vendredi 25 octobre 2013

Madame Joly, ne mourrez pas idiote la prochaine fois que vous passez dans Mots Croisés


Il y a quelques jours Madame JOLY déclarait la chose suivante:
«Si nous ne sommes pas capables d’intégrer quelques dizaines de milliers de Roms alors que nous avons intégré, en 1962-63, un million de pieds-noirs…»
J'ai envie de lui répondre la chose suivante: Vous nous dites régulièrement que vous avez réussi votre concours à l’école Nationale de la Magistrature parce qu’il n’y avait pas d’épreuve de culture générale!!! Cela se comprend aisément dès que l’on vous entend.

Alors voici une petite leçon de cette culture générale qui vous manque tellement. J’espère que vous l’apprécierez et surtout que vous la retiendrez.

Les Pieds-Noirs sont nés en France, ont été élevés et scolarisés en France, et sont morts pour défendre la France au cours des deux dernières guerres mondiales. Mais cela, Mme JOLY, vous ne pouvez certainement pas le comprendre puisque vous ne comprenez pas non plus que l’on célèbre le 14 juillet.

Les Pieds-Noirs n’avaient pas à être intégrés ni par la France ni par les Français et cela pour une raison bien simple et logique: ILS ÉTAIENT FRANÇAIS et ils venaient d’une province française tout comme la Bretagne, l’Alsace ou la Corse. Mais le terme d’intégration est sans doute une plaisanterie norvégienne que seuls les nordiques de votre espèce peuvent comprendre! 

Dois-je vous rappeler qu’en 1962, alors que vous vous présentiez soi-disant au concours de Miss Norvège, les Pieds-Noirs, eux, étaient reçus en France métropolitaine comme des parias, des pestiférés dont voici quelques réflexions de l’époque:

Monsieur DEFFERE (parti socialiste) :
Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront. A aucun prix je ne veux des Pieds-Noirs à Marseille.
Français d’Algérie allez-vous faire réadapter ailleurs. Il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer. Jamais je ne les recevrai dans ma cité. Il n’est pas question de les inscrire à l’école car il n’y a pas déjà assez de place pour les petits marseillais. Que les Pieds-noirs quittent Marseille en vitesse.
Monsieur JOXE  (parti socialiste):
Il vaudrait mieux qu’ils aillent en Argentine, au Brésil ou en Australie.
Monsieur POMPIDOU (droite parlementaire):
Pourquoi ne pas demander aux Affaires étrangères de proposer des immigrants aux pays d’Amérique du sud?
Monsieur DE GAULLE (droite parlementaire):
Mais non, plutôt la Nouvelle Calédonie! Ou bien en Guyane qui est sous peuplée et où on demande des défricheurs et des pionniers.
Et oui ! Madame « Joly », ils étaient français et ce bien avant vous! Qui plus est ils parlaient français bien mieux que vous et sans cet accent « Franc-Comtois » que doit certainement apprécier votre amie Cécile DUFLOT puisqu’il est, d’après elle, également celui de la désormais célèbre LEONARDA!

Et Non, Mme JOLY née FARSETH, les Pieds-Noirs n’ont pas été intégrés ni par la France ni par les français: en 1962, ils étaient en France chez eux, bien plus que vous ne l’êtes et qu’une grande partie de ceux qui composent la France en 2013 ne le sont.

Ils n’avaient qu’une seule nationalité : FRANCAISE.

Je ne félicite pas les personnalités présentent sur le plateau de « Mots Croisés » qui ne se sont pas indignées devant des propos aussi insultants tenus par une « intégrée » de fraiche date.

Je ne t'embrasse pas, j'aime pas les blondes.

lundi 21 octobre 2013

L'affaire LEONARDA de Charybde en Scylla


Avec François, on n’est jamais déçu. On a beau se torturer les méninges, il est le  plus fort  pour imaginer la solution la plus tordue pour se sortir d’une situation politique embarrassante. Il avait pourtant toutes les cartes en mains pour montrer, enfin, qu’il assumait sans faillir la mission que le peuple lui a confiée en mai 2012: être le garant de l’ordre républicain, et de la stricte application des lois votées par la représentation nationale. Aussi, fallait-il vraiment que le pouvoir se laisse prendre dans l’affaire LEONARDA? Le président normal est-il donc celui qui se mêle de tout? Quoi qu’on puisse en penser, cette affaire a franchement accentué l’effroyable affaiblissement du chef de l’état: il lui tend la main et elle refuse? On est en plein Gala et Voici, qui aurait pu imaginer que François Hollande perdrait à ce point-là la main?

Les dégâts politiques engendrés par ce dialogue surréaliste sont considérable entre le président de la république et LEONARDA, une jeune fille de 15 ans, cette dernière tenant outrageusement tête au chef de l’état. Dire qu’il pouvait se montrer, pour une fois, politiquement capable de prendre une décision nette et claire, qui aurait fini par se révéler la seule adéquate: confirmer l’expulsion vers le Kosovo d’une famille de Roms dont la mauvaise foi, l’usage astucieux de toutes les failles de la loi française, et la manipulation des médias avaient fini par exaspérer tous ceux, même bienveillants, qui les connaissaient bien. Les associations de soutiens aux Roms et aux sans-papiers, en Franche-Comté, comme en Italie, avaient jeté l’éponge. Cette famille, principalement son chef, le père, était devenue ingérable, même pour ces militants dont la patience et l’indulgence pour les incivilités de leurs protégés est réputée proverbiale.

Cette affaire pathétique, par l’intervention présidentielle, s’est transformée en affaire d’état. Et notre gros rongeur a pris l’engagement d’un ratage total et sans issue. Déjà après la Syrie, particulièrement épique en matière de merdouillage international, le défi de faire aussi catastrophique au plan intérieur relevait de la gageure: pari réussi pour Choupinet, au mieux de ses formes!

Concernant la famille en question, leur dossier était tellement mauvais et gratiné (usage de faux, mensonges avérés sur le lieu de naissance des enfants, refus du père d’occuper les emplois qui lui étaient proposés, violences intrafamiliales signalées, vols, cambriolages, dégradation de propriété (y compris le logement social qui leur a été confié), assiduité scolaire très relative des enfants), qu’aucun fonctionnaire humaniste de bonne foi n’a pu favoriser leur acceptation « à l’ancienneté » sur le territoire français. Quant à la fille en question, on peine à voir en elle la timide créature, humble, respectueuse et travailleuse, que certains tentent à tout prix de nous dépeindre, surtout lorsqu’elle déclare avec grâce et légèreté devant les caméras de la France entière que, je cite: 
«Un jour ou l’autre je rentre en France et c’est moi qui vais faire la loi»
Ainsi donc, en proposant le retour de la gamine seule (alors qu'elle n’avait jamais manifesté son souhait d’une telle solution), Choupinet réussit l’exploit de provoquer l’indignation simultanée des partisans de l’ouverture totale de nos frontières à « toute la misère du monde » – et ajoutons à tous les escrocs à la demande d’asile – et celle des pères et mères de famille choqués de par une sorte de rapt pourvu du sceau présidentiel.

Et de conclure que cette affaire, en occupant à tel point la presse et les politiciens, aura fait passer un message absolument catastrophique à l’ensemble des Français: oui, le Président prend plus facilement de son temps pour ce genre de cas franchement douteux que pour s’occuper des vrais problèmes de fond. Oui, le président est prêt à utiliser son temps et le vôtre pour vous exposer une non-solution calamiteuse, mais il n’a absolument rien en rayon pour répondre à vos attentes en matière de hausse des prix, de problèmes de logement, de chômage, de désindustrialisation, de hausses d’impôts ou de baisse général edu niveau de vie et du niveau scolaire.

Cette affaire ahurissante montre que la politique française n’est plus qu’une espèce de champ d’expérimentation pour politiciens, journalistes et associations citoyennes désemparés, qui courent dans tous les sens comme des poulets sans tête, se percutant les uns les autres au gré de leurs revendications antagonistes, et prétendant œuvrer pour le bien commun en dilapidant une énergie et des sommes de plus en plus iniques au regard des problèmes autrement plus aigus qui sont ainsi consciencieusement évités. À ce titre, l’emballement actuel de ces classes jacassantes, à tout propos et surtout hors de propos et hors de proportion n’impose qu’une conclusion, inévitable.

Ce pays est foutu.

La fête du slip dans la 80e semaine du Pontificat de Choupinet

Encore une formidable semaine vient de se passer en république socialiste! Commencée en fanfare dimanche dernier à Brignoles, et terminée en farandole de bien-pensants autour de Léonarda…

Brignoles – Acte 1: Dimanche à la mi-journée, la presse nationale se félicitait d’une participation en forte hausse. C’était, à coup sûr, le « fameux sursaut républicain », cette volonté « de dire non » à l’ignoble, à l’indicible, à l’inconcevable. Raté, les votants étaient bien plus nombreux au second tour qu’au premier mais c’était pour donner une confortable victoire au candidat frontiste! Le prof d’allemand, visiblement embêté par la perspective de ne plus contrôler le jouet qu’il a contribué à créer, a crédité le bon peuple d’une sortie toute en finesse. A part la politique du pseudo-gouvernement en place, il n’y aurait selon lui, qu’une alliance UMP-FN. Il faut dire qu’il s’y connaît en alliances: celles qu’il a noué pour essayer de faire avancer le pays a coulé depuis bien longtemps, lui qui se fait massacrer dans son propre parti. Celles, plus rigolotes, qui ont vu dimanche dernier la candidate UMP être soutenue par, en vrac: le PS, le Front de Gauche, le PCF, les Verts, l’UDI, le Modem… et perdre quand même lamentablement face au FN! Moi je dis : wow! Un dernier conseil pour le petit Jean-Marc, que sa tata Yvonne attend à l’accueil du Leclerc de Nantes: les alliances, mon petit, tu laisses ça aux grandes personnes et tu te concentres sur ce que tu sais faire, c’est à dire pas grand-chose. Et ça fera des vacances à tout le monde !

Brignoles – Acte 2 : Tel un docteur Frankenstein créant la bête, Choupinet a pensé faire monter le FN au point de s’assurer un confortable 2° tour à la présidentielle de 2017. Or tout le monde voit bien que les matchs se jouent entre l’UMP et le FN, et c’est le PS qui passe à la trappe à chaque fois. Le prix de ta mascarade de mai 2012 et de ton imposture, mon pépère. Tu as créé un système à 3. Et comme le disait BISMARK, dans un système tripolaire, il faut être un des 2. Ca va ramer ferme rue de Solférino.

Ceci étant, dans son analyse des résultats de cette cantonale partielle, pépère s’est concentré sur la nécessité d’avoir des résultats, mettant gentiment la pression sur son gouvernement. Ou, plus exactement, en essayant de coller la pression à sa bande de pieds nickelés. Il faudrait donc des résultats pour que le FN baisse. Fin politologue, pépère. Peut-être pourrait-on lui garder une place à C dans l’Air ? Il y serait certainement plus à l’aise qu’à l’Elysée. En tout cas, indubitablement plus à l’aise dans le commentaire que dans l’action, le petit salarié de la république. Quoi qu’il en soit, il n’a pas fallu 2 heures pour qu’il prenne son analyse dans les dents. Cette fois c’est BARTOLONE qui lui a claqué le beignet, rappelant que le politique « ne peut se résumer à jouer les mécanos de la chose économique ». Invitant celui qui est encore président à l’heure où on écrit ces quelques lignes, plein de malice, « à regarder l’Autriche : 6% de chômage et pourtant 30% de votes d’extrême droite »… Y a pas à dire, on est bien embarqué…

La gauche morale râle râle. Cette semaine, tout ce que le pays compte de bien-pensants s’en est donné à cœur joie. C’était à celui qui s’indignerait le plus ou le mieux. Celui qui aurait la larmouillette la plus télégénique. Celui qui hurlerait bien au fascisme à l’heure du journal à la tévé. Et l’honnêteté nous amène à reconnaître que ça a bien pris, au point qu’on a du mal à décerner la palme du mieux bêlant. En cause ? Le respect de la loi républicaine, instituée par un gouvernement de gauche d’ailleurs, qui stipule qu’une fois tous les recours rejetés, une famille en situation irrégulière doit être reconduite à la frontière. Leonarda, c’est le nom de lycéenne qui a déclenché un torrent de gerbes lacrymales. Depuis cette reconduite, c’est une débauche de moralisateurs, de pleureuses, de références furieuses. On a même entendu le mot « rafle » (chez les Verts) et « Vichy » (au PS), ce dernier de faisant pas référence aux pastilles mais au régime entre 1939 et 1945. La « bonne » morale se déferle en gerbes mielleuses sur les ondes et sur les plateaux télés. On entend même le ministre en charge de l’instruction nous raconter qu’il faut « sanctuariser » l’école… Ben voyons, Vince. Donc, selon toi, il faut en faire des zones ou le droit ne s’applique pas ? On comprend mieux les pratiques de certains lycées… Même la 1° belle doche de France, du fin fond de l’Afrique du Sud, se dit concernée par le sort de cette petite jeune fille. Le seul qui la ferme, et pour cause, c’est Pépère. Ses ministres se battent, son parti se déchire, sa majorité explose, la gauche dure qui tantôt fait alliance avec lui tantôt l’insulte décide de manifester cette fois… Mais lui, il la ferme. Des fois que certains se rendraient compte qu’ils se sont fait berner dans les grandes largeurs… De toute façon, que peut-il dire ? Qu’il ne faut pas appliquer la loi ? Marine et les Français n’attendent que ça… Qu’il faut l’appliquer et auquel cas c’est la moitié de son maigre crédit électoral qui s’envole avec ses derniers espoirs de réélection… On peut mentir une fois à mille personnes…

Bons baisers de Léonarda. C’est vrai que l’épisode tombe assez mal pour pépère et ses peintres. 2 jours après Brignoles, voilà toute la gauche moralisatrice qui crie au Fasciste ! Et c’est lui, pépère, qui est appelé en dernier ressort à la tribune ! A l’Elysée, on se serait bien passé d’un tel épisode… A croire que certains le font exprès ! D’ailleurs, un conseiller cette semaine comparait la situation de cet ersatz de pouvoir : « autant se trimballer avec un lance-flammes dans un entrepôt d’explosifs… » C’est ça mon gars. Et les français sont aux premières loges pour assister au feu d’artifice !

Ô temps béni de l’indignation publique bon marché. Merci, Valls, de donner à cette gauche-là une occasion d’exister. C’est vrai que sur la retraite, c’était compliqué. Sur la défense de la gabegie des fonctionnaires, ça l’est tout autant. Mais Léonarda, là, oui. Du pain béni, j’vous dis. Vendredi 18 matin, il y avait sur une radio publique, donc financée avec nos impôts, un programme qui en dit long sur cette grande maison. « La matinale du Mouv’ bouscule son antenne et Thomas Rozec animera une émission spéciale autour de la mobilisation lycéenne suite à l’expulsion de Leonarda et Khatchik. Témoignages : Fati et Lucas lycéens très présents sur les réseaux sociaux, Pierre Henry, président de France terre d’asile, Richard Moyon du Réseau éducation sans frontières, Eric Alauzet, député EELV du Doubs, Maître Eolas, juriste, Ivan Dementho, président de l’Union nationale lycéenne ». On soulignera ce bel exemple de pluralité puisqu’aucun représentant de la loi n’était l’invité de cette matinale « exceptionnelle » ! Léonarda, les bolchéviks lui disent MERCI!

Et pendant ce temps-là, que devient Marie-Arlette ?! Celle qui trimballe non pas son cul sur les murs de Varsovie mais son incurie sur les plateaux TV depuis des mois en a pris une bonne la semaine dernière. Elle visait la mairie de Marseille, ne s’en est jamais caché et avait même cru Pépère quand il lui assurait qu’un maroquin ministériel serait la formidable rampe de lancement pour un atterrissage municipal sans encombre. D’ailleurs, au cours de ses déplacements dans la cité phocéenne, il ne manquait jamais d’emporter l’insignifiante dans son bagage. Disons qu’elle lui offrait une porte de sortie honorable, lui qui a couvert pendant tant d’années en tant que 1° secrétaire le système mafieux GUERINI. Marie-Arlette n’était pas assez pointue du bulbe pour être malhonnête. Donc tout allait bien dans la meilleure des configurations, il fallait juste se plier à ce petit exercice appelé « primaire » pour se faire adouber par les socialistes locaux. Dépitée mais convaincue, Marie-A s’est donc prêtée à l’exercice. Non sans talent d’ailleurs. Le petit journal de Canal + a d’ailleurs épinglée cette semaine celle qui est capable de perdre du jour au lendemain son accent du midi en fonction de la question qu’on lui pose! Très forte, Marie-A! Interrogée sur son sinistère, elle parle comme vous et moi. 2 heures après, et sur la même antenne, lorsqu’elle est interviewée sur la primaire marseillaise, on croirait qu’elle a avalé un sac de cigales et la voilà qui parle avec un accent plus épais que celui de Raimu dans la femme du boulanger… Personne, d’ailleurs, ne souligne que ce comportement inique qui tend à prouver qu’elle prend les électeurs pour des triple cons, l’a peut-être un tantinet desservi ! Puisque c’est le fin mot de l’histoire. Ministre de l’exclusion, en voilà une qui a montré l’exemple puisqu’elle s’est fait salement sortir de la primaire en question ! Ne sont restés, finalistes, que le baron local, le roc MENUCCI et Samia GHALI, la sénatrice arrivée en tête, qui doit remercier « le ciel » de ne pas avoir craché, elle, sur le système GUERINI. Accusée de clientélisme par Marie-A, comme c’est bizarre, GHALI a répondu pas impressionnée : « après un tel désaveu populaire, la question de son maintien au gouvernement est posée ». Obligeant le prof d’allemand à la retraite à confirmer la ministre dans ses fonctions… Quand ça ne veut pas…

A part ça, France Orange Mécanique. On est à Perpignan, jeudi dernier, au collège St Exupéry. Une collégienne de 13 ans n’a pas supporté une remarque que lui a fait son prof et l’a tout simplement rouée de coups. L’enseignante est partie directement aux urgences. 13 ans… A part ça Miss Monde, Miss Paria ? Miss monde a publiquement pris position contre l’avortement, le sexe hors mariage et le divorce. Elle a eu le culot de se déclarer « pro-vie ». Quelle honte ! Qu’on se rassure, le public français ne sera pas exposé à une telle ignominie vivante, si belle soit sa pastique. Elle est de fait interdite de service public audiovisuel ! Ouf. Et on continuera tranquillement de voir TAUBIRA. A part ça, on peut rire quand même : Bedos père, hiérarque auto-proclamé de la bien-pensance, patriarche de la bonne morale et petit père des peuples gaucho-boboïste était de passage dans l’Est de la France, pays de Nadine MORANO. Il en a donc profité pour déclamer tout le bien qu’il pense de l’élue, la traitant de « conne » et de « salope ». Si Nadine n’est certes pas un Prix Nobel, elle a tout de même le droit de ne pas être insultée en publique dans sa ville. A cette heure, il ne s’est toujours pas excusé et elle porte plainte. Le vioque invoque d’ailleurs un « droit à faire son métier », qui est donc d’insulter publiquement tous ceux qui ne lui reviennent pas. Marrant cette capacité de ces gens-là à s’inventer toujours plus de droits et d’oublier le moindre des devoirs, l’élégance.

Sur ceux, … bon courage les guignols

vendredi 18 octobre 2013

L’expérience collectiviste Chaviste. Heureusement que nous n'avons "que" l'Ayraultisme


Ce n’est pas tous les jours que des expériences en grandeur réelle permettent d’illustrer quelques principes économiques de base de façon éclatante. Actuellement, plusieurs pays sont bien partis pour explorer à nouveau les voies gluantes du collectivisme échevelé et nous sommes aux premières loges pour analyser ce qui se passe et, peut-être, en tirer quelques leçons.

Je passerai rapidement sur le cas français qui découvre tous les jours que l’effet LAFFER n’est pas du tout du pipeau ; il faudra très probablement encore des mois pour que le concept parvienne aux oreilles des pâtisseries tièdes qui nous servent de dirigeants, pour qu’ils en tirent des leçons diamétralement opposées au bon sens et qu’ils agissent alors consciencieusement pour aggraver la situation.

Je pourrai aussi décrire les affres dans lesquels est plongée l’Argentine, depuis l’accession au pouvoir des KIRCHNER, mari et femme, et qui tente actuellement de nouvelles aventures dans le domaine de l’inflation créative. Parallèlement à ces deux pays (et si l’on exclut d’office les joyeuses dictatures prolétaires cubaines et nord-coréennes qui ne nous apprennent rien de la misère et de la désolation qu’un régime communiste provoque), on trouve le Venezuela, variante colorée et vivante d’un collectivisme légèrement alternatif avec cette spécificité latino-américaine qui apporte tous les jours son lot d’information délicieusement WTF.

En effet, il faut savoir que lorsqu’un pays choisit la route de la servitude la voie joyeuse du collectivisme plus ou moins assumé, il s’ensuit généralement des déboires prévisibles et que l’histoire aura permis d’énumérer. Ce sont par exemple les fermetures des frontières, le contrôle strict des changes et des banques (voire leur disparition complète), la disparition des marchés boursiers, la planification complète de l’économie, la nationalisation à tour de bras, le tout suivi assez rapidement de pénuries sévères en nourriture ou en biens de consommation courante. Là où dans un système capitaliste de base, les pains attendent en ligne le consommateur, dans les systèmes collectivistes, c’est l’inverse : les consommateurs attendent en ligne un peu de pain.

Pour le Venezuela, les années CHAVEZ furent assez éclairantes puisque le bouillant communiste aura rebondi dans le tourbillon de ses pensées brouillonnes de l’interventionnisme étatique tous azimuts vers une collectivisation à base de nationalisations diverses et variées sans pour autant franchement oser la dictature prolétarienne pour laquelle on le sentait intellectuellement mûr. A la mort du président vénézuélien, CHAVEZ a laissé un pays disposant d’une des plus riches réserves pétrolières du monde au bord de la ruine : Disparités spectaculaires de revenus, criminalité galopante, le Venezuela est typique de ce gaspillage clientéliste qu’on retrouve chez les États socialistes (…) l’industrie à présent compte deux fois moins d’entreprises qu’il y a quinze ans (…) les raffineries de pétrole du pays ont fermé les unes après les autres, obligeant ce pays, si riche en pétrole, à importer tous ses carburants (…) les coupures d’eau et d’électricité se multiplient et dépassent souvent plusieurs heures par jour.

Et ce mélange de bidouillages sociaux pas toujours heureux et de tripotages économiques catastrophiques aura entraîné les habituels effets de bords des pays sur la voie du collectivisme… À la différence que cette fois-ci, CHAVEZ et son successeur, MADURO, auront introduit une bonne dose d’inventivité dans les contrariétés de leur peuple. Ainsi, l’approvisionnement en papier est devenu particulièrement problématique. Au début du mois de septembre, de nombreuses pénuries ont conduit trois journaux vénézuéliens à fermer purement et simplement, le papier n’étant plus disponible pour leur production. Dans un monde où, pourtant, le papier n’est pas considéré comme une denrée particulièrement rare, et dans un pays où, de surcroît, il ne manque ni de bois, ni vraiment pas d’énergie pour le transformer en papier, on se demande un peu comment on en est arrivé là mais le résultat est sans appel : la presse ne peut plus fonctionner normalement sur place.

Cette pénurie de papier pour les journaux n’est pas la seule puisque — toujours au rayon papeterie — le papier hygiénique vient lui aussi à manquer. C’est assez gênant d’autant que si l’on peut assez facilement se passer de lire la presse, il est toujours plus délicat de se passer de papier hygiénique (même si, je le conçois fort bien, dans bien des pays à commencer par la France, papier hygiénique et papier presse se confondent admirablement bien). Devant cette pénurie, le gouvernement de MADURO, tout aussi calme, pondéré et communiste que son prédécesseur CHAVEZ, a décidé que le Peuple ne pouvait pas se passer de cette denrée rare et a fait intervenir l’armée.

Ce pourrait être rigolo si ces pénuries ne cachaient pas le profond malaise économique du pays. Bien évidemment, la presse française (Le Monde par exemple) relaie cette information avec le mélange indispensable d’humour, de propagande et d’oubli des éléments essentiels de contexte pour que ces pénuries passent pour d’aimables péripéties dans la vie du pays sud-américain :

Pour le gouvernement, les pénuries sont le résultat d’une « guerre économique » menée par le secteur privé. Le président MADURO dénonce « les accapareurs » et « les spéculateurs » qui se refusent à vendre leur production et jouent la carte du pire pour faire s’effondrer l’économie et le régime. Ben tiens. On précisera bien qu’il y a un étroit contrôle des changes et que les capitaux sont, pour ainsi dire, gelés, mais on enrobera cette réalité indiscutable par l’utilisation d’une périphrase commode : Les économistes proches de l’opposition, eux, pointent du doigt le contrôle des changes et des prix en vigueur depuis plus de dix ans

Méchante opposition qui ose attribuer à des actions de CHAVEZ les effets observés aujourd’hui ! Vilains économistes « proches de l’opposition » qui pointent du doigt au lieu de se le fourrer dans l’œil comme il se doit pour toute opposition, forcément bête (puisque c’est l’opposition) ! La petite musique d’un Monde tendrement acquis à la cause chaviste (et qui permet au folliculaire de faire un ahurissant rapport avec les quarante ans du coup d’état contre le président chilien ALLENDE) permet de glisser sur l’évidente catastrophe que représente le contrôle des changes, des prix et des capitaux.

D’ailleurs, il n’est qu’à regarder l’absence presque parfaite de toute analyse, de tous commentaires concernant la pourtant très emblématique recrudescence des passagers « no show » sur les vols en partance de Caracas pour comprendre l’embarras des thuriféraires du collectivisme à la vénézuélienne : tout juste Libération se contente-t-elle de reprendre une de ces dépêches de l’Agence Fausse Presse où l’on découvre, assez effaré, que certains vols vénézuéliens affichent plus de 30% de places physiquement libres bien que pourtant payées. La raison ? Une loi autorise en effet les Vénézuéliens à obtenir des devises (des dollars américains, en l’espèce), exclusivement pour les voyages à l’étranger. Le citoyen malin achètera donc un billet, et pourra alors échanger ses pesos contre des dollars au cours officiel (environ 6.3 pesos pour 1 dollar). Il lui suffira ensuite de revendre les dollars au marché noir, au cours actuel d’environ 40 pesos par dollar. La culbute est très intéressante et, comme l’expliquent de nombreux pratiquants, permet aussi de refaire le plein en vêtements et autres denrées devenues rares dans un pays qui, je le rappelle, est un très gros exportateur de pétrole. Le plus catastrophique de cette histoire est qu’en surcroît d’avions qui volent au tiers vide, le remboursement des billets non autorisés entraîne des fortes pertes financières pour les compagnies aériennes, d’autant que la loi vénézuélienne leur empêche de pratiquer le surbooking (trop capitaliste, sans doute).

Le Venezuela a choisi, comme d’autres, la voie cotonneuse et joyeuse des nationalisations, du collectivisme et de l’interventionnisme d’État tous azimuts. Le pays se prend donc toutes les tares associées à cette voie : autoritarisme gouvernemental, pénuries multiples, contrôle de la monnaie, inflation. Et comme dans absolument tous les cas où le socialisme a été appliqué, le marché, interdit par la loi ou repoussé par la force, retrouve un chemin vers les citoyens et les consommateurs, par la petite porte, au noir, sans arrêt. Comme dans tous les cas où les constructivistes tentent de déformer la société et la réalité pour la faire rentrer dans leurs moules et leurs préconceptions, cette réalité leur revient au museau dans un bruit sec et puissant.

Tout comme l’Argentine, le Venezuela montre ce qu’il ne faut surtout pas faire, et, sur le chemin que les Français persistent à prendre d’élections en élections, devrait leur apprendre le destin inéluctable qui les attend.

Propos repris du blog H16

mardi 8 octobre 2013

Sécurité, bisous, mortalité(s) et taxes, of course


Si le Prince du Carlton de Lille n’était pas tombé il y a deux ans pour des histoires de bistouquette, peut-être se serait-il fait contrôler à plus de 200 km/h, au volant de la Porsche que lui prêtait Ramzi KHIROUN, par un de ces radars qui fleurissent en France comme de la mauvaise herbe sur un balcon pas bien nettoyé.

Il y a deux ans, sous la mandature du nabot, vous vous en souvenez j’espère, le gouvernemaman avait décidé de réduire le nombre de points retirés lors de certaines infractions et de permettre aux automobilistes de retrouver plus rapidement les points perdus. Conséquence ou non, le nombre de morts sur les routes constaté avait monté sur un mois et déclenché un réflexe pavlovien chez les décideurs: plutôt que revenir sur la décision initiale et voir ainsi si c’était bien elle qui avait pu déclencher une telle hausse, ils se sont empressés de courir un peu partout les bras en l’air et … de prendre de nouvelles décisions sans lien avec les précédentes. Notamment de retirer les panneaux avertissant les radars. C’est malin, non ?, puisque l’objectif initial des radars –rapporter des taxes- sera plus facile à remplir ainsi. C’est en revanche très bête pour la sécurité puisque ceux qui verront les radars de loin risquent d’utiliser le frein de façon brutale.

Sur le plan constitutionnel, on est en droit de se demander si cette lubie est parfaitement en règle: n’importe qui peut, en effet, relever les positions des radars fixes, et en faire mention sur une carte (qu’elle fut électronique ou papier, peu importe). C’est la base de la liberté d’expression et on voit mal quelle règle on peut enfreindre ce faisant. A part cela, on est aussi en droit de se demander pourquoi tant d’efforts sont faits pour lutter contre les morts sur la route, alors que le résultat ne semble pas si probant. En effet, si l’on regarde quelques statistiques, on peut facilement mettre en rapport ces morts-là avec ceux, aussi ballots, des accidents domestiques, des maladies nosocomiales ou des suicides, toutes ces autres causes que de bonnes campagnes de prévention permettraient sans doute de combattre.

D’ailleurs mettons en rapport le nombre de mort et la médiatisation des campagnes de prévention afférentes (source : InVS, 2008): 
  • 29,6 % de tumeurs néoplasiques, soit 161.000 personnes,
  • 21,8 % d’autres causes (les morts du système ?), soit 118.000 personnes,
  • 21,4 % de maladies cardiovasculaires, soit 116.000 personnes,
  • 6,1 %, d’accidents vasculaires cérébraux, soit 33.000 personnes,
  • 4,6 %, d’accidents domestiques, soit 20.800 personnes,
  • 3,2 % à cause d'Alzheimer, soit 17.300 personnes,
  • 2,2 % de diabète, soit 11.900 personnes,
  • 2,0 % de pneumonies et grippes, soit 10.800 personnes,
  • 1,9 % de suicide, soit 10..200 personnes,
  • 1,8 % de démences, soit 9.700 personnes,
  • 1,7 % de maladies des voies respiratoires inférieures, soit 9200 personnes,
  • 1,4 % de maladies chroniques du foie, soit 7.600 personnes,
  • 1,3 % de maladies du rein et de l'uretère, soit 7.000 personnes,
  • 0,9 % de Parkinson, soit 4.800 personnes,
  • 0.7% d’accidents de la route, soit 4.200 personnes.
  • 0.05% de cas de SIDA, soit 300 personnes.
Diable ! Comme on le note, un paquet de fric est largement et gloutonnement dépensé dans la prévention des accidents routiers (ou dans la lutte contre le SIDA) alors qu’en regard, les accidents domestiques, les suicides et les cancers provoquent bien plus de morts et — paradoxalement — bien moins de spots navrants à la télévision.

Eh oui : en réalité, lutter contre ceux qui clabotent d’une crise cardiaque ou qui se sont malencontreusement passé la tondeuse à gazon sur la nuque, c’est ni glamour ni politiquement bénéfique. Impossible, en effet, de coller des détecteurs de comportements idiots dans les maisonnées, avec une belle amende à la clef (sinon, croyez-moi, ce serait déjà fait). Trop compliqué et surtout, beaucoup trop impopulaire de limiter certaines consommations et certains régimes, trop peu glamour et médiatique de lancer de grandes études médicales pointues sur la nutrition pour éviter les crises cardiaques. On préférera toujours les bonnes taxes juteuses d’un radar! Même s’il y a 40 morts par crises cardiaques et par accidents vasculaires divers pour chaque mort sur les routes, on s’occupera du dernier, visible, plutôt que des quarante autres, disséminés dans la société française.

Si l’on additionne les morts des deux premières causes, cela revient à dire que pour chaque personne qui se tue connement sur une route, près de 80 personnes, soit un car de tourisme plein, passe l’arme à gauche.

En réalité, c’est, pour ces deux dernières causes, aussi bien ainsi: il est déjà difficile d’encaisser les niaiseries du gouvernement que lui donner encore plus de moyens pour nous taper sur les nerfs et réguler notre existence jusque dans ses détails culinaires serait insupportablement frustrant.

En revanche, il n’en va pas de même pour les maladies nosocomiales ou des suicides : l’une et l’autre font partie de cette santé dont l’Etat prétend s’occuper, à grand frais. L’une et l’autre sont donc, qu’on le veuille ou non (magie de l’impôt citoyen et coercitif) de sa responsabilité. Dès lors, chaque euro dépensé dans la prévention routière et qui a permis de sauver une personne aurait très bien pu, avec un peu de logique, en sauver plusieurs dans ces autres causes. On frémit à l’idée du nombre de personnes qui seront mortes sur l’autel d’une prévention routière bien juteuse pour un Etat cynique cruellement en manque de fonds.

Comme on peut le voir, l’allocation des ressources est vraiment optimale: non seulement, les gens de l’Etat savent mieux que vous ce qui est bon pour vous, mais quand ils dépensent sans compter l’argent qu’ils vous prennent dans vos poches, c’est pour les causes qui sont les plus utiles à leur propre intérêt, et les plus néfastes aux vôtres.


Si vous avez cette petite impression de vous faire avoir sur toute la ligne, c’est normal : c’est aussi ça, la magie du dirigisme.

L'histoire du Fluffy gazé au DDT - entre bonssantimant et pandémonium législatif...


Prenons quelques instants ici pour évoquer une sous espèce méconnue: les Fluffys (que l'on peut aussi appeler les bien-pensants): ce sont d’admirables petites créatures, pétries de bonssantimant, et caramélisées avec une fine couche d'écoloverdine. Ces gentils animaux ont été élevées dans les cultures socialistes hydroponiques françaises (comprendre donc qui n'ont jamais eu les pieds sur terre). Ces êtres sont toujours prompts à s’enflammer pour une cause ou une autre, en dépit de tout sens critique. Pas bien méchants, me direz vous… pourtant je vous assure, qu'en réalité, les Flufflys sont de terribles carnassiers.

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et l’enfer que nous pavent les Fluffys est l’un des pires: il s’agit d’un pandemonium jonché des restes de millions d’êtres humains sacrifiés sur l’autel d’une cause idiote. Alors même que, déjà, des millions sont morts à la suite d’idéologies nauséabondes, les victimes des Fluffys sont mortes à cause d’idéologies non pas nauséabondes, mais simplement stupides, enduites d’un caramel sirupeux épais, surdosé en moraline, et totalement opaque au bon sens.

Dans ces idéologies, on trouve la version dévoyée à l’écologie. Je ne parle bien entendu pas de l'Ecologie au sens propre du terme, c’est-à-dire la science qui étudie le milieu, et les interactions des différents êtres vivants dans ces milieux. Non, je parle ici du mouvement mondial lobbyiste qui vise à promouvoir l’idée que l’Homme est, de base, nuisible à la Nature, qu’il s’en serait extrait pour en profiter unilatéralement, et que son apport sur Terre serait au mieux nul, au pire infiniment négatif.

Je parle aussi de sa dérive naturelle, toujours ultrapolitisée, qui promeut l’interventionnisme individuel, de groupe, de masse et d’état pour aider Gaïa à résister face aux entraves que lui profère l’Homme en lui procurant un salmigondi de contraintes toutes plus idiotes les unes que les autres, en vendant du catastrophisme facile et des visions apocalyptiques Nostradamiennes.

Evidemment, pour utiliser le concept d’« idéologie massacrante », il faut qu’il y ait un massacre. Et pour le cas qui m'occupe ici, je parle effectivement d’une hécatombe de l'ordre d'une trentaine de millions de morts. Comment en est-on arrivé là? Le mécanisme est toujours le même (hélas) et produit (hélas) toujours le même résultat.

  • Phase I: un produit est découvert, qui permet de résoudre de façon efficace un problème que se posait l’humanité depuis la nuit des temps. Ce problème peut être d’ordre énergétique, agricole, financier, technique, sanitaire, peu importe.
  • Phase II: le produit, de surcroît, est facile à produire, extraire, utiliser ou consommer. Il peut l’être par tous sans grandes difficultés et amène très vite des résultats spectaculaires; les effets sur la société humaine sont palpables. Comme le produit est produit/vendu à grande échelle, il génère un cash-flow pour son/ses inventeurs-exploitants-producteurs-vendeurs une marge importante.
  • Phase III: un groupuscule s’offusque de ces marges. Comme le produit en question permet de résoudre un problème, le groupuscule estime donc que certains s’enrichissent sur le malheur des autres. Un glissement sémantique s’est déjà opéré. Il continuera par la suite de pire en pire. Le groupuscule va donc, consciemment ou non, étudier tous les effets pervers ou supposés pervers que l’introduction de la nouveauté aura déclenchés. En général, il n’est pas trop dur d’en trouver: puisqu’avant, on avait une situation misérable mais stable, la nouvelle situation, même si elle est objectivement meilleure dans le domaine d’action de la nouveauté, apporte au moins un inconvénient: elle est instable puisque produit des changements importants dans les sociétés humaines concernées. Tout changement est potentiellement dangereux. Le groupuscule, aidé de quelques médiateurs complices, n’aura pas de mal à effectuer le glissement sémantique suivant: tout changement est dangereux (et pouf, le potentiellement est placé en orbite, in a galaxy far, far away).
  • Phase IV: l’attaque en règle peut avoir lieu. Elle fera feu de tous bois. Toutes les publications, scientifiques ou non, tous les témoignages, vérifiables ou non, se verront ajoutés à la thèse montrant que le changement introduit n’est pas bon et qu’il faut vite vite revenir en arrière, trouver une alternative, faire intervenir l’état, changer la donne! Pour cela, on aura tôt fait de mettre en exergue tous les rapports alarmistes:
    • la mort de centaines d’espèces animales pourra y jouer un rôle important,
    • si le sort tout entier de l’humanité est en jeu, on y inclura la possibilité d’un Armageddon long, pénible, et pas trop loin dans le futur (mais pas trop proche, histoire que le temps puisse passer si jamais on se trompe),
    • on prouvera que l’apport de la nouvelle technologie, finalement, est au mieux globalement neutre, au pire néfaste pour la Nature, l’Humanité, et toutes ces petites choses auxquelles chacun(e) se doit d’être attaché (comme, par exemple le caramel raté au fond de la casserole, ou le plongeur à ses semelles de béton).
Ce schéma se retrouve, avec de subtiles variantes, pour les OGM, le réchauffement climatique, et, notamment, pour le DDTCe composé chimique permet de débarrasser l’humanité d’une plaie: la malaria. Dans la seule Afrique Sub-Saharienne, la malaria détruit 70% plus d’années de vie que ne le font tous les cancers dans tous les pays développés réunis. Des chercheurs de l’OMS ont décrit la pulvérisation d’intérieur de DDT comme la forme de lutte la plus facilement applicable à grande échelle. Le DDT est souvent l’insecticide de choix parce qu’il est à la fois bon marché et efficace.

Mais voilà. Comme noté, il est à la fois bon marché et efficace. Et cela, c’est une faute de goût pour le Fluffy. Car s’il est bon marché, un ou plusieurs industriels vont pouvoir le vendre facilement, faire une marge, et s’enrichir. S’il est bon marché, il va être massivement utilisé, et va obligatoirement provoquer des changements, qui, pour le Fluffy, seront néfastes.

Le DDT doit donc être mauvais. Or, dans les années quarante beaucoup de gens ont été délibérément exposés à des concentrations élevées de DDT par les programmes de saupoudrage ou l’imprégnation des vêtements, sans aucun effet sanitaire apparent. Comme le souligne The Lancet:
« Il y a probablement peu d’autres produits chimiques qui ont été étudiés aussi profondément que le DDT, expérimentalement ou sur l’être humain. Il est rapidement apparu clairement que la toxicité cutanée du DDT sec était très basse, mais même la toxicité orale dépendait de la composition du régime. L’ingestion du DDT, même répété, par des volontaires ou des personnes tentant de se suicider a indiqué une basse létalité. »
Flûte: le DDT sert l’humain et ne lui est pas dangereux. Oui, mais alors, il est forcément dangereux pour … la Nature. Vlan. Et comme par hasard, on va trouver une étude pour appuyer ce point de vue, qui prouverait, par exemple, que le DDT fragilise les coquilles d'oeuf. Rendez-vous compte! Ca va tuer des oiseaux!

Et là, miracle, tout le monde va marcher. Depuis le milieu des années 70, le DDT est donc interdit. Et depuis ces années, plus d’un million de personnes (principalement des femmes et des enfants) seront donc morts tous les ans parce que, potentiellement, le DDT tend à réduire les coquilles des œufs. Mais que valent 30.000.000 d’humains face à une (ou plusieurs) espèce de volatiles en péril?

Le Fluffy a fait son choix: un Coin-Coin vaut mille humains. Attention cependant: ce seront les mille humains qu’on trouvera loin de chez nous, loin du coeur, loin des yeux. Le Fluffy, je vous le rappelle, est sensible.

Malheureusement pour lui, la thèse sur les coquilles d'oeufs  c’est du bidon. Pour être précis, je vous reporte à ceci:
Many experiments on caged-birds demonstrate that DDT and its metabolites (DDD and DDE) do not cause serious egg shell thinning, even at levels many hundreds of times greater than wild birds would ever accumulate. in Cecil, HC et al. 1971. Poultry Science 50: 656-659
(No effects of DDT or DDE, if adequate calcium is in diet); Chang, ES & ELR Stokstad. 1975. Poultry Science 54: 3-10 1975.
(No effects of DDT on shells); Edwards, JG. 1971. Chem Eng News p. 6 & 59 (August 16, 1971)
(Summary of egg shell- thinning and refutations presented revealing all data); Hazeltine, WE. 1974. Statement and affidavit, EPA Hearings on Tussock Moth Control, Portland Oregon, p. 9 (January 14, 1974); Jeffries, DJ. 1969. J Wildlife Management 32: 441-456
(Shells 7 percent thicker after two years on DDT diet); Robson, WA et al. 1976. Poultry Science 55:2222- 2227; Scott, ML et al. 1975. Poultry Science 54: 350-368
(Egg production, hatchability and shell quality depend on calcium, and are not effected by DDT and its metabolites); Spears, G & P. Waibel. 1972. Minn. Science 28(3):4-5; Tucker, RK & HA Haegele. 1970. Bull Environ Contam. Toxicol 5:191-194
(Neither egg weight nor shell thickness affected by 300 parts per million DDT in daily diet);Edwards, JG. 1973. Statement and affidavit, U.S. Senate Committee on Agriculture, 24 pages, October 24, 1973; Poult Sci 1979 Nov;58(6):1432-49 (« There was no correlation between concentrations of pesticides and egg shell thinning)
Et là, le Fluffy Massacreur est démasqué. Et ses mains sont enduites du sang de trente millions de personnes à cause… d’une étude mal boutiquée, d’un a priori faux et d’une idéologie baisiée qui place les petits oiseaux avant les humains.

Et ce sont ces mêmes Fluffys qui viennent vous demander, ensuite, de voter pour eux…
De respecter le protocole de Kyoto.
De ne pas manger d’OGM.
De ne plus utiliser votre voiture.
De décroître.
De vous soumettre.

Edifiant!

Une semaine de plus dans le terrier de Bugs Bunny


Formidable semaine encore, où l’impréparation l’a disputé à l’amateurisme et au foutage de gueule.

Flash-back sur un week end marqué par la polémique du travail dominical qui semble ulcérer la partie la plus dogmatique de la gauche et qui n’est pas la plus éloignée des ors de la république. En clair, faut-il donner la possibilité aux commerçants (principalement les grandes enseignes nationales) d’ouvrir le dimanche? Notons ici que pour un pays qui compte officiellement 3 millions de chômeurs et officieusement sans doute le double, le fait de se poser une telle question est absolument ahurissante. Mais passons. Si nous devions relever toutes les incohérences de ces branquignoles, il me pousserait des lettres de clavier au bout des doigts… Fidèles à leur incompétence et surtout sans ligne politique claire, chaque minustre passé devant un journaliste y est allé de son sentiment: du « oui mais » au « mais non », on a eu un éventail surréaliste de commentaires, y compris de la part de minustres dont le supposé champ de compétence n’a aucun rapport avec la question. Ce qu’ils n’ont pas compris, tous autant qu’ils sont, c’est que le pays se contrefout de ce que le sous-secrétaire d’état pense ou ne pense pas, ce que veut connaître le pays, c’est le point de vue du gouvernement de la France sur le sujet. Bon, ben le pays attendra puisque l’exécutif a pris une décision pleine de courage: il crée une commission! Comme le souligne Le Monde cette semaine, l’archaïsme est aux commandes du pays et surtout à gauche, personne n’a réfléchi pendant les longues années d’opposition, à une possible évolution de la législation devant les nouveaux modes de vie, de consommation et de commerce. Déterrons juste, pour conclure le sujet, une citation datant de 2008, au moment où le président précédent se prononçait pour un assouplissement de cette législation du travail dominical. Un député socialiste, retraité de la fonction publique et maire de Nantes déclamait à la tribune de l’Assemblée: « Ce n’est pas parce que le président s’ennuie le dimanche qu’il faut supprimer le repos dominical ». Choupinet appréciera.

Pendant ce temps au Mali…La pseudo guerre éclair a fait de pépère un héros à Tombouctou. Il s’est donc empressé d’inviter le président malien fraichement élu, histoire de donner de lui-même une image de winner. D’ailleurs Choupinet, s’était auto-congratulé à la tribune Onusienne, serrant très fort son gros cul, en vantant les résultats obtenus dans le désert malien. Mais raté, le nouveau Président a dû écourter sa visite en France pour cause… de retour de la guerre civile dans le Nord du Pays, là même où la France avait acquis une victoire éclatante sur le terrorisme! Combats des insurgés contre l’armée régulière, retraits des rebelles touaregs des négociations avec le pouvoir, attentat suicide meurtrier à Tombouctou… On a connu des victoires militaires plus éclatantes, non?

Quant aux sondages: l’IFOP pour le JDD annonce la couleur d’un automne biblique: 23% de bonnes opinions dans le baromètre de septembre, 2 % des sondés se disant quand même « très satisfaits » de l’action de Choupinet! Mais comme le dit BIRENBAUM dans le Huff de lundi, l’important n’est pas la chute…. mais l’atterrissage! Et justement, il se rapproche dangereusement du record absolu de « popularité », 22%, atteint en 1991 par Mitterrand

Et pour le chômage: l’action de Choupinet est quand même marquée d'une série de records. L’élection du corrézien devait résoudre comme par magie les problèmes structurels de l’économie française et donc le chômage devait retrouver des proportions politiquement et socialement acceptables. Pari gagné, à la fin de cette année, le taux devrait flirter les 11% de la population active. Et encore, ne sont comptabilisés que les « catégorie A », et pas tous les actifs en formation, en mini contrats ou en jobs fictifs (les emplois d’avenir, vous savez…) parce qu’occupés par des contrats aidés financés par nos impôts.

Quant à la dette: « Moi président » affirmait que la dette publique n’augmenterait pas. Bonne nouvelle! Elle pulvérisera cette année le plafond ABSOLU, à quasiment 2000 milliards d’euros, soit plus de 95% du PIB! Et ce n’est pas fini, puisqu’elle augmente toujours de 3000 euros par seconde, soit 120 milliards de plus par an en 2013 et 2014. Cela valait bien le coup d’augmenter les impôts, non? En 2014, le taux de prélèvement obligatoire va connaître en record en France pour s’établir à 46,5% du PIB. Du jamais vu! Bref, Pépère, aux commandes ça marche du tonerre! Pour ceux de ses électeurs de mai 2012 qui seraient tenté de nous la faire à l’envers et de dire « j’savais pas, on nous l’avait pas dit, ce n’est pas de notre faute… », je citerai ici le rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Limousin, à propos de la gestion de son département, la Corrèze, entre 2008 et 2012: 
«On peut reprocher à M. Hollande de n’avoir pas mis en place de véritable politique de désendettement, et de n’avoir que peu diminué les charges, tout en poursuivant une hausse de la fiscalité»
D’autres questions? Non? On passe à la suite.

Deutschland über alles: Il est intéressant de noter qu'Angela remporte haut la main les élections législatives allemandes. On se souvient de notre petit apparatchik qui, une fois élu, allait faire plier l’Allemagne, fustigeant, on a cru rêver, « l’intransigeance égoïste » de notre voisine! Non mais allo quoi! Une tentative grotesque d’épreuve de force qu’il prit bien vite dans les dents. Dimanche soir, ce fut un défilé de socialistes français aigris sur nos antennes télé. Ainsi l’incomparable, l’inénarrable CAMBADELIS, ce con, y est allé d’un bilan fabuleux tellement il était fantasmé: l’austérité, la surévaluation de l’euro, le système bancaire, l’énergie, la casse sociale, etc. Comme si le modèle français faisait ses preuves et que la France socialiste pouvait donner des leçons! A croire que les allemands sont des fous masochistes! Non, CAMBA, tes rêves collectivistes t’embuent les yeux: les allemands savent ce qu’ils doivent à leur chancelière et ont refusé, en masse, la moindre expérience qui se rapproche de près ou de loin à une politique de gauche. Et le même jour, on apprenait, comme on l’a vu plus haut, que Pépère faisait quasiment 80% de mécontents… Cruel, non? espèce de bouffon...

En tout cas ce qu’il faut retenir de ces élections, c’est qu’Angela va pouvoir très librement appliquer son modèle d’organisation de l’Europe et de la zone Euro. Son modèle est très simple: L’Europe ne peut fonctionner que si les partenaires respectent le règlement intérieur. La zone euro pourra être une zone de solidarité si et seulement si les partenaires donnent des garanties et s’y tiennent. En clair, que chacun paie ses dettes ou se donne les moyens de le faire et tout ira bien.

Enfin, rappelons tout de même que les fondamentaux de l’économie allemande valent à MERKEL cette réélection triomphale. Une austérité budgétaire assumée, le refus du financement par la dette, la réduction massive du poids de l’état (moins 400 000 fonctionnaires sur ses 2 premiers mandats!) et la baisse des impôts pour soutenir l’investissement et la consommation (donc la croissance). En un mot, exactement l’inverse de la politique menée par le petit corrézien précipité par erreur aux commandes du joufflu bâteau « Fraônce »!

Enfin bon. De toute façon hein, foutu is foutu. @llez bonne journée ^^