mercredi 12 novembre 2014

« Ce n’est pas cher, c’est l’État qui paye… »


Un petit retour sur la prestation ratée du représentant (très content de lui) de ce qui reste de la France. J’avoue n’avoir pas tenu plus de 10mn pour écouter le bafouilleur. Donc je ne peux décemment pas me permettre de juger. 

Si ce n’était pas aussi grave, le pathétique DE service, (qui devrait être AU service de la France), nous ferait presque rire, tant il est déconnecté de la réalité… TF1, qui sait exceller dans l’art de la télé-réalité, a donc fait un casting pour sélectionner quelques français. Pas trop quand même. 4, c’est bien 4. Ils ont posé des questions au président qui a répondu systématiquement à côté.

Le chômage? Pas bien, il faut lutter contre le chômage et il s’y emploie blablablablablabla.
Les jeunes. C’est bien d’être jeune et blablablablablabla.
Les vieux? C’est triste d’être vieux, alors blablablablablabla.

Tous les journalistes, gentils et plutôt braves, nous avaient prévenus. Le président viendra avec des annonces, il n’aura pas les mains vides, pensez donc, c’est une allocution de mi-mandat… et quel mandat!

Alors il a annoncé des trucs comme assister un peu plus encore les déjà assistés avec l’argent que l’on n’a pas, ce qui l’a logiquement amené à promettre aux autres que les impôts « promis, juré, craché » n’augmenteraient plus jamais… foi de socialo. Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, les députés rivalisent de créativité fiscale avec une efficacité redoutable.

Je ne suis pas contre l’assistanat, je suis même pour que tout le monde soit riche, beau, en bonne santé. Le petit problème c’est que tout cela doit être financé d’une façon ou d’une autre, par l’impôt, par la dette ou par la création de monnaie. Quelle que soit la méthode choisie, il ne faut pas se leurrer, il faudra payer à un moment ou un autre.

La création monétaire et la dévaluation. On ne peut plus puisque nous avons fermé notre planche à billets pour la refiler aux Allemands (d’ailleurs, la BCE est en Allemagne, ce qui n’est pas un hasard).

La dette? On peut toujours essayer d’aller « encore plus loin, encore plus vite selon la même trajectoire tout en gardant le cap » comme dirait l’autre à l'Elysée, mais cela semble un peu compliqué. Bruxelles n’est pas forcément d’accord et les marchés qui nous prêtent finiront par tousser.

Alors il nous reste les impôts. Cet imbécile économique profond nous avait promis « l’inversion de la courbe du chômage »… Inversion qui, au bout de deux ans et demi, se fait toujours attendre avec des résultats chaque mois de plus en plus déplorables. C’était une évidence économique que je vous ai à mainte reprises commentée. Le chômage ne peut pas baisser, ne baissera plus ou de façon que très momentanée, la robotique va finir par débouler, confirmant notre défaite dans la bataille de l’emploi, avec ou sans croissance.

Alors notre bon Roi a fait la plus stupide des promesses qu’il ne fallait surtout pas faire. Il nous a promis… qu’il n’y aurait plus d’augmentation d’impôts, une promesse qu’il sera incapable de tenir plus de 6 mois. Effet d’annonce uniquement ou effet sémantique. Certes, il peut nous expliquer que créer une nouvelle taxe sur quelques machins que ce soit ce n’est pas les « impôts sur le revenu », que les taxes locales, régionales, départementales ne sont pas des impôts et que ce n’est pas sa faute à lui si tout cela augmente, surtout que l’État se désengage et donne de nouvelles compétences aux régions dans une hypocrisie évidente, il n’en restera pas moins que les impôts au sens large ne peuvent qu’augmenter.

Alors vient la grande vision pour la France… les JO ! Moi qui écris à longueur de temps que notre pays a besoin d’un grand projet, d’une grande vision de l’avenir, d’un immense changement de l’ensemble de ses structures et de son fonctionnement, que nous devons redéfinir collectivement ce que nous voulons faire croître et ce que nous souhaitons voir décroître, bref, qu’il faut que nous prenions le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par le cou, je devrais être content que le président soit conscient de cette nécessité.

Le problème c’est qu’une vision pour la France ce n’est pas d’accueillir les JO ni en 2024 ni plus tard et encore moins de se farcir l’Exposition universelle. Il n’y a donc personne pour lui dire qu’il est totalement, complètement, magistralement à côté de la plaque. C’est quoi organiser les JO? C’est 20 milliards d’euros de dette en plus prise en charge par la collectivité pour construire des équipements dont personne ne se servira par la suite et permettant au privé de faire tout plein de bénéfices sur le dos des con-tribuables de la planète entière. C’est partout dans le monde le même cirque à chaque fois. On commence par un budget prévisionnel de 3 milliards, cela se termine dans la panique la veille de l’ouverture avec 28 milliards de dépenses…

D’ailleurs, la « mairesse » de Paris ne s’y est pas trompée, tient bien à sa réélection et ne souhaite pas tripler l’endettement de sa ville qui, en outre, a une fâcheuse tendance à augmenter depuis 10 ans (+400 millions) …

Enfin, il nous achève avec un « ce n’est pas cher, c’est l’État qui paye »… Ce bougre de la finance n’a toujours pas compris que l’État, c’est nous. Les moyens de l’État c’est l’addition des moyens de chaque citoyen et comme on est de moins en moins nombreux à pouvoir financer les âneries, eh bien les moyens de l’État vont devoir connaître une nette diminution… Désormais, dans notre pays, nous sommes, au sens fiscal du terme, riches à partir de 2 000 euros net de revenu mensuel. C’est un résultat pitoyable.

Alors François ne voit pas de problème. Lorsqu’il met en place un nouveau dispositif, il explique doctement à la télé que ce n’est pas cher, c’est l’État qui paye… Et une grande partie des problèmes de notre pays vient de cet état d’esprit, de l’absence de respect du bien commun, de l’intérêt général. Économisons chacun pour que la sécu perdure. Économisons chacun pour que l’assurance chômage perdure… Mais non, c’est la gabegie autorisée, puisqu’au plus haut niveau de l’État, la pensée dominante c’est « ce n’est pas cher c’est l’État qui paye ».

Charles GAVE s’est fait connaître par un ouvrage dont le titre résume l’histoire de notre pays: Des lions menés par des ânes. Nous sommes des lions et il existe dans ce pays une créativité, une richesse intellectuelle, conceptuelle, littéraire, artistique, il existe une main-d’œuvre remarquablement qualifiée. Nous sommes un tout « petit » pays et pourtant nous maîtrisons toutes les technologies, nos ingénieurs conçoivent, nos ouvriers œuvrent et fabriquent, nous sommes capables du meilleur. Dans nos villes, dans nos campagnes, des solidarités nouvelles se développent et des gens se retrouvent. AMAP, monnaie locale, système d’échange, bourses, marchés, partout dans les villes, les banlieues et les campagnes, c’est la France qui actuellement se met en mouvement.

Cela est très porteur d’espoir même si nous passerons vraisemblablement par un effondrement et une forme de chaos plus ou moins durable. Cette allocution présidentielle doit véritablement faire prendre conscience que malgré toute la sympathie (réelle) que je peux avoir pour ce bonhomme (le président), il est un âne menant des lions. Il n’a rien compris et ne comprendra que trop peu et bien trop tard. Il ne fera rien. Il n’est capable de rien. Il n’est pas le seul. Ses prédécesseurs, de gôche comme de droâte, n’ont pas plus été à la hauteur.

Il est déjà trop tard et c’est avec cette phrase que je conclus depuis quelques temps mes articles. La raison est très simple. Il est trop tard pour les réponses et les solutions collectives menées et portées par les politiques au pouvoir, quel que soit leur bord politique.

Alors mes chers lions, laissez les ânes braire, il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

lundi 10 novembre 2014

132e semaine en république socialiste soviétique française


Une grande semaine en Hollandie placée sous le signe du fiasco en cinémascope. Si on en doutait encore, le nain qui occupe l’Elysée a tiré un trait définitif sur sa propre dignité et celle de sa clique d’escrocs. Pathétique et dramatique, comme à l'accoutumée.

Ainsi cette semaine fut celle de pépère en cinémascope. Ou presque. Ce fut d’abord i-télé qui consacra, dès lundi, des plages entières de sa grille à un reportage sur le petit corrézien. Accablant. Pensant apparaître comme proche des gens, pépère s’est surtout montré comme ce qu’il est… à savoir incapable d’être président. On le voit, par exemple, en visite privée au Musée Picasso. Il a l’air de s’emmerder royalement devant les toiles du maitre. Par contre, passant devant une fenêtre, il s’émerveille devant le square en bas de l’Hôtel particulier qui abrite le musée. « Anne, qu’est-ce que c’est? » demande-t-il à la chèvre qui fait office de maire de Paris. « Une crèche, Monsieur le président », répond le bidet andalou, fasciné par un toboggan et un bac à sable. PICASSO peut bien aller se rhabiller. Plus tard, le reportage nous le montre, pathétique, en train de se déhancher péniblement à un concert de Manu DIBANGO. Faire comme tout le monde, quoi… Après, c’est à un déjeuner avec une poignée de socialistes dijonnais, dans un cadre digne d’une cafeteria Ikea que le téléspectateur assiste, médusé. Là, il est parfaitement à l’aise. On croirait voir un président de conseil général en tournée électorale. L’inauguration de la Fiac est tout aussi sévère pour lui: un air emprunté devant l’art et les artistes auxquels il ne comprend rien de rien. Par contre, la séance de selfies avec ces dames de l’entretien, ça oui, c’est parfait, pépère est à l’aise. Le drame de ce petit bonhomme: avoir voulu faire le sympa (en opposition à l’antipathique SARKOZY) et s’être enfermé dans une jovialité qui ruine l’image présidentielle et l’éloigne toujours plus du poste qu’il occupe pour quelques mois encore et de l’incarnation de la fonction. Non, ce petit salarié de la république n’est définitivement pas le descendant de Louis XIV et de DE GAULLE.

Puis vint la grand messe médiatique de jeudi soir. Entre le vide sidéral de son discours, son absence totale d’incarnation et son incapacité à faire partager une vision, l’exercice fut cruellement pathétique. En même temps, qui s’attendait à autre chose? On a eu droit à une litanie de fausses promesses, avec de nouveaux contrats aidés pour essayer de colmater les brèches béantes dans la politique de l’emploi de notre pays, quelques mensonges plus gros que lui, notamment sur la France qui serait le « premier pays d’accueil des étudiants étrangers » (en réalité, le 3°), et surtout le « numéro un pour les étrangers qui viennent créer des entreprises » alors qu’au classement des pays pour les nouveaux investissements étrangers, nous étions au 42° rang mondial l’année dernière, en recul de 32 places entre 2010 et 2013! Je ne sais pas si, fondamentalement, il parlait de notre pays… Sans parler des « impôts qui n’augmenteront plus »… On nous l’a déjà servi, celle-là, non? 2 ou 3 fois, même… En fait, chaque fin d’année, comme le père Noël, c’est l’engagement démago de saison, qui revient en marronnier… Et qu’on se prend dans la gueule quelques semaines plus tard quand on se rend compte qu’il nous a, encore une fois, pris pour des cons. Et puis il a eu cette phrase magnifique, qui sonne comme un aveu: « L’Allemagne, par sa démographie, est condamnée à l’équilibre rigueur budgétaire »! Dans son esprit, une bonne gestion des comptes publics relève donc de la punition… pour ceux qui en doutaient encore, le nain est bel et bien socialiste!

MONTEBOURG, lui, a décidé de retourner à l’école. C’est pas mal, comme démarche, on ne va pas lui jeter la pierre. Il va dans une école de commerce et de management, Mossieur aspirant à devenir un cadre dirigeant de haut niveau. Non on ne va pas l’en blâmer, on va même l’encourager dans cette voix de la découverte de la « vraie » vie. Non, c’est son aveu qui est rigolo… ou dramatique, selon si on a choisit de se marrer de ce quinquennat ou pas. « J’ai décidé de reprendre des cours parce que diriger une boîte est un vrai métier, je m’en suis rendu compte ces deux dernières années ». Moossieur le Baron a découvert, à Bercy, que « chef d’entreprise, c’est un vrai métier ». Sans blague. Ainsi donc, il est devenu ministre de l’industrie puis de l’économie pendant 2 ans en pensant que les entrepreneurs de ce pays faisaient des gaufres toute la journée! Moossieur le vicomte a pu être élu d’un département, député même et donc à ce titre voter des lois concernant la vie des entreprises et des entrepreneurs, en pensant qu’on pouvait diriger une boite le coude à la portière, le matin au golfe, l’après midi au Medef local… Alors même que c’est l’incompétence qui ressort de chaque interveiw off des « personnalités autorisés » quand on leur demande les raisons du marasme politique actuel, le Baron MONTEBOURG aura eu le mérité de l’avouer mieux que tous!

A part cela, c’est désormais officiel: la magouille de pépère et ses sbires pour essayer à tout prix d’éviter une législative partielle à haut risques dans le Doubs, a échoué lamentablement. Tout était pourtant calculé au cordeau. Ou presque. MOSCO avait lamentablement échoué à Bercy. Il fallait l’exfiltrer gentiment du gouvernement en mai dernier, au moment de l’arrivée de VALLS-La-Menace, tout en lui assurant un point de chute acceptable. Ce serait l’Europe, et un job de commissaire, grassement payé. En attendant cette nomination-sanction-promotion, comme la Hollandie en a l’habitude, il fallait l’occuper et surtout trouver le moyen de refiler sa circo à son suppléant. Parce que l’enjeu est de taille: il s’agit du 289° siège socialise, celui qui lui donne la majorité absolue. Bon, vu comment se comporte cette pseudo majorité, justement, on pourrait se dire qu’on s’en fout un peu de perdre un siège ou pas. Mais le symbole serait violent à quelques semaines des cantonales notamment… Les équipes ont bien bossé et après quelques jours de réflexion le plan fut trouvé: une mission gouvernementale, qu’importe le sujet, et 6 mois après, fastoche, le siège revient au suppléant, sans élection. On filât donc une mission bidon à MOSCO, au titre ronflant: « La place de la France en Europe ». Inutile de dire que rien, absolument rien n’est jamais sorti de cette « mission » judicieusement prévue pour durer 6 mois!… Et notre Pierrot se vit donc confier officiellement ce job de 6 mois le 5 mai… Il ne restait qu’à attendre le 5 novembre pour refiler son siège à l’Assemblée. Puisque pendant ce temps, nous avions déployé trésors de diplomatie pour pousser MOSCO à la commission. Ca a failli raté mais par le jeu des conservateurs et des socialos, il a réussi à décrocher le job. Or, et c’est là que c’est franchement drôle, c’est que JUNCKER, le nouveau patron de la commission de Bruxelles, a décidé d’introniser sa commission non pas le 6 novembre, comme ça aurait arrangé Paris, mais le 1er. Obligeant donc Pierrot à la démission de son poste… 3 jours avant la date qui changeait tout (lundi 3 novembre!) Résultat: une mission bidon et 6 mois moins 3 jours plus tard, ce bandit de MOSCO est bien commissaire européen mais la clique Hollandiste n’évitera pas une législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs… Ainsi, l’escroquerie, la tromperie, la magouille n’a pas marché. Et comble de l’horreur, c’est aux électeurs qu’il revient de trancher… Misère de la Hollandie ordinaire!

Côté budget à la Commission, la pièce était écrite, elle s’est jouée comme il fallait. Ou presque. Et le budget français a été accepté, à ce stade, par Bruxelles. Au commencement, il est un budget pourri, avec 4,4% de déficit public annoncé, et des coups de mentons de l’exécutif pour dire que personne, non personne, ne peut venir foutre son nez dans la souveraineté budgétaire française, surtout pas Bruxelles. Bruxelles réplique, par écrit, que le compte n’y est pas, et qu’en l’état, le budget français ne serait en aucune manière accepté. Pour que tout le monde reste clean, il fallait au moins que le déficit structurel (celui qui ne dépend pas de la conjoncture) soit baissé de 0,5% et non de 0,2% comme le proposait Bercy. SAPIN avait pourtant assuré que personne ne dirait rien et que la France pourrait continuer à prendre tout ce petit monde pour des cons. Raté: les européens ont grincé, à commencer par CAMERON! Le premier ministre anglais qui s’est vu réprimander par Pépère, on croit rêver, au nom des règles qui s’imposaient à tous! Un peu comme si un député appelé Marc DUTROUX proposait un amendement anti-pédophilie! Bref, ça ne passait pas. Alors SAPIN a pris son crayon de ses doigts boudinés pour répondre au courrier européen qui, d’après lui, n’existait pas puisqu’il avait déclaré quelques jours avant qu’aucun courrier n’avait été envoyé par Bruxelles à la France! Et comme par miracle, et c’est rien de le dire, il a trouvé 3,6 milliards de plus d’économies à refiler à Bruxelles. Une poire pour la soif, comme on dit chez moi. Le plus drôle, c’est que ces 3,6 milliards ne dépendent absolument pas du politique: ils sont totalement aléatoires! Ils viennent de taux d’intérêt très bas attendus sur la dette française toute l’année 2015, sans que personne n’ait la moindre certitude sur ce point. Pire, il s’est rendu compte que la lutte contre la fraude fiscale allait rapporter en fait beaucoup plus que prévu! Comment prendre les gens pour des chèvres atomiques… Et bien sûr, Bruxelles a fait mine de ne rien voir à cet enfumage en règle… En attendant, aucune économie supplémentaire, naturellement, et ce sont toujours les mêmes qui passeront à la caisse le moment venu…

En attendant, la commission a rendu son avis mardi. Verdict sans appel: la France ne tiendra pas ses objectifs budgétaires… Sans blagues! Ben mon cochon, pour une surprise… En détails, la commission table sur un déficit public à 4,5% du PIB en 2015, chiffre qui va encore s’aggraver en 2016 à 4,7%, éloignant le scénario d’un retour sous 3% l’année suivante. À politique inchangée, la France aura donc en 2016 le déficit le plus élevé de toute la zone euro! Encore un record pour le Roi des Éléphants!

Sinon, la semaine dernière, nous avions aussi la chèvre, qui siège actuellement rue de Valois, qui envisageait une taxe sur les cartouches d’encre de nos imprimantes. Puis, c’est 2 nouvelles idées de taxes qui sont sorties… D’abord, il y eut l’idée de soumettre les dividendes des petites boites aux cotisations sociales. La prise de risque, rémunérée par le dividende, on le rappelle, c’est un truc qui doit rapporter de l’argent à l’état! Une honte absolue. Et puis encore une nouvelle idée, sur la base d’une surtaxe sur la résidence secondaire. Tu as travaillé dur et tu as épargné toute ta vie pour t’acheter un petit appartement en bord de mer, en prévision de tes vieux jours pour donner le moment venu un petit truc à tes mômes. Et bien mon garçon, tu es un salopard de nanti et on va taxer le goret que tu es à hauteur de 20% supplémentaire de la taxe d’habitation. C’est pour encourager les multi propriétaires à mettre leur second appart en loc puisqu’on manque de logements. Mais si on est en situation de pénurie, c’est peut être parce que vous avez tué le marché par des lois iniques, non?

Pendant ce temps, une élue marseillaise, musulmane, a renoncé à marier deux femmes en septembre dernier, précisant que c’était bien sa religion qui l’empêchait de procéder à cette union. Elle a alors délégué cette mission à un collègue du conseil municipal pour procéder au mariage. Problème, c’est que ce collègue n’était pas habilité à procéder à un tel acte! Résultat: les deux femmes seront convoquées par une chambre civile du tribunal de grande instance qui prononcera l’annulation du mariage! Donc l’élue risque d’être punie, du fait indirect, de sa religion… Goûteux, n’est-il pas? Mariage pour tous, élus récalcitrants, religions… Un cocktail dont les gauchistes, finalement, se seraient bien passé!

A part ça, ce gouvernement a annoncé le 31 octobre que les tarifs de l’électricité augmenteraient de 2,5% au …. 1er novembre! Le lendemain donc, en mode « Ah, au fait, j’avais oublié de vous dire… » Classes, non? Ce sont 28 millions de foyers qui seront concernés. 

A part ça, en Hollandie, on se recase tranquillou! Boris VALLAUD, le mari de Najat, était dir cab de MONTEBOURG et donc en recherche d’emploi depuis quelques semaines. Pas de souci, man, viens donc à l’Elysée: je te bombarde Secrétaire Général Adjoint! Une présidence normale, non? 

A part ça, Marianne, pourtant pas classé à droite, a titré cette semaine: « Les dégâts d’une trahison », photo de pépère en gros plan et en noir et blanc. Le dépit amoureux, y a pas d’âge pour en souffrir… 

A part ça, on a retrouvé PEILLON. L’éphémère et calamiteux ministre de l’éducation du gouvernement du prof d’allemand à la retraite a été élu parlementaire européen en juin dernier. Comme ça ne lui suffit pas, il va enseigner l’histoire républicaine à la fac de Neûchatel. En suisse donc. Parlementaire à plus de 6200 nets par mois, c’était pas assez? 

A part ça, CAZENEUVE a demandé de l’aide à BOUBAKEUR, recteur de la mosquée de Paris, pour « établir la sécurité en France ». Comment dire…. les mots me manquent… 

A part ça, rien.

Ce pays est foutu.

jeudi 6 novembre 2014

La réforme inachevée sur les animaux « êtres vivants doués de sensibilité »


Les députés ont voté, en dernière lecture après échec de la Commission mixte paritaire, le projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Certes, les désaccords qui ont marqué les débats parlementaires portaient d’abord sur des questions de procédure, et notamment sur le recours aux ordonnances par le gouvernement, mais ils apparaissent aussi dans la rédaction de l’article 1 bis de la loi. Celui-ci introduit dans le code civil un article 515-14 ainsi rédigé: 
« Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens. »
Le texte est issu d’un amendement déposé par Jean GLAVANY, Cécile UNTERMAIER et le groupe socialiste, amendement déposé en première lecture, en séance publique. À l’époque cependant, seul figurait dans la texte la référence à l’animal comme « être vivant doué de sensibilité ». La soumission des animaux au régime des biens est venue dans le cours du débat, la recherche du consensus ayant finalement abouti à adopter une norme qui ne modifie que très modestement le droit positif.

La définition d’un statut juridique de l’animal par le code civil présente l’intérêt de rompre avec une approche essentiellement pénale de la protection de l’animal qui sanctionne les mauvais traitements infligés aux animaux domestiques depuis la loi GRAMMONT. À l’époque, seuls étaient sanctionnés les mauvais traitements exercés publiquement, ce qui revient à dire qu’il ne s’agissait pas tant de protéger la sensibilité des animaux que celles des hommes témoins d’un tel spectacle. A contrario, il n’était donc pas illicite d’infliger des mauvais traitements à un animal, dans un domicile privé. Cette condition de publicité ne disparaît qu’un siècle plus tard, avec le décret du 7 septembre 1959 qui réprime, cette fois d’une façon générale et sans condition de lieu, les mauvais traitements infligés aux animaux domestiques.

Quant à la notion d’ « animal domestique », elle a également fait l’objet d’un véritable bouleversement. Dans un arrêt du 14 mars 1861, la Cour de cassation le définissait comme un « être animé qui vive, s’élève, est nourri, se reproduit sous le toit de l’homme et par ses soins ». Par la suite, cette définition a été étendue à « tous les animaux apprivoisés ou tenus en captivité » par ce même décret du 7 septembre 1959. Aujourd’hui, les animaux domestiques sont définis comme ceux « appartenant à des populations animales sélectionnées », c’est-à-dire faisant l’objet d’une « politique de gestion spécifique et raisonnée des accouplements », autrement dit ceux qui sont nés et élevés comme animaux domestiques. Suit, en annexe, une liste un peu étrange, sorte d’Arche de Noé juridique, où cohabitent les chiens et les chats, les animaux d’élevage, mais aussi les inséparables, la grenouille rieuse et « la variété albinos de l’axolitl », sympathique amphibien.

Le code pénal protège l’ensemble de ces animaux en consacrant un titre spécifique aux infractions dont ils peuvent être victimes. Les sévices graves sont punis par deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Sur le plan pratique, ce texte a déjà permis de sanctionner certaines pratiques très choquantes. On se souvient d'un jeune homme condamné à un an de prison ferme pour avoir lancé un jeune chat contre un mur, avec une grande violence, et avoir ensuite diffusé le film sur Facebook. Sur le plan juridique, l’existence même de ce texte témoigne d’une certaine hésitation du droit, car les sévices envers les animaux sont sanctionnés par un titre spécifique du code pénal, et ne figurent ni parmi les atteintes aux personnes, ni parmi les atteintes aux biens.

De cette approche pénale de l’animal, on ne doit pas déduire que celui-ci est titulaire d’un droit à la sécurité, voire au bonheur. C’est son propriétaire qui est soumis à un devoir de le traiter convenablement, ce qui est évidemment bien différent. Ces dispositions sont renforcées par celles du code rural qualifie déjà l’animal d‘ « être sensible » et impose qu’il soit placé « dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».

Face à ces progrès consacrés par le code pénal et le code rural, le code civil pouvait sembler très en retrait. Son article 528 persistait à qualifier les animaux domestiques de « biens meubles par nature » ou, dans certains cas, d’immeubles par destination, par exemple lorsqu’ils sont les éléments d’une exploitation agricole.

La présente réforme qualifie les animaux d’ « êtres sensibles », reprenant sur ce point la formulation du code rural. Mais cette qualification sympathique n’entraîne aucun changement substantiel portant sur la nature juridique de l’animal. Certes, il était peu probable que le parlement choisisse de conférer aux animaux une personnalité juridique, même une personnalité « technique » comme celle des personnes morales. De la même manière, le parlement a préféré écarter la création d’une nouvelle summa divisio du droit civil, les animaux étant considérés comme une troisième catégorie, entre les personnes et les biens. 

Les motifs de ce double rejet peuvent être recherchés dans l’incertitude des conséquences d’un tel bouleversement, mais ils sont aussi de nature conjoncturelle. La qualification de l’animal comme « être sensible » est acquise par un amendement dans un texte relatif à la modernisation du droit, texte qui n’a pas beaucoup de rapport avec le statut des animaux. Le Conseil constitutionnel pourrait donc être tenté de considérer qu’un amendement qui bouleverse les catégories traditionnelles du Code civil est sans rapport avec le texte adopté.

Le parlement a prudemment choisi une troisième solution, celle qui consiste à reprendre la formulation du code rural en qualifiant les animaux d’êtres sensibles, tout en indiquant formellement que leur statut juridique n’est pas changé et qu’ils demeurent soumis au régime des biens, « sous réserve des lois qui les protègent ». Le statut juridique est donc inchangé, mais des lois spéciales ont pour mission de protéger les animaux comme êtres sensibles.

Derrière cette prudence se cachent aussi, on s’en doute, un certain nombre de lobbies très actifs. La qualification de l’animal comme un bien particulier, même s’il est « doué de sensibilité » revient, par exemple, à permettre son utilisation à des fins d’expérimentation scientifique, à la condition de ne pas faire preuve d’une cruauté inutile.

Elle permet aussi le maintien du statu quo en matière d’abattage rituel. L’égorgement des moutons reste licite. Il ne fait guère de doute, dans ces conditions, que l’animal est considéré comme un bien et que sa sensibilité n’est guère prise en considération. Or, dès lors que l’abattage rituel n’est nullement protégé, mais simplement optionnel, une loi interne pourrait parfaitement l’interdire, au nom du respect de la sensibilité.

Enfin, si le législateur opère effectivement le toilettage du code civil pour tenir compte de cette qualification nouvelle de l’animal, force est de constater que les textes relatifs à la tauromachie ne sont pas modifiés

Reste que la réforme offre tout de même aux amis des animaux un argument utile à leur combat. Comment le droit peut-il autoriser de telles pratiques à l’égard d’animaux « doués de sensibilité » ? La question est maintenant clairement posée, et il ne fait aucun doute qu’elle sera au cœur d’un certain nombre de débats, au point que le présent amendement peut être considéré comme un premier pas vers des évolutions plus substantielles. 

Il va parler


Parmi ceux qui la regarderont combien le feront pour s’informer objectivement sur les projets que M. HOLLANDE forme pour le pays? Combien le feront pour éprouver le plaisir cruel que peuvent prendre des enfants à assister à la noyade d’une mouche dans un verre de lait? Combien le feront pour voir confirmée l’aversion que leur inspire le personnage

On pourrait aussi s’interroger sur les motivations qui poussent le président à intervenir. Le fait-il parce qu’il a en vue des mesures dont il est urgent d’informer les Français? Dans le cadre d’une tentative pathétique d’enrayer la chute inexorable de sa popularité voire d’en inverser la courbe (un passe-temps qui le fascine sans qu’il y brille)? Parce qu’il n’a pas grand-chose à faire le jeudi soir?

Si l’on retient comme pertinentes les premières hypothèses formulées tant pour les téléspectateurs que pour le président, on peut envisager que l’émission présente quelque intérêt. Il est hélas bien improbable que ce soit le cas. En envisageant les autres, tout dépend du niveau de cruauté ou de masochisme des premiers et de celui d’optimisme ou d’ennui du second.

Quoi qu’il en soit, après avoir songé au boycott, je ne prendrai pas de position claire sur la question. Regarderai-je un peu, beaucoup, jusqu’à la fin? Ne regarderai-je pas? Tout dépendra de mon humeur du moment… 

Quelle importance, au fond?

mardi 4 novembre 2014

Devenir un « grand dirigeant »


L’ex de Mme PULVAR se rêve en «grand dirigeant». Après avoir pulvarisé tous les records de cavale et enfourché Mme FILIPETTI, M MONTEBOURG a décidé d’enfiler sa culotte à soufflets pour s’asseoir quatre semaines sur les bancs de l’INSEAD, une école française d’affaires à droit d’entrée sélectif.

Certains se sont offusqués du coût (34 500 euros hors taxes pour les 4 semaines), mais personne n’aura finalement découvert le montage financier du ministre débauché de son ministère. Habitué des planques, le quinquagénaire Arnaud MONTEBOURG s'est vu accusé par la presse d'avoir demandé à bénéficier d'une bourse avant de revirer et d'affirmer la mise à contribution de ses économies personnelles, qui se montent tout de même à 1.500.000€, puis de revirer à nouveau et de dire que la formation sera finalement payée par des fonds de privés. Heureux Français qui peuvent économiser 34 500 euros, hors taxes et heureux Français toujours qui bénéficieront de la bienveillance de tiers pour payer de tels montants.

Plus intéressant est le but affiché de cette formation, selon l’INSEAD : «transformer le cadre expérimenté en grand dirigeant», et tout ça en 4 semaines seulement; c'est court pour un type qui a 50 ans de retard. Va falloir qu’il pédale fort, notre redresseur replié de l’économie nationale en récession, pour devenir en 4 semaines le grand dirigeant d’une petite entreprise d’imagerie médicale. Le cas échéant, Mme BELKACEM et M BERGE pourront lui prêter un pédalo, ils en ont un stock à déclasser chez Têtu.

Ainsi, la formation à l’«Advanced Management Programme» débute ce 3 novembre 2014. Ultime trahison culturelle, les cours sont exclusivement en anglais. Dans le genre «réflexe patriotique», on fait mieux. Cette école n’aura finalement de français que son ministre banni en cours de bigchefisation, en novenglish dans le texte, la novlangue des Anglais et de beaucoup de Franglais qui se la pètent.

Normal que les Français n’aient jamais véritablement compris ce que le ministre de l’économie et du redressement productif pouvait bien branler au volant d’une voiture de sport, en dehors de draguer Mme FILIPETTI après avoir lapé son roman «un homme dans la Porsche». Cela tombe bien, car l’école indique que la formation aide à «construire son jugement par rapport à son contexte personnel».

Au fond, Arnaud avait besoin de se reconstruire après ses déboires professionnels et sentimentaux. Nous l’avions bien compris, nous les Français qui suivons avec passion les histoires roses des petits grands hommes, attendris par le retour aux fourches du lapeur franc-comtois.

Le lancement de la nouvelle entreprise serait pour janvier 2015 explique Arnaud au journal Le Monde
«J’ai décidé de reprendre des cours parce que diriger une boîte est un vrai métier, je m’en suis rendu compte ces deux dernières années» 
Il est tout à fait remarquable et symptomatique qu’avant son passage au gouvernement (comme ministre de l’économie il faut tout de même le rappeler), M MONTEBOURG ne savait pas que diriger une boîte était un métier. Ce qui met en lumière de façon éclatante que ce ravi de la crèche vit vraiment dans une autre réalité expliquant au passage son minable bilan. J'ajouterais que s'il croit rattraper le retard qu'il cumule en économie en moins d'un mois c'est qu'il est encore plus con que je ne croyais. 

Mais peut-être qu’après avoir proposé la nomination de M SCHWEITZER comme commissaire général à l’investissement en avril 2014, M MONTEBOURG a t-il rêvé de se muer en grand prédateur de l’industrie française, à l’image de ce que fut M SCHWEITZER à la tête de Renault.

En effet, entre 1992 et 2005, M SCHWEITZER délocalisa 85 % des activités industrielles du groupe Renault (Turquie, Espagne, Portugal…), spoliant ainsi les Français d’un fleuron de leur industrie nationale, avec l’ignoble complicité des Présidents MITTERAND et CHIRAC.

Ainsi, après avoir simulé le redressement productif en tant que ministre, M MONTEBOURG ambitionne une carrière de croque-mort contre-productif. 

La France en frémit d’avance; mais ne le décourageons pas, pour une fois qu'il veut bosser! il a l'air plein de bonne volonté. Souhaitons-lui bon vent et bon courage, et, avec un peu de chance, on ne le reverra jamais plus "en politique".