vendredi 28 février 2014

Le miracle socialiste - une semaine de plus en France


Ne boudons pas notre plaisir: ces derniers temps ont une nouvelle fois été une formidable gourmandise en politique fraônçaise! La grande fraise des bois a créé l’Observatoire des Contreparties. Ici, sur ce blog, cela fait 2 ans que je tiens l’Observatoire des cons…

Guimauve le Conquérant est allé aux Amériques! Quelle réussite! Pingouin ne s'est fait pas insulter cette fois dans une visite officielle. Nous pouvons donc dire que c'est un succès, pour une fois, pour la diplomatie fraônçaise. Bon, nous n'oublions pas que notre valeureux chevalier David Van HEMELRYCK, opposant numéro 1 à notre guignol de président, ne lâche rien: arrivé à Washington quelques jours avant le petit gros, il a déployé sa désormais fameuse banderole « Hollande Démission » devant la Maison Blanche. Classe! Ovation pour David qui entre temps a vu son compte bancaire fermé et subi plusieurs arrestations, notamment une parce qu'il gonflait un dirigeable qui ressemblait trop à une forme de… quenelle! Sans déc, le Gouvernement l'a même fait embastiller pour « incitation à la haine raciale » suite à cela. Liberté et dogmatisme quand tu nous tiens…

Mais revenons à la visite américaine de Flamby. D’abord, Fleur est venue déminer le terrain en précisant que sa visite aux patrons de la Silicon Valley n’est pas celle d’un contrôleur des impôts… C’est vrai que c’est une fonction qu’il n’aurait jamais du quitter, le nain corrézien. Ainsi, pépère a tenté de rassurer les investisseurs potentiels. Il est vrai qu’avec 6md€ d’investissements étrangers sur notre territoire en 2013, l’attractivité française a connu un sérieux coup de mou à l'image de son leader maximus: moins 77% en 2013 passant de 24,8md€ à 5,7md€. C'est d'autant plus déplorable que l'Allemagne voit ses investissements augmenter de 300% à 32.3md€, l'Espagne +37% à 37.1md€ et l'Italie +1900% à 9.9md€. Une sanction évidente de la politique menée depuis 2 ans… Même le très conciliant journal Le Monde ne se cache pas: 
« le récent virage social-démocrate n’y changera rien: la France a mauvaise réputation chez les investisseurs américains, quand ils ne la désignent pas comme le dernier pays où ils se risqueraient! »
En cause, évidemment, les fluctuations fébriles du discours « hollandais »: les entreprises d’abord fustigées, aujourd’hui portées aux nues; le pays des fameux « 75 % » et, désormais, du « ras-le-bol fiscal »… En même temps il s’attendait à quoi, le couillon?

Intègre-moi… Comme ils sont en échec sur à peu près toutes les composantes de leur politique, au point même d’avoir donné la dernière carte dans les mains françaises à savoir la diplomatie, à Angela MERKEL qui négocie actuellement en direct avec POUTINE la sortie de crise ukrainienne, ces peintres nous sortent ponctuellement des pseudo lois sociétales au nom d’un progrès qui n’est autre qu’une culture française dépravée.

Ainsi la feuille de route de l’intégration sortie par la mission machin et parrainée par le sinistre de Matignon. L’idée directrice est que le peuple français doit s’adapter aux migrants qui arrivent sur son territoire. Et ça doit passer par l’enseignement de l’arabe à l’école, par exemple. C’est vrai que l’école fonctionne tellement bien avec l’enseignement du français qu’elle peut se permettre ce genre d’exotismes… Le rapport précisait également qu’il faudrait que les concours de la fonction publique s’ouvrent plus aux immigrés. Et ce fut une occasion en or pour une ministre aussi inconnue qu’incompétente de nous faire une sortie magistrale: George PAU-LANGEVIN (sinistre de la réussite scolaire, si si, ne riez pas), veut supprimer les épreuves dites de « culture générale » aux concours de la fonction publique, puisqu’ils sont l’expression selon elle de « codes sociaux d’une certaine bourgeoisie », sous prétexte que ces épreuves sont discriminantes pour les personnes d’origine étrangère. A force de telles prises de position, ils vont arriver à me faire approuver l’euthanasie… du moment qu’ils se l’appliquent à eux-mêmes. Et vite…

Il est urgent de ne rien changer! Les performances du systèmes sont évidemment à ne pas toucher: il est trop cher puisque de l’aveu même de ceux qui en vivent, il faut minimum 3% de croissance pour le faire marcher. Et nous n'aurons pas une telle croissance avant longtemps… Début 2014, la France compte au moins 10 millions de pauvres! 3,2 millions de salariés au smic, 2 millions de personnes au RSA et 5,5 millions de chômeurs, au bas mot, toutes catégories confondues… Cerise sur un gâteau pourri, la France sera le premier émetteur européen de dette sur les marchés financiers en 2014!! Et il faut surtout ne rien changer…

Bruxelles attaque. Le rapport de Bruxelles sur la performance de l’économie française vient doucher les belles promesses naïves des peintres. Nous nous souvenons des démonstrations magistrales de Monsieur Bricolage et de son pierrot le fou qui paradaient sur les plateaux toute l’année 2013 pour nous expliquer que la France tiendrait ses engagements de 3% en fin d’année… Avant d’avouer, finalement, qu’ils négociaient en sous main avec l’Europe un délai de grâce de 2 ans supplémentaires! 2,8% de déficit en 2015, ont ils alors claironné! Et bien cette semaine, la Grosse Commission les a douchés, les benêts: la France atterrira à 4,2% en 2013, sera toujours à 4% en 2014 (si tout va bien) et finira péniblement à 3,9% en 2015… Malgré une croissance à 1,7%, déjà très optimiste! Quant au chômage, il sera toujours aux alentours de 11% en 2015 toujours selon Bruxelles… « La confiance est revenue », nous a expliqué pépère suite à la publication par l’INSEE de sa correction technique de ses prévisions de croissance pour 2013, passant de 0,2 à 0,3%! La confiance de qui en quoi, tu peux nous expliquer, Ducon?

L’inversion inversée. Mois après mois, les chiffres du chômage se suivent et se ressemblent, inlassablement, rappelant au petit corrézien l’échec total de sa politique depuis 2 ans. Janvier 2014, les chiffres de décembre augmentent encore et font battre un nouveau record à l’économie française: 3,3 millions de sans emplois! Pire, certains calculs montrent que l’augmentation annoncée (+9000 chômeurs) serait largement maquillée! D’abord nous ne comptons pas les radiations à la hache! Rien que sur le mois de janvier, plus de 286 000 radiations (DEUX CENT QUATRE VINGT SIX MILLE RADIATIONS, OUI MÔSSIEUR!) Précisons d’ailleurs que sur ces sorties, seulement 97.000 le sont pour retour à l’emploi… Nous voyons bien que les chiffres officiels sont largement bidons! Et ils espèrent, quoi, exactement? Ce qui compte dans ce genre de statistiques c'est le rapport entre personnes qui travaillent par rapport à ceux qui ne travaillent pas. Point. Nul besoin d'avoir fait sciences po pour comprendre cela.

On pactise? Le gouvernement a tout arrêté pour essayer de mettre au point le dernier machin de choupinet: le fameux « pacte de responsabilité » (FAITES UNE OVATION CHERS LECTEURS! WOOO), censé créer 1 million d’emplois d’ici le 2° tour de l’élection présidentielle de 2017 en échange de quelques baisses dérisoires de prélèvements sur les entreprises! 2 mois après l’annonce, alors qu’on voulait, qu’on devait aller vite, nous n'avons toujours pas la queue d’un début de visibilité sur le contenu du bouzin, à commencer par les économies que l’état s’engage à faire pour équilibrer la baisse des prélèvements… Pire revient l’idée d’une CSG progressive, soit une nouvelle augmentation d’impôts qui toucherait plus de 6 millions de foyers fiscaux! Comme j’ai fait socialiste 2° langue au centre de rééducation des esprits malades (enfin le lycée public, comme tout le monde…), je suis en mesure de dire que quand le gouvernement dit « économie », il faut comprendre « nouvel impôt sur les français ». Recettes attendues: 9 milliards! Merci qui? 

Le pacte, mais ce sont les socialistes qui en parlent le mieux… Gaëtan GORCE, sénateur PS de la Nièvre, est sans appel pour le machin… Pour lui, le petit François n’a ni la volonté ni les moyens de mettre en œuvre n’importe quel pacte de quoi que ce soit. Sur son blog, il sort même l’artillerie lourde contre le président : « il s’agit de donner un maximum de visibilité à une opération qui, sur le terrain, ne débouchera que sur des ersatz, mais qui jouera pleinement son rôle d’enfumage à Bruxelles… ». 

La dernière couleuvre? Elle vient de Jean-Marc qui n’en peut plus mais qu’importe. La dernière couleuvre qu’on lui a foutue dans le gosier date du week end dernier, quand la khmer verte DUFLOT, idiote au passage, a sorti dans Le Monde qu’elle soutiendrait « plutôt deux fois qu’une les manifestants de Notre Dame des Landes si elle n’était pas dans le gouvernement ». Alors même que, chacun le sait, c’est une marotte de notre bon Jean-Marc. Excédé, et nous le serions à moins, celui qui occupe encore Matignon aujourd’hui a demandé aux verts de « sortir de l’ambigüité ». Normal. Sauf que dès le jour d’après, il est revenu sur son coup de gueule en se répandant sur le tapis en soulignant « qu’on avait besoin de tout le monde »… C’est vrai que le courage n'est pas en manque dans ce gouvernement. En réalité, entre les deux prises de position bec, il y a sûrement eu un coup de fil du p'tit gros. Et il pense quoi, le monsieur Normal du Faubourg St Honoré? Il assume de se faire marcher dessus, ou plutôt que tout le monde marche sur la gueule de son premier sinistre si ça lui garantit le moins de candidats de gauche possibles au premier tour de la présidentielle de 2017… C’est ça, le calcul du bonhomme. Alors les « alliés » peuvent bien déféquer sur le bureau de Jean-Marc, ça ne changera rien. Reste à savoir si les enragés écolos seront prêts à renoncer à une candidature présidentielle pour soutenir un ersatz de socialiste de l’offre… Rien n’est moins sûr, tellement ces enragés sont prêts à tout. En attendant souhaitons du courage à Jean-Marc qui, si l’on en croit ce qu’on entend, ne devrait plus en avoir pour longtemps…

En direct du djihad: enfin une bonne nouvelle! Un groupe d’apprentis terroristes irakiens s’est fait sauter la gueule en pleine démonstration de leur « professeur d’attentats suicides ». 22 candidats au djihad se sont foutus en l’air en manipulant une bombinette… Comble du ridicule, ces branques étaient en train de tourner une vidéo de propagande dans la perspective d’un attentat suicide… Voyez les gars, faut bien écouter à l’école…

La tournée du patron… Je suis toujours surpris de voir que ceux qui s’intéressent un peu à la chose publique ne s’étaient pas arrêtés plus que cela au CV des ministres, à leur passé, à leurs forfaits pourrait-on dire. Ainsi le gentil Vincent PEILLON, le bien propre sur lui ministre de la deséducation nationale, a lâché ses sphincters idéologiques pour nous pondre en 2008 un étron en forme de livre sous le titre « la révolution française n’est pas terminée ». Au dos, le pitch commence ainsi: 
« À l’origine, au XIXe siècle, la République se présente comme une nouvelle foi, une religion qui remplace le catholicisme. Cette nouvelle religion laïque n’a jamais cessé de s’interroger sur ses dimensions spirituelles et morales ».
Il oublie de préciser que c’est la révolution de 1793 qui peut se définir ainsi, celle de la Terreur, de ROBESPIERRE, des génocides. Pas celle de la liberté, celle de 1789… Mais peu importe. Dans sa diarrhée intellectuelle, le gentil Vincent nous explique que:
« pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ».
Si je n’avais qu’une question, une seule, à poser à ce furieux idéologue, ce serait celle-ci: puisqu’il faut arracher l’enfant à tous ses déterminismes, comment se fait-il que vous ayez prénommé vos enfants Salomé, Maya, Elie et Isaac, très beaux prénoms au demeurant, mais sacrément chargés de sens? Et notons que la pauvre Salomé n’a définitivement pas échappé à ses déterminismes: la pauvrette a décroché, sur son seul talent évidemment, un poste de conseiller culturel à l’Ambassade de France en Israël… Saloperie de déterminisme…

Nos élus ont du talent. La campagne des municipales bat son plein. Le PS, donc le gouvernement et l’Elysée font tout ce qu’ils peuvent pour limiter la casse et arracher un symbole comme Marseille. Alors le pognon public déferle à grands coups de millions sur la Cité Phocéenne, dans les poches de MENUCCI ou presque. Un jour nous balançons des millions pour la sécurité, un autre nous renflouons toujours à coup de pognon public le tonneau des Danaïdes appelé SNCM… Mais il n’y a pas qu’à Marseille nous confondons les moyens publics avec ceux des candidats. Il faut savoir qu’à Paris, la mairie a mobilisé les services de nettoyage pour karchériser, ça ne s’invente pas, tous les affichages défavorables à l’héritière HIDALGO. Ça se passe comme ça, en Hollandie!

Chérie, tu viens aussi? Fait inédit sous la V° République, la femme de notre fantomatique Jean-Marc le nantais bénéficie depuis septembre dernier d’un cabinet à Matignon. Alors qu’il est incapable de sortir le moindre euro d’économie pour le pays, le voilà qui engage des dépenses pour caser bobonne… Bernard DEBRE, au titre du contrôle parlementaire, a même posé une question écrite au gouvernement. Sans réponse précise jusque là… Profs à la retraite, sous la gauche, c’est plutôt confortable comme situation…

A part ça, Radio France a un nouveau président en la personne de Mathieu GALLET. Une personnalité qui a fait toute sa carrière dans des cabinets ministériels de droite jusqu’à être nommé à l’INA. Notons que dans son dossier de candidature au CSA, il a proposé de rendre payants les podcasts et les replays d’émissions des antennes de RadioFrance…

A par ça, Le Point accuse un cabinet de conseil qui serait proche de COPE d’avoir surfacturé ses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012. Les experts cités anonymement dans cette enquête sont de toute bonne foi puisque les enquêteurs scrupuleux de l’hebdo les ont trouvé… rue de Solférino, c’est à dire au PS! Ca sent l’enquête sérieuse…

A part ça, le fils du breton bretonnant LE DRIAN, ministre de la guerre de son état, a été nommé directeur du contrôle interne et du contrôle de gestion de la Société Nationale Immobilière et fait partie à ce titre du comité exécutif. A 29 ans et un diplôme de petite école de commerce en poche (et je sais de quoi je parle), c’est pas mal pour un premier job…

A part ça, bah rien.

Ce pays est foutrement foutu.

mardi 25 février 2014

Hommage à Jean ZAY


Puisque la Nation se doit d'être reconnaissante avec les Grands Hommes, Choupinet a décidé de faire entrer au Panthéon 4 nouvelles personnalités, "de grandes figures qui évoquent l'esprit de résistance": 
  • Pierre BROSSOLETTE
  • Geneviève de GAULLE-ANTHONIOZ
  • Germaine TILLION et 
  • Jean ZAY. 
On attendait une femme, une féministe, une Olympe de Gouges, parité oblige nous eûmes la surprise d'entendre les noms de 2 hommes et de deux femmes. Le grand fraisier aimerait-il surprendre ?

Mais, je pose la question, peut-on considérer comme juste que la Nation honore un personnage qui considérait le drapeau national, le bleu, le blanc et le rouge, comme "un vil torche-cul", "une saloperie"? La Nation reconnaissante peut-elle occulter le poème ci-dessous écrit par Jean ZAY, grande figure socialiste et franc-maçonne de la IIIème?

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là… Quinze cent mille dans mon pays; quinze millions ailleurs. Quinze cent mille hommes morts, mon Dieu !… Quinze cent mille hommes pour cette saloperie tricolore… Quinze cent mille hommes morts, dont chacun avait une mère, une maitresse, des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur… Qu’est-ce que c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ? Quinze cent mille morts, mon Dieu! quinze cent mille morts pour cette saloperie, quinze cent mille éventrés, déchiquetés, anéantis dans le fumier d’un champ de bataille; quinze cent mille que nous n’entendrons plus jamais, que leurs amours ne reverront jamais. Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière, sans planches et sans prières… Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux de vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ? Ils ne sont plus que de la pourriture… Pour cette immonde petite guenille. Terrible morceau de drap cloué à ta hampe, je te hais férocement ; oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toute la misère que tu représentes, pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicla sous tes plis, je te hais au nom des squelettes… Ils étaient quinze cent mille… Je te hais pour tous ceux qui te saluent, je le hais à cause des peigne-culs, des cons et des putains qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre ; je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial, le défi aux hommes que nous ne savons pas être ; je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le bleu que tu volas au ciel, le blanc livide de tes remords… Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups, les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires, que tu es pour moi de la race vile des torche-culs".
Jean Zay - 6 mars 1924.
Curieusement, après l'annonce faite au Mont Valérien par le Grand Fraisier, aucun média n'évoqua ce poème, cet accroc de taille dans le parcours d'un homme que la Socialie d'aujourd'hui ne pouvait pas ne pas honorer.

Je doute que l'entrée au Panthéon de Jean ZAY eut été acquise aussi facilement si le grand public avait eu connaissance de ce poème...

Dogmatisme politique, quand tu nous tiens ...

dimanche 16 février 2014

Et si plutôt que de critiquer il y avait des solutions?


J’ai toujours défendu les mêmes principes : liberté en tout, en religion, en littérature, en philosophie, en industrie, en politique, et par liberté j’entends le triomphe de l’individualité tant sur l’autorité qui voudrait gouverner par le despotisme que sur les masses qui réclament le droit d’asservir la minorité à la majorité.

Le despotisme n’a aucun droit. La majorité a celui de contraindre la minorité à respecter l’ordre : mais tout ce qui ne trouble pas l’ordre, tout ce qui n’est qu’intérieur, comme l’opinion; tout ce qui, dans la manifestation de l’opinion ne nuit pas à autrui, soit en provoquant des violences matérielles soit en s’opposant à une manifestation contraire; tout ce qui, en fait d’industrie, laisse l’industrie rivale s’exercer librement, est individuel, et ne saurait être légitimement soumis au pouvoir social.

Avec une crise qui n’en finit pas, une angoisse sourde permanente, notre pays va de mal en pis. Je pense que la source d’une large partie de ses maux vient d’un État envahissant, ayant petit à petit atrophié la société civile, la sphère économique et la souveraineté individuelle. Cette étatisation de la société est d’autant plus dommageable que l’État, du clientélisme électoral à l’interventionnisme économique, est largement instrumentalisé par des intérêts privés. La classe politique aujourd’hui est largement prisonnière de ses clientèles électorales ou de ses propres intérêts. Elle est soumise à une influence démesurée de l’étatisme à droite comme à gauche et c’est la raison pour laquelle l’organisation de la société ne peut se passer que par des citoyens libres venant de la société civile.

Reconnaissons que jamais en temps de paix, l’État n’a eu une telle place dans notre société, dans la vie et dans les esprits. Nous détenons le record mondial du nombre d’élus par habitant. Les dépenses publiques sont passées de 12,6% du PIB en 1912 à 39% sous de Gaulle et à plus de 56% aujourd’hui. A un État déjà envahissant et couteux, en une génération, nous avons hérité d’un infra-Etat, des collectivités locales gourmandes et un supra-Etat, une union Européenne bureaucratique et jacobine. Sans d’ailleurs que l’Etat national ne diminue significativement. 

Jamais nous n’avons été autant gouvernés, dirigés, soignés, scrutés, infantilisés, taxés et commandés. Jamais nous n’avons autant cédé de liberté pour une sécurité si incertaine que l’angoisse de l’avenir ronge notre pays de sa jeunesse à ses anciens. Jamais les bureaucrates, les politiques et les syndicalistes n’ont disposé à notre place d’une aussi grande partie du fruit de notre travail ou de notre épargne. Nous travaillons et ils décident. Ils décident de notre culture, de nos soins, de notre retraite, de l’école, de nos enfants, de notre logement, de nos investissements ou de nos loisirs. 

Jamais le capitalisme de copinage n’a autant fait les poches des contribuables. Des grandes banques aux industries agro-alimentaires, des entreprises de presse à celles de la culture ou du bâtiment ; une longue file d’intérêts privés ont instrumentalisé l’État pour nous interdire de choisir ou pour nous forcer à les soutenir. Jamais depuis longtemps, le pillage invisible des classes moyennes au profit de l’État et des grandes banques par la planche à billets de la banque centrale et l’inflation n’a été aussi intense. Jamais depuis la loi de 1881 –hors période de guerres-, la liberté d’expression n’a connu une telle accumulation de clauses restrictives pour servir des clientèles électorales ou pour protéger le pouvoir politique. Jamais nos lois n’ont été un tel maquis inextricable et instable favorisant le procédurier au détriment du citoyen. Jamais les jolis mots de fraternité, générosité et solidarité n’ont été autant détourné de leur sens pour devenir le masque hypocrite d’un vote « bonne conscience » destiné à vivre aux dépens des autres au travers de l’Etat.

Ce monde n’est pas un monde libéral, c’est un monde dominé par des organisations étatiques surdimensionnées, par une classe politico-syndicale pléthorique et par une liste de plus en plus longue d’intérêts particuliers achetés avec les ressources publiques. Cette crise n’est pas une crise libérale, ce n’est pas une crise du capitalisme libéral, c’est une crise de l’interventionnisme monétaire, du capitalisme de copinage et du surendettement d’État. Rien, en l’absence de catastrophe naturelle et de guerre, ne justifie un tel désastre économique, un tel gâchis, une telle morosité et une telle angoisse. Et au milieu de ce désastre, le débat public a été confisqué par des politiciens inamovibles, des experts autoproclamés fiers de murmurer à l’oreille des puissants et des syndicalistes qui ne représentent personne. Tous rivalisent d’imagination pour nous proposer encore davantage d’interventions, encore davantage de taxes, encore davantage de protectionnisme, encore davantage de pouvoir pour l’État et encore davantage de planche à billets.

Nous devons revenir à ce qui a fait la force de notre civilisation : la liberté individuelle, la propriété individuelle et la responsabilité individuelle sous le règne du Droit égal pour tous. Et un État régalien simplement chargé de faire respecter ce Droit.

Notre pays a une immense tradition libérale, il est temps de s’en rappeler.
Nous sommes des adultes libres et responsables, pas des enfants attardés devant être grondés par un Etat-papa et mouchés par un Etat-maman.
C’est aux citoyens de fixer les limites de l’action de l’État, pas le contraire.
C’est aux citoyens de contrôler la classe politique, pas le contraire.
C’est aux associations libres de permettre aux Hommes de s’entre-aider, pour donner ou pour travailler ensemble ou pour mutualiser les risques.
C’est aux individus de décider comment chercher le bonheur.
C’est aux individus de décider comment vivre, créer ou aimer.
C’est aux individus de décider avec qui travailler ou échanger.
C’est aux individus de décider avec qui partager et avec qui s’associer.
C’est aux individus de décider quels artistes soutenir et quelle presse lire.
C’est aux individus de décider quand consommer et quand épargner.
C’est aux individus de décider où investir et où entreprendre.
C’est aux individus de décider où se soigner et où instruire leurs enfants.
Nous n’avons pas à mendier le droit de conserver le fruit de notre travail, de nos échanges et de notre épargne.
Nous avons le Droit de vivre libre.
Notre droit à la liberté, notre droit de propriété sont inaliénables.
Il faut arrêter les étatistes bavards saccager notre avenir et celui de nos enfants, détruire nos libertés et mettre à terre notre civilisation.
Il est temps de sonner le tocsin de l’étatisme délirant.

  • Abandonner le fatalisme et le défaitisme.
Ce n’est ni une fatalité, ni une situation devant obligatoirement se perpétuer. Les choses changent. L’histoire est remplie de courants de pensée marginaux revenant sur le devant de la scène. 

Bien sûr, demain matin 60% de la population ne va pas brutalement se réveiller libérale. Il n’y a pas d’interrupteur on/off en politique. Mais ce ne sont jamais des majorités qui font bouger les lignes, mais des minorités actives avec un corpus doctrinal cohérent. 

  • Quitter temporairement le jeu politique.
Un centre droit modérément libéral peut se reformer soit grâce des micro-partis libéraux nouant intelligemment des alliances, soit par des regroupements d’élus déjà libéraux. Il est même probable que la droite dans son ensemble, un fois dans l’opposition, retrouve sur certains points des accents libéraux ne serait-ce que pour se distinguer du gouvernement en place. Tant mieux, mais je pense qu’il y a aussi une place pour une organisation beaucoup plus percutante se positionnant en dehors de ce jeu de droite, centre ou gauche.
  • Renouer avec le libéralisme classique.
Les arguments utilitaires ont un rôle qu’il ne faut pas négliger, mais je pense qu’il est nécessaire de partir et de s’appuyer en permanence sur des arguments éthiques. « Non, il n’est pas juste que Paul utilise l’Etat pour prendre à Pierre » etc…

L’école française à travers des auteurs comme Frédéric BASTIAT fournit un grand nombre de textes de qualité. Cette littérature sort le libéralisme d’un langage austère et économétrique qui ne parle pas à beaucoup de gens. Elle permet aussi de rappeler que la France a une grande tradition libérale hélas oubliée.

  • S’appuyer largement sur l’Ecole Autrichienne d'HAYEK.
L’Ecole autrichienne, à travers sa théorie du cycle, propose une explication convaincante des phénomènes à l’origine de la crise que nous connaissons.

De surcroît, une remise en cause du système monétaire et bancaire tel qu’il fonctionne actuellement est indispensable pour être audible sur tous les autres sujets. Cette crise attribuée à tort au libéralisme et à l’économie de marché a un effet dévastateur sur l’image du capitalisme libéral. Si nous ne parvenons pas à expliquer simplement au grand public en quoi cette crise n’est pas libérale, il est de toute manière inutile d’essayer de défendre le libéralisme pendant des décennies.

D’une manière générale, il est important de dénoncer le capitalisme de connivence avec autant de vigueur que la bureaucratie étatique. Il est dévastateur pour l’image du libéralisme de s’indigner -à juste titre- des privilèges statutaires de la fonction publique catégorie C tout en restant silencieux sur les détournements de ressources par le biais de subventions ou manipulations monétaires par des dirigeants en costume cravate.

  • Proposer directement un désengagement massif de l’Etat.
Je pense qu’il est finalement aussi simple, plus compréhensible et plus utile de défendre directement un Etat très réduit plutôt que des « réformes » ici ou là. L’Etat doit assurer les fonctions régaliennes ainsi que le financement de l’instruction et des soins, les infrastructures et quelques fonctions réglementaires.

Le discours sur la transition doit être particulièrement soigné et réaliste pour rassurer. Aller vers l’inconnu est toujours angoissant, c’est rationnel. On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne.

  • Eviter le langage « manager entrepreneurial».
« Tournons-nous vers l’avenir moderne pour une société ouverte et jeune de croissance dynamique et ambitieuse ». C’est sympathique, mais ça ressemble trop à la Pravda des gazettes internes des entreprises pour être pris au sérieux.

Le libéralisme n’est pas une doctrine au service des entrepreneurs. Même si sociologiquement cette catégorie est déjà plus sensibilisée au libéralisme, il est important de diffuser ces idées au plus grand nombre. Le libéralisme doit être populaire avec des messages auxquels tous peuvent s’identifier, quel que soit le métier exercé par ailleurs.

  • Eviter le langage libertaire.
Comme l’a expliqué HAYEK, il ne s'agit pas d'être des conservateurs politiques. Il me semble possible de défendre les libertés civiles de manière cohérente (y compris sur la drogue par exemple) sans utiliser un langage libertaire sociologiquement très marqué, de surcroît passé de mode, et qui pourrait inutilement faire fuir une partie de l'auditoire.

  • Eviter le langage économétrique grondeur.
Il est parfois difficile d’éviter d’utiliser les chiffres, mais il est important de se rappeler que je ne suis pas un soviétologue gestionnaire de la société française plus raisonnable que des gestionnaires socialistes.

Les Français ne dépensent ni trop, ni pas assez pour les soins ou les transports. Le problème est qu’ils ne choisissent pas. Ils ne partent ni trop tôt, ni trop tard à la retraite. Ils ne travaillent ni trop, ni pas assez. Cela dépend des individus et le problème est qu’ils ne choisissent pas et payent les uns pour les autres. Les gronderies collectives assimilées au libéralisme doivent être évitées.

  • Identifier les vrais adversaires.
Un instituteur compétent qui passe sa journée à batailler pour transmettre à des enfants parfois peu réceptifs des connaissances, qui peut parfois en perdre le sommeil et qui ouvre sa radio pour entendre des personnes identifiées comme libérales lui faire la leçon doit probablement avoir envie de sortir la mitrailleuse lourde.

Je n'ai pas envie de m'attaquer aux personnes, ou aux métiers, mais sans états d’âme au cadre institutionnel, aux statuts et à ceux qui le protègent.

Mes adversaires sont avant tout les étatistes, c’est-à-dire ceux qui justifient la place actuelle de l’Etat dans la société.

  • S’attaquer au Pouvoir en tant que tel.
La démocratie est le pire régime à l’exclusion de tous les autres. Le fait qu’une décision soit démocratique n’entraine pas sa légitimité contrairement à ce que veulent faire croire les Rousseauistes. La démocratie est donc bien sûr supérieure à la tyrannie et au despotisme, mais chaque fois que cela est possible, les choix et la conscience individuelle sont supérieurs aux décisions prises pour tous par l’Etat, même contrôlé par des politiques élus démocratiquement.

S’attaquer à l’oligarchie, critiquer le Pouvoir étatique –même démocratique-  en tant que tel, est nécessaire lorsqu’il sort de son périmètre.

  • Reconnaître la légitimité du sentiment patriotique sans discours essentialiste, nationaliste, ou discours bisounours.
Même si ce n’est pas le cœur de mon message, nous ne pouvons pas aujourd’hui faire l’impasse sur l’identité culturelle.

La France peut parfaitement bâtir un discours qui ne soit ni lepénisant, ni bisounours en mettant l’accent sur l’importance des comportements décents et la responsabilité individuelle, plutôt que sur les « comportements forcément légitimes s’ils expriment une souffrance » et les responsabilités collectives.

Un discours qui s’adresse à la fois aux Français enfants d’immigrés ne se sentant pas reconnus et aux Français depuis de nombreuses générations craignant d’être dépossédés de leur patrie.

Le sentiment patriotique n’est pas l’adversaire du libéralisme.

vendredi 14 février 2014

Réseau social, identité sexuelle: l'escargot est-il une solution?



C'était bien embêtant.

Jusqu'ici, les petits enfants et vieillards cacochymes qui se donnaient à peu de frais le sentiment d'enfin exister en se composant un profil sur la merveille sociale FB, c'est-à-dire en cliquant sur des options, n'avaient, pour révéler leur sexe à la terre entière et quelques aliens venant d’autres galaxies que le vieux choix binaire entre « homme » et « femme », alternative, on en conviendra, passéiste, obscurantiste et digne des plus cruels jours de l'Inquisition lorsque Bernard GUI galopait en carosse dans les campagnes de Provence.

Toujours attentifs à se placer à l'avant des avancées (sociétales) plutôt que se trouver à l'arrière du train du progrès compassionnel, ce qui les mettrait à l'avant de rétrogrades résidus, bref, soucieux de ne pas s'exposer aux moindres critiques, plaintes, récriminations (et actions en justice ) du plus petit, mais bruyant, groupe minoritaire et privilégié, les dirigeants de FB ont décidé de réagir contre cette insupportable violence sexiste, et ont – il était temps – créé deux nouvelles options nommées « transsexuel » et « intersexuel ». Pourquoi ces vocables plutôt que « hermaphrodite » ou « androgyne », je ne sais point, peut-être est-ce réservé pour une ultérieure annonce, peut-être ces vieux mots ont-ils été jugés coupables de dégager des relents d'un passé à abolir, peut-être enfin, et plus probablement, parce qu'ils sont ignorés des démiurges messianiques de l'internet 2.0.

Je devine mal ce qui sépare le trans de l'inter, il se peut que le premier se promène à travers les sexes, et le second entre, subtile différence, il faudrait aller y voir de près, et observer quelques usages copulatoires.

La résolution d'une difficulté peut entraîner des conséquences, et la sortie des catégories homme et femme (ni hommes, ni femmes, tous Auvergnats, proclamait-on jadis à SAINT FLOUR, peut-être est-ce hors sujet) doit logiquement éliminer l'utilisation du « il » (he) et du « elle » (she), qui seront donc remplacés par le plus consensuel « it ».

It est neutre (très bien), selon les dictionnaires de langue anglaise ce qui signifie que ce pronom désigne autant « il » que « elle » (parfait) et qu’on peut, par exemple, l'appliquer à un enfant dont le sexe est inconnu (en raison non d'une particularité anatomique, mais du contexte du discours), pour le reste, il convient essentiellement aux choses, ce qui est plus ennuyeux, car contenant une menace de négation de l'humanité du « trans » et de « l'inter ».

Plus grave, le geste bienveillant de FB ne s'applique encore qu'à ses sites anglophones, mais il est prévu, et promis, que les ni homme, ni femme de tous pays pourront bientôt bénéficier de la même attention en leur langue, on peut donc supposer que demain les vaillants informaticiens, financiers et communicants de FB  vont découvrir que certaines langues ignorent le neutre, comme c'est le cas de la langue française, qui ne pourrait, en l'occurrence, traduire « it » que par « cela » ou « ça ». C'est ce qui s'appelle tomber de Charybde en Scylla.

A moins que ne soit adoptée la solution élégante consistant à remplacer ces « il » ou « elle » par un pictogramme, lequel devrait, cela va de soi, se garder de reprendre des stéréotypes « genderisés » tels la jupe ou le pantalon, les cheveux longs ou la coiffure en brosse, je suggère donc l'hermaphrodite escargot.

Bref, débile. Cette civilisation est foutue.

mardi 11 février 2014

Népotisme - mode d'emploi


Entré il y a bien longtemps dans la politique pour assouvir ce besoin de résoudre les problèmes des autres même quand ils n’en avaient pas, vous y êtes resté suffisamment longtemps pour en connaître tous les rouages, tous les coups fourrés et les manigances sordides. Ayant sacrifié votre vie à votre carrière, vos rejetons, de solides bons-à-rien glandouilleurs, doivent maintenant être casés rapidement ou risquer de devenir d’encombrants fardeaux. Ferez-vous l’erreur d’un népotisme trop visible ? Pour éviter ce piège, voilà quelques conseils que vous devrez suivre impérativement pour éviter l’écueil de ce favoritisme risqué qui pourrait vous coûter cher médiatiquement.

Premier conseil :
Le premier conseil est d’évidence mais il fait partie de ces banalités qui doivent être rappelées régulièrement : pour placer votre progéniture aux sommets, attendez tout de même qu’elle ait fini ses études. Si la valeur n’attend certes pas le nombre des années, pour certains postes, il faut tout de même avoir un diplôme ou au moins pouvoir prétendre avoir accompli un cycle d’études complet. On se souviendra des déboires d’un certain Jean Sarkozy lorsqu’il fut subitement propulsé à la tête de l’EPAD alors que son diplôme de droit n’était pas encore tout à fait acquis et qui avait légèrement fait rire dans les journaux, au point de forcer le pouvoir en place à ne pas valider l’option prise et renvoyer le cher enfant à ses études. Valable aussi pour la progéniture de Salomé PEILLON nommée à un prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël. Je passe outre la nomination ratée de GAYET à la villa Médicis que la pression médiatique a fait avorter. Je passe aussi outre le clin d’œil à Frédéric M, appelé encore « papa m’a dit », fils de tonton ainsi que l’affaire LAIGNEL (PS).

Second conseil :
Le second conseil sera plus subtil : si népotisme il y a, ne l’accompagnez pas d’une juteuse subvention qui finira par se voir dans les comptes de l’institution publique que vous pilotez ! Bien sûr, placer un fils ou une fille quelque part nécessite parfois un petit encouragement financier envers cette institution qui subira accueillera votre descendance mais la somme doit rester modeste. Et non, 400.000 euros n’est pas une somme modeste, monsieur HUCHON, même s’il s’agit de votre fils et de votre belle-fille, et qu’un musée du Chili se trouvera ragaillardi par cette arrivée pratique d’argent du contribuable français (et francilien, en l’occurrence). Quelques discrètes enveloppes, quelques milliers d’euros et une bonne bouteille, ça passe encore, mais plusieurs centaines de milliers d’euros, non. La démesure peut vous perdre, éloignez-vous en !

Troisième conseil :
Le troisième conseil vous imposera la discipline de népotiser avec jugeote : si vous devez pistonner votre enfant, assurez-vous qu’il ne soit pas trop ostensiblement mauvais ou trop en décalage avec le niveau requis. Par exemple, Amin KHIARI, le fils de la vice-présidente socialiste du Sénat, a été viré du Pôle Léonard de Vinci parce qu’il manquait cruellement de compétences, mais touchait tout de même 165.000 euros par an. Le pompon, bien sûr, fut lorsque sa délicieuse maman tenta de récupérer pour lui … la présidence de l’EPAD, celle-là même qui avait vu exploser Jean SARKOZY en vol quelques années plus tôt ! En tout cas, retenez que vos lardons devront avoir un niveau minimum sauf à se faire repérer. Et n’essayez pas l’EPAD, c’est mort de chez mort, vérolé autant par l’UMP que par le PS.

Quatrième conseil :
Le quatrième conseil vous concernera plus directement : si vous tentez le népotisme, c’est bien parce que vos enfants, aussi peu capables soient-ils, comptent un peu pour vous. Dans ce cas, épargnez-les des querelles internes de votre parti, qui pourraient rejaillir à mauvais escient lorsque vous aurez enfin réussi à placer vos rejetons. Ceci vous évitera les sueurs froides qu’on devine sur l’échine courbée par le labeur d’un Jean-Yves LE DRIAN auquel sera revenu la lourde tâche de déminer les bisbilles intestines dans les différentes ailes du Parti Socialiste, bisbilles ressorties à la suite de l’embauche de son fils Thomas en qualité de chargé de mission auprès du président du directoire de la SNI, une boutique de gestion de parc HLM…

Dernier conseil :
Enfin et surtout, quoi qu’il arrive, partez du principe qu’à l’heure d’internet, qu’en cette période où tout finit par se savoir, se twitter, se partager sur Facebook, votre népotisme ressortira à un moment ou un autre. Dans ce cas, et même si c’est évident, niez toute tentative de favoritisme, niez farouchement comme jadis certains ministres le firent, « les yeux dans les yeux » s’il le faut. N’admettez rien, et mieux, contrattaquez vertement en traitant vos adversaires de fachos ou d’extrémistes sans foi ni loi. Et c’est ainsi que même lorsque l’évidence crève les yeux, même lorsque l’ambassade de France elle-même corrobore l’information, vous pourrez largement éparpiller la critique et faire oublier votre coup de piston royal sous les tombereaux d’accusations ridicules que vous userez contre ceux qui nuisent à vos intérêts.

Si vous respectez bien ces différents conseils, et si, de façon générale, vous jouez discrètement et profil bas, vos enfants jouiront eux aussi des deniers de la République, des effets de réseau et des petits arrangements et autres renvois d’ascenseur que la vie politique vous aura aménagés au cours du temps. Vous m’objecterez à raison que ces conseils ne garantissent pas, même respectés, que vos manœuvres restent discrètes ; bien sûr, il faudra toujours s’arranger avec les journalistes, et ce sera d’autant plus vrai que tous ne peuvent pas être subventionnés, et que tous ne sont pas de votre bord politique.


Mais rassurez-vous : la France est un tel fromage qu’un petit trou de plus pour vos enfants y passera probablement inaperçu !

A français de souche, français et demi


La caractéristique principale du Minable, c’est sa propension à donner des leçons. D’où sa présence massive parmi les profs, les journalistes, le personnel politique. Ce qui bien sûr n’exclut pas qu’il n’y ait de grands profs, de bons journalistes, voire des politiques intelligents. Mais bon…

Après l’émission Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du Conseil National du PS, Mehdi OURAOUI, ancien directeur de cabinet d’Harlem DESIR, et Naïma CHARAÏ, présidente de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l’intervention d’Alain FINKIELKRAUT «d’inacceptable» et «dangereuse». Ils s’inquiètent précisément de l’usage par le philosophe de l’expression «Français de souche»«directement empruntée au vocabulaire de l’extrême droite».

Le malheureux FINKIELKRAUT a cru bon de répondre — non pour se justifier, mais parce que c’est son métier de rendre les autres intelligents, treizième des travaux d’Hercule: 
«Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l’émission Des paroles et des actes, j’ai dit que face à une ultra-droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation. La gauche en se détournant de l’intégration abandonne de fait cette offrande. Manuel VALLS a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David PUJADAS et moi – des origines étrangères et que c’était tout à l’honneur de la France. J’ai acquiescé mais j’ai ajouté qu’il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. L’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n’aurait pas de droit de cité en France, c’est l’origine française. Mes parents sont nés en Pologne, j’ai été naturalisé en même temps qu’eux en 1950 à l’âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général DE GAULLE mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. Aujourd’hui, on peut dire absolument n’importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d’être taxé de racisme au moment où j’entonne un hymne à l’intégration, et où je m’inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation.»
Admettons que l’expression «Français de souche» soit aujourd’hui délicate à employer, surtout depuis qu’elle sert d’étiquette à un site dont la mesure ni le bon goût ne sont les qualités dominantes. Admettons qu’un philosophe doive utiliser les mots avec circonspection. Oui, admettons…

Mais comment admettre que le PS décide d’interdire les mots qui le défrisent? À l’intolérance de ceux que leur étiquette «de gauche» ne préserve pas du malheur d’être des abrutis, répondra tôt ou tard l’intolérance massive d’une foule d’abrutis qui revendiqueront crânement, et dans la rue, une étiquette «de droite».

D’ailleurs, ils la revendiquent déjà. L’un des exploits les plus remarquables de ce gouvernement de peintres est d’avoir rassemblé des centaines de milliers de personnes qui n’existaient pas collectivement, et qui désormais s’expriment d’une seule voix. On salue bien bas.

Au passage, et quitte à chicaner sur les mots, comment distinguer les Français nés en France depuis plusieurs générations et ceux de toute fraîche importation, nés à l’étranger — FINKIELKRAUT lui-même ? Parce que la distinction, quoi qu’on en pense, fait sens : on n’est pas français comme le camembert est normand : on l’est parce qu’on le mérite.

On ne naît pas Français — on le devient, même quand on a des parents inscrit au registre national depuis lurette. On le devient en s’affranchissant des coutumes, des relents familiaux, des communautarismes de toutes farines, des habitudes religieuses exotiques, des impératifs gastronomiques exogènes. On est français parce que l’on maîtrise la langue et parce que l’on a accepté les caractéristiques de la civilisation française.

Il ne s’agit pas de nationalisme. Il s’agit de terre et de terroir. Il faut être bête comme peut l’être Claude ASKOLOVITCH pour croire que «terroir» est une expression pétainiste, alors que c’est la façon la plus simple de distinguer un Bayonne taillé dans la croupe d’un honnête porc pie noir basque d’un jambon issu d’une quelconque carcasse danoise élevée en batterie.

Alors, d’accord, sur nos papiers d’identité, rien ne spécifie nos origines, et c’est tant mieux. C’est tout à la gloire de la France, justement, que de refuser l’inscription de la religion, telle qu’elle se pratique dans nombre de pays — y compris en Europe — et telle qu’elle se pratiquait sous PETAIN. 

Parler la langue et la culture, comprendre que ce vieux pays est laïque sur un antique fond chrétien et gréco-romain, admettre qu’il y a des caractéristiques communes (la combinaison paradoxale d’une réelle fierté nationale et d’une tendance à l’auto-dépréciation, par exemple), sourire même à une certaine bêtise française, voilà ce qui caractérise le «Français de souche». Les détracteurs de FINKIELKRAUT sont loin, très loin, de posséder sa maîtrise de la langue et de la culture française. Ni son sens de la dérision.

Tout cela pour dire… que la débauche du politiquement correct, en dehors de ses velléités castratrices typiques, engendrera fatalement, à terme, une réaction bien plus terrible que prévue. Ce qui est prévu de toute évidence, c’est la montée du FN, en prévision d’un 2017 où l’UMP, débordée sur sa droite, serait absente au second tour, et laisserait le PS étaler sa morgue face à une droite bleu-marine réduite à ses appuis traditionnels: stratégie imbécile, parce qu’il n’y aura pas, en faveur d’un président qui est actuellement tombé à 19% d’opinions favorables (mais il peut mieux faire…), de retournement comme on en a vu en faveur de CHIRAC en 2002. Non, ce que le politiquement correct attise, c’est la montée d’une droite extrême, qui s’exprimera dans la rue avant de s’exprimer par la violence — et qui s’exprimera dans les urnes aux municipales et plus encore aux européennes.

Ce qui nous guette, c’est la venue d’un fascisme dur — parce que le parti du Camp du Bien est fini, fichu, foutu, à force de se caricaturer dans des initiatives qui sont autant de chiffons rouges, faute de drapeaux de la même couleur. Incapable d’affronter les réalités économiques, le gouvernement et ses affidés ont décidé de bouger essentiellement sur le plan «sociétal» — et ça ne leur porte pas bonheur. Les bobos parisiens qui nous gouvernent devraient de temps en temps redescendre dans le pays réel, et mesurer exactement l’exaspération: nous sommes à deux doigts de l’émeute, et ils perpétuent leurs délires.

Ce que le conducteur de taxi ne vous dira pas


Les taxis ont encore bloqué Paris pour protester contre la concurrence jugée déloyale des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Les taxis parisiens se plaignent d'avoir une licence hors de prix à acheter, licence pouvant dépasser les 200 000 euros. Les taxis disent crever la dalle et bosser 10 à 15 heures par jour pour des clopinettes. Les taxis parisiens disent avoir plus de charges à payer que les VTC. Ils disent aussi avoir recours à des formations pour être meilleurs quand les VTC n'ont rien à faire si ce n'est prendre le volant.

Bref les taxis parisiens, puisque c'est essentiellement eux qui manifestent, sont en colère. La concurrence, ça les énerve.

Oui, c'est bien beau tout cela mais ce que les taxis parisiens ne vous disent pas, c'est que si les licences sont si chères, c'est parce qu'ils en ont eux-mêmes organisé la rareté en validant depuis des lustres le principe du numerus clausus limitant le nombre de nouveaux entrants dans la profession. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas non plus, c'est qu'avec les VTC, lorsque la voiture arrive, le compteur n'affiche pas déjà 8 ou 10 euros. Normal, me direz-vous, dans les VTC, il n'y a pas de compteur. C'est vrai, avec eux, l'avantage, c'est que pour le prix de la course, tout est dit d'avance. Ce que le taxi parisien ne dit pas aux micros de BFM, c'est qu'un chauffeur de VTC met un point d'honneur à avoir une voiture nickel, généralement un modèle moyen ou haut de gamme, aussi propre dehors que dedans parce que entre chaque course, le gars, il fait le ménage. Ce que ne dit pas le taxi parisien, c'est que lorsque vous montez dans un VTC, le chauffeur a le sourire, vous dit bonjour, s'assure que tout va bien, que la climatisation n'est pas trop forte, que la musique ne vous indispose pas - d'ailleurs, probablement, vous proposera-t-il de choisir vous même la radio que vous voulez écouter -, certains iront même jusqu'à vous signaler qu'il est possible de fumer dedans. Mieux encore, rien qu'en vous regardant, le VTC saura s'il doit faire la conversation ou se taire. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas, c'est que le VTC, lui, son terminal de paiement par carte bancaire fonctionne en permanence, jamais en panne; les chèques, il prendra si nécessaire. Ce que le chauffeur de taxi ne vous dit pas non plus c'est que le chauffeur VTC n’oubliera jamais de descendre pour vous ouvrir la porte et vous aider à décharger vos éventuel bagages. Le chauffeur VTC a toujours le sourire lui et rendre service à son client, qu'il considère comme un client et non comme "une prise en charge", fait partie du job. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas, c'est que le VTC parlera le Français et sans doute une autre langue à l'instar du taxi parisien dont nombre d'entre eux ne feront aucun effort pour parler l'anglais ou une quelconque autre langue internationale. Ce que le taxi parisien ne vous dira pas non plus, c'est que le VTC est toujours là à l'heure et qu'il ne vous entubera pas sur le parcours ou le tarif

Les chauffeurs de taxi parisiens peuvent continuer à se plaindre autant qu'ils veulent pour défendre leurs intérêts corporatistes, il faudra juste qu'ils comprennent, pour peu qu'ils acceptent de penser par eux-mêmes et non par syndicalistes interposés, que les temps changent et que faire le taxi ne suffit pas, il faut en plus assumer un service, de qualité s'entend.

En Italie, en Allemagne, au Royaume Uni, à Hong Kong, à Shanghai, à New York ou Chicago, les VTC existent depuis fort longtemps et je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler de concurrence déloyale ni d'opérations escargots emmerdantes de la part des taxis classiques..

Ah oui, au fait, ce que ne vous disent pas les chauffeurs de taxis parisiens, c'est que les VTC sont utilisés à 80 ou 90% par des hommes et femmes d'affaires pour des déplacements professionnels; alors concurrence oui, mais point trop...