat, la méthode est plus que rodée au PS et jamais Ô grand Dieu il n’y a eu de leur part une quelconque exagération ! Que dire après ça de l’indépendance de la Justice, tant promise par « Moi Président de la République », alors que celle-ci apparait haineuse à l’égard de la droite ?

Et comme ils nous invitent à vérifier, avant d’ajouter un con, qu’il n’y soit pas déjà, nous pouvons les tranquilliser, ils sont effectivement absents de ce diaporama. Pourtant ils n’auraient pas démérité d’y figurer.

Pour finir, peut-être jaloux du parachutiste de l’extrême Félix BAUMGARTNER, ces juges auront au moins réussi l’exploit de franchir le mur des cons.

Paris XIVe, 25 avril 2013

Propos repris de Agoravox le 25/04/2013
De Siatom

Hollande, nouveau Louis XVI?




Si on met de côté le fait qu’en 1788, il s’agissait encore d’une monarchie, même si elle avait déjà quelques plombs dans l’aile, il n’est pas inutile de tenter de découvrir si un rapprochement est possible entre notre situation de 2013, et celle de l’époque de Louis XVI.

Si on regarde attentivement la situation qui était celle qui précédait la révolution de 1789, on ne peut que constater les nombreuses convergences qu’il y a entre cette époque et la nôtre.

2 siècles avant le grand chambardement du 14 juillet, avec son point final à la Bastille, force est de constater que les souverains qui se sont succédés ont été largement dépensiers, et quand Louis XVI arrive au pouvoir, les caisses sont vides. Tout comme elles le sont aujourd’hui…

Il faut avouer que les prédécesseurs de Louis XVI, depuis François 1er s’y étaient largement employés, (lien), et Louis XIV n’avait guère fait mieux, (lien), justifiant cette gabegie par la volonté de donner au pays l’image d’une grande puissance, quitte à se voir affublé d'une réputation de grand dépensier. Tout comme aujourd’hui…

En effet, si l’on regarde la politique menée par le prédécesseur de François HOLLANDE, il est difficile d’ignorer que la bonne gestion de l’économie d’un pays, en temps de crise, n’a pas été la préoccupation majeure de Nicolas SARKOZY.

Personne n’a oublié les fastes du régime sarkoziste, avec un « sommet de la Méditerranée  » qui a franchi effectivement des sommets, (lien), … mais qui se souvient que le chef de l’état à vendu l’or de la Banque de France? (lien)... bradant en plus à tout va les propriétés de l’Etat…

En effet cette vente d’or n’a pas été si opportune puisqu’à l’époque sa valeur était relativement modeste, et que depuis son cours a bien grimpé. Il est évident que l’Etat a fait à cette époque une bien mauvaise opération et on ne peut que s’interroger sur les compétences d’un homme qui avait été ministre de l’économie. Au moment ou l’or a été vendu, sa cote était à 23 214 € le kg et elle est aujourd’hui à 35 120 € le kg (lien). Le pays a donc perdu  12 000 € par kilo, soit une perte sèche de 672 millions d’euros pour les 56 tonnes vendues. Quant aux propriétés de l’état, la liste de ce qui a été bradé par le chef de l’état précédent est sur ce (lien).

Même dans le domaine météorologique on peut trouver des convergences : l’année 1788 avait été très humide, faisant suite à une importante sècheresse, et l’hiver 1788 avait été très rigoureux, (tout comme celui de 2013) ce qui avait entrainé une pénurie alimentaire, et une augmentation exponentielle des prix (lien) Tout comme aujourd’hui…

Les français ont pu constater que le prix de la baguette de pain devenait de plus en plus chère, et cette progression, que l’on peut appliquer à l’ensemble de nos produits de consommation, est loin d’être terminée (lien). A l’époque de Louis XVI, le pain, et pas seulement lui, (lien), avait fait un bond considérable, et on se souvient que Marie Antoinette avait rétorqué à la population qui réclamait du pain « qu’ils mangent de la brioche  ! », prouvant qu’elle était assez éloignée des réalités de son peuple (lien).

Aujourd’hui, la même question se pose : nos dirigeants ont-ils conscience de la souffrance du peuple dont ils ont la responsabilité ? Car, en 1788, tout comme aujourd’hui, le pays était en crise. Il était dans un état d’insolvabilité : on sait que le seuil à ne pas dépasser au sujet du niveau de la dette est de 88%. Au-delà de celui-ci, l’état ne fait plus que rembourser les intérêts de la dette, dette qui va bientôt atteindre les 1700 milliards, coutant 50 milliards d’euros par an, et représentant 4 fois le budget annuel de l’état (lien). Or aujourd’hui nous avons atteint 92% de dette.

Quand SARKOZY est arrivé aux affaires, en 1993, Ministre du budget de BALLADUR, la dette de l’état était de 35% du PIB et elle n’a cessé d’augmenter depuis cette date (lien). Comme l’écrit dans son ouvrage l’historien Patrice GUENIFFEY, auteur de « l’histoire de la révolution et de l’empire  », « depuis plus de 2 siècle, on emprunte. On vit à crédit, on distribue des rentes (…) aux rentiers de plus en plus nombreux (…) les privilèges s’accumulent, l’Etat ne met la main que sur une petite partie des richesses aux mains des nobles et du clergé », ce qui n’est pas sans nous rappeler la situation actuelle.

Idem pour la natalité : malgré les 2 guerres du début du siècle précédent, notre taux de mortalité n’a cessé de baisser, tout comme au sortir des guerres impériales, mais dès 1815 on notait une baisse de la natalité, la même baisse que l’on a connu récemment (lien). Les convergences ne s’arrêtent pas là…

Devant la situation quasi inextricable que rencontre Louis XVI, il va renvoyer NECKER, le seul qui pouvait éviter la banqueroute, perdant ainsi l’appui des derniers bastions français qui lui faisaient encore un peu confiance.

Pourtant, tout comme HOLLANDE, le souverain ne veut rien céder, mais lorsque l’on se trouve dans un système fort, que ce soit en monarchie, ou en 5ème république, il ne faut pas être faible, car si cette république allait comme un gant à un DE GAULLE, il n’en va pas de même pour l’actuel président.

Du coup, le nombre des déçus, dans le rang même de la gauche, augmente de jours en jours, constatant qu’il a fallu une année, pour faire aboutir l’une des 66 promesses qu’il avait fait au Bourget : le mariage pour tous. A ce rythme, mathématiquement, il faudrait encore 65 années au candidat devenu président pour parvenir à en accomplir la totalité. D’autant que cette mesure, autant louable et nécessaire soit-elle, n’était pas une priorité. La priorité pour les français c’est encore et toujours le chômage, le pouvoir d’achat.

Or l’augmentation des taxes, le plus inéquitable des impôts, n’est pas de nature à faire progresser le pouvoir d’achat, bien au contraire, plongeant le pays un peu plus dans la récession.

Les français n’ont pas oublié que le candidat HOLANDE avait promis de faire construire 500 000 logements par an…à ce jour le bilan est plutôt maigre (lien). Pourtant cela aurait pu relancer les emplois dans le bâtiment…

Ils n’ont pas oublié non plus la promesse de la transition énergétique, qui elle aussi est génératrice d’emplois, ainsi que l’on peut le constater chez notre voisin d’outre Rhin. Une étude réalisée en 2003 avançait que la création d’emplois nouveaux générés par le développement des énergies propres pourrait se monter en Europe à 1,443 millions, compte tenu des pertes d’emplois dans les domaines des énergies traditionnelles (lien). En Allemagne, dès 2009, 350 000 emplois avaient été créés grâce aux énergies propres et renouvelables (lien), mais en France pour la seule centrale nucléaire, celle de Fessenheim, qui devait fermer immédiatement, et dont la fermeture est reportée à une date ultérieure, 20 millions d’euros ont été investis pour réparer la vieille centrale alsacienne (lien). Et puis, en visant l’indépendance énergétique, l’état limiterait sa dépendance d’avec le pétrole, et en tournant la page nucléaire, il ne prendrait pas le risque d’un accident majeur, lequel, on le sait, pourrait coûter jusqu’à 430 milliards, voire au-delà (lien)... La transition énergétique passant entre autres par une meilleure isolation de l’habitat permettrait, d’après les experts, de créer 600 000 emplois (lien). Au total plus d’un million d’emploi trouvés…au moment où le pays compte plus de 3 millions de chômeurs, ce n’est pas négligeable.

Et quid des 30 milliards qu’HOLLANDE s’apprête à jeter par la fenêtre pour l’inutile projet ferroviaire Lyon Turin (lien)? ... alors qu’un projet alternatif permettrait d’économiser quelques milliards et d’assurer la création d’emplois pérennes.

Depuis l’affaire CAHUZAC, HOLLANDE ne semble plus être capable d’agir, mais seulement de réagir, comme le témoigne le pacte de moralité qu’il entend lancer, obligeant les députés et sénateurs à dévoiler leur patrimoine…malgré le manque d’enthousiasme que soulève ce projet dans son propre camp.

Gouverner c’est prévoir, dit l’adage…pouvait-il prévoir que celui-là même qui était chargé de traquer la fraude fiscale était un délinquant notoire en la matière ?

Et plutôt que de se lancer dans une opération de « transparence », ne serait-il pas plus efficace de traquer les fraudeurs, d’autant que l’état en a la liste ?

Ne serait-il pas plus rentable de réclamer aux entreprises qui délocalisent, de rembourser les subventions d’état qu’elles ont reçu ?

C’était pourtant l’une des promesses électorales du candidat HOLLANDE.

Comment cela va-t-il finir ? Pas très bien peut être…

Une seule certitude, l’échafaud a été mis au placard…mais en se trompant de priorités, HOLLANDE prend le risque de couler son propre parti, faisant la part belle aux populistes d’extrême droite. Comme dit mon vieil ami africain : « on ne peut pas à la fois se serrer la ceinture, et baisser son froc  ».

Paris XIVe, 25 avril 2013