mercredi 31 décembre 2014

"Von Geburt bis zum Grab"; bienvenu en République Funéraire…



J'ai découvert hier soir la dernière invention de notre estimée gueuse pour accompagner les acurabas. "Von Geburt bis zum Grab, Formular, Formular !" disaient mes amis chleues.

Il est vrai que ce quinquennat veut s’inscrire dans les mémoires, tout à la fois comme l’apothéose qui marquera la sortie définitive des Zeurléplusombreudenotrhistoire et comme l’entrée glorieuse dans une nouvelle ère où chacun, selon son espèce, pourra s’endormir dans le confort duveteux du ventre douillet de Big Mother, protectrice de sa couvée dispensée de naître aux contrariétés de la vie et du bilan carbone.

Il est vrai que les mandats précédents avaient déjà fait laborieusement quelques efforts encore insuffisants pour préparer le chemin du (quoi au juste ?) comme il causait le Baptiste. GISCARD, celui qui se la jouait page centrale dans Play-Boy, avait inventé le regroupement familial ; Le Mythe-Errant, Rastignac à options multiples, avait entubé la gauche, créé le croquemitaine borgne et vendu l’Europe aux Allemands ce qui n’était pas rien ; CHIRAC, le rad-soc immobile, avait inventé le sur-place avançant vers l’avenir ; Quant à SARKO, l’agité éternel futur présumé repris de justice, il faut lui reconnaître qu’avec la pirouette du traité de Lisbonne, l’introduction de nouveaux droits opposables et l’enterrement républicain de l’identité nationale, il avait fait faire un grand bond en avant vers l’avenir. Mais toussa, c’était avant… 

Aujourd’hui, c’est du sérieux. La géopolitique, la stratégie à long terme pour sécuriser l’approvisionnement énergétique, le traité transatlantique, l’emploi, la production, la finance, l’apprentissage scolaire des fondamentaux pour comprendre ce qu’on lit (consignes de tâche simple comme contrats commerciaux), etc., toussa n’est que contrariété subalterne que l’on peut aisément externaliser. Ça peut se sous-traiter à des tiers compétents comme la Maison Blanche, Goldman Sachs, la CEDH ou les intermittents du spectacle vivant

En revanche, ce quinquennat sait se concentrer sur ses missions régaliennes ; les vraies, les seules qui comptent. Les esprits chagrins qui racontent que ce quinquennat est désastreux se trompent : Il s’active avec bonheur pour développer l’assistance qui est due aux acurabas tant il est vrai "qu’il y a encore des progrès à faire dans l’accompagnement."

Désormais, il est du devoir de Big Mother de mettre à disposition de tous, automatiquement et gracieusement, les prestations normales dont tout un chacun ne peut se passer, donc sur lesquels tout un chacun bénéficie d’un droit à satisfaire ses besoins légitimes. Il s’agit là d’un service public. Quel qu’en soit le coût, il est dû à quiconque, afin de lui éviter l’injuste contrainte d’avoir à se bouger le fion pour échapper à l’éventuel, inacceptable et tant redouté risque d’exclusion préjudiciable au vivre ensemble™…

Big Mother doit procurer maternellement Droidlhom™ à chacun. Droidlhom™, c’est-à-dire le respect et la satisfaction de ses droits, non définis donc infinis. Collection de tous les droits possibles (ou non) que chacun s’estime en droit de disposer pour satisfaire ses besoins comme ses désirs, collectifs, individuels, privés, intimes, fantasmés, ou judicieusement suggérés par la pub à la télé… Big Mother et sa noble figure hollandaise et momentanée s’y emploient et vont de l’avant. Big Mother avance, si nécessaire en n’hésitant pas à devancer les attentes de ses chers petits pour rester en avance. Car avancer pour avancer vers Droidlhom™, horizon indépassable, descente aux enfers orwellienne, est pour la République la seule manière de continuer à exister et de justifier son existence…

Regardez le bilan de cette première moitié de mandat. Foin de prosaïques résultats économiques ou sociaux ! Cessez d’être bestialement matérialistes et regardez les magnifiques avancées dans le registre de l’humain : Mariage xx et yy porteur d’une exceptionnelle fécondité ; suppression des évaluations discriminantes ; lutte contre les panoplies sexuées dans les magasins de jouets ; suppression du mot race ; ouverture de la CVG (Continuation Volontaire de Grossesse) aux lois du marché ; interdiction de tout ce qui fâche ; etc. Et maintenant, continuant de singer ce qu’elle n’arrive pas à éradiquer, après le mariage et le baptême, Big Mother a l’intention d’offrir à ceux de ses chers petits qui le souhaitent un discours du Maire avant leur mise au trou ou au four crématoire revenu à la mode. Comme lors de cérémonies laïques au Funérarium, on verra un malheureux officier d’Etat-civil singer l’ordonnateur des pompes funèbres qui, singeant lui-même un souvenir de curé de son enfance, fait se lever et s’asseoir l’assistance éplorée sans que personne sache pourquoi.

Surtout, surtout, nous aurons-là une avancée plus que symbolique : Venant comme un couronnement après la "sédation profonde et continue sur directive anticipée dans la dignité", une mesure aussi humainement indispensable vient parachever le remplacement du légal par le létal et l’endormissement de l’agir sous l’édredon palliatif de la République funéraire pour un dernier adieu.

Ce sera beau…

Méditation sur une cover girl de fin de règne


Cette année encore, la flemme consubstantielle au Ploukèm’ ne m’a pas permis d’élaborer une galerie subjective de photos symbolisant l’An 226 du passage de l’ombre à la lumière (ou 1435 de l’Hégire). L’an dernier, déjà, pour résumer l’année chue, je m’étais contenté de vous montrer Justin Bieber, vu qu’en bon disciple de Saint Martin de Tours je me devais de le rhabiller pour l’hiver.

De fait, cette idée de vouloir faire une rétrospective est à jeter dans les poubelles de l’histoire; seul comptant dorénavant le présent rêve métissé dans l’éternel futur comme l’a écrit un jour un communicant payé pour ça avec nos sous par un édile socialo-coco post-stalinien… D’ailleurs, la sinistrose ambiante et la déprime généralisée se lisent bien sur Fesse-bouc où les acurabas manifestent leur ras-le-bol des rétrospectives que leur imposent leurs amis avec leurs photos de vacances pendant que les fins de mois sont difficiles et que la richesse encombre les correspondances à Châtelet-les-Halles… Mais je m’égare.

Donc, "que faire ?" comme disait Vladimir Ilitch. Quelle photo pour illustrer, sinon l’état du monde, du moins la deuxième année pleine de l’actuel lustre franco-fwançais ? Mélange de réel et de subjectivité nauséabonde, j’ai opté pour celle de cette chère Philae dont l’arrivée chez nous vient couronner une année riche en réformes et actions de la République exemplaire.
  • Déjà, c’est un migrant. Oui, une personne d’origine étrangère. Elle est venue nous enrichir de sa présence, contrainte de quitter son pays à l’insu de son plein gré. Mieux encore, elle est black ; ce qui est un plus car ce n’était le cas d’aucun de ses prédécesseurs dans la fonction (l’emploi a été créé par Georges Pompidou),
  • Ensuite, si elle n’a pas la chance d’être sans-papiers, ses papiers sont faux, ce qui rassure. En effet, on ne nous fera jamais croire qu’elle n’a que deux mois et demi. Plutôt quatre ou six sans doute. Là aussi on voit bien que, même pour s’introduire à l’Elysée et s’y faire attribuer un logement, on s’abstient d’effectuer d’outrageants contrôles au faciès,
  • Ensuite encore, regardez sa posture et sa tronche. Je lis dans ces yeux ce qu’elle pense (d’ailleurs, Pluto m’a traduit, ce qui m’a évité quelques contresens) : 
« - Putain la loose ! Je fais quoi là ? Le carrelage est froid. Je sens que le type là avec sa chaîne et sa queue de pie va me flanquer un coup de tatane dès que les photographes auront le dos tourné. Bon, j’ai compris, je sers de faire-valoir sur les photos au type grassouillet qui a la manchette qui dépasse. Mais va pas falloir compter sur lui quand il n’y a pas la presse, ni pour des causeries au coin du feu, ni pour me donner ma pâtée… Un sucre, peut-être devant un invité ? Bon, je vais essayer d’adopter l’esprit de cette maison ; Maman m’a dit qu’en général c’est ce qu’il faut faire pour être tranquille. Bon, c’est quoi le style ici ? Z’ont tous l’aire déprimé, j’ai qu’à faire pareil en restant allongé, avachi avec une tronche de chien battu qui fait pitié ; ils ont tous l’air comme ça, donc ça doit leur réussir…Il y a quand-même un truc qui m’inquiète : Tous ces types à tronche d’enterrement qui chuchotent dans les couloirs, en causant d’eux et de ceux qui ne sont pas là, quand ils ne parlent pas de trucs qu’ils se font entre mâles, je ne les entends parler que de position démissionnaire ! Déjà que je n’ai pas vu un seul chien dans cette boutique, comme Maman m’a expliqué que quand je serai grande ce sera en levrette, je crains de ne pas avoir de descendance. Eux le craignent aussi, je crois… »

Cépatout. Cette photo est un concentré de symboles :

  • Le tabouret empire doré sur tranche sous-cul de velours. Sert-il et à qui ? L’huissier à chaîne et gants blancs a-t-il le droit de s’asseoir dessus entre deux ronds de jambes sur le perron ? C’est peu probable. Ce n’est sans doute qu’un accessoire meublant purement décoratif, ni plus ni moins que nombre de guignols entrant et sortant par ce perron, notamment les jeudis. Bref, sans pour autant être une installation contemporaine, cet objet inerte incarne, avec plus de discrétion et de tenue que d’autres, la raison sociale actuelle de l’établissement.
  • Le drapeau de la Nation est largement masqué par l’espèce de drap de lit bleu Bugatti dont on ne sait plus trop ce qu’il symbolise avec ses douze étoiles dont on a perdu le sens. De plus, vous noterez que, dans l’ordre protocolaire, notre drapeau cède le pas à l’autre truc qui est le plus près de la porte.
  • L’arbre de Noël des fêtes de fin d’année, le communicant a sûrement voulu qu’on le voit, vue que Philae est un cadeau au pied du sapin pour l’hôte du lieu. Et puis ça met un peu de couleur dans cette cour minérale où rien ne pousse et rien ne luit. Qu’on le voit mais pas trop, hein ! Faut ménager les Loges et les mosquées…
  • Enfin, le plus important, le truc que la stagiaire de première année en bac pro de script-girl ou d’attaché de presse n’aurait pas laissé passer : Les deux parapluies ! C’est-à-dire les seuls trucs à peu près utiles dans le décor. Les plus parlants : D’abord, ce n’est pas une photo volée comme on en a déjà tant vues, c’est une photo diffusée par le Service de presse de la Présidence de la République. Une photo où, en principe, chaque détail est passé au contrôle du plan-com’. Si c’est voulu pour renforcer le côté proximité du locataire qui-est-comme-vous-et-moi, c’est raté ! Du premier 14 juillet à Ouessant, le parapluie est devenu  la marque du quinquennat. Bien qu’il ne soit même plus capable de couler un Rainbow Warrior… Il y en a un caché dans la pénombre de la colonne, comme s’il avait honte ; on comme s’il ne serait plus guère, qu’il y avait de moins en moins de visiteurs, qu’un seul servait désormais pour les sorties solitaires du locataire. D’ailleurs, l’autre qui se découpe tout seul sur un ciel gris a un quelque chose de point d’interrogation…
Enfin vous l'aurez compris, cette photo est dans la ligne du quinquennat et dans la perspective du pays: foutu(e).

mardi 30 décembre 2014

« Mamie Loto » - Jugement tragique dans le Nord, 1 mort


L’affaire, triste, occupe discrètement les réseaux sociaux en cette fin d’année. Elle a débuté, comme bien souvent, par l’une de ces consternantes décisions de justice que personne ne comprend mais qui sont tout de même appliquées scrupuleusement. Et elle se termine, tragiquement, par un décès, parce qu’aucune autre issue ne pouvait être vraiment envisagée. Dura lex, sed lex, surtout pour les petits, les faibles, les sans-dents.
Et que la justice de l’État français sait y faire pour écrabouiller les petites gens ! Il est clair que six mois de sursis et plus de cent mille euros d’amende pour une dangereuse organisatrice de loto, c’était le minimum qu’on puisse attendre de la part des douanes, du fisc et de l’État français.
Yvette Bert, surnommée « Mamie Loto », avait organisé pendant des années des douzaines de bingos pour des associations caritatives et s’était bien sûr fait embarquer par la douane et le fisc pour organisation illégale de loteries. On ne rigole pas avec les jeux de hasard, en France, qui sont attribués à des cartels bien précis, dont, au passage, fait partie la douane (jamais inquiétée par les autres autorités pour l’organisation sauvage de ses propres bingos). L’État et ses sbires n’aiment pas la concurrence.
Il est vrai que pourchasser les organisateurs de ces collectes de fonds ludiques pour des associations caritatives est non seulement l’une des impressionnantes missions de l’État, mais constitue même l’horizon indépassable de certains de ses affidés qui ne pourront jamais supporter que des individus puissent, par leur entregent, leur affabilité, leur relationnel, rassembler dans un même lieu des douzaines de personnes pour passer un bon moment à poser des pions sur des cartons, activité ô combien louche et séditieuse, évidemment contraire au vivre-ensemble.
Et puis, s’il y a bien des délinquants et des criminels à pourchasser, autant commencer par les automobilistes, puis continuer par les retraités et les associations de troisième âge dont tout le monde sait qu’ils ne sont tous que des repaires de brigands, de voleurs, de mafieux dont les jeux ne servent qu’à blanchir les bénéfices de la drogue, de la prostitution et de la vente d’armes (qui n’a jamais entendu parler des proverbiaux retraités avec leurs arsenaux de putes, de drogue et d’armes lourdes ?). 
Ce n’est pas comme si les douanes pouvaient être utiles dans certaines cités. Ce n’est pas comme si la justice n’était pas déjà assez ferme avec les multi-récidivistes, voire les turbo-multi-récidivistes. Ce n’est pas comme si le fisc n’avait pas déjà fait rentrer dans le rangs tous ceuxconnus, qui furent en délicatesse avec lui.
Bref : Mamie Loto, qui a commis l’imprudence de se lancer dans le jeu sans sa carte d’un parti politique (dans le sud, je lui recommanderais d’aller s’inscrire au PS, en passant par GUERINI ou ANDRIEUX, ils savent y faire, eux), a durement appris la nature réelle de l’État et de la Justice en France.
Bien sûr, ce n’est qu’un cas parmi tant d’autres. Bien sûr, on ne peut pas écarter la boulette d’un juge, d’un procureur, et d’un système tout entier emportés dans leur joie de servir la Justice du Peuple avec rapidité et précision (après tout, si la loi dit 6 mois de prison avec sursis et 135.000 euros d’amende, qu’y peut-on ? La loi est la loi et puis c’est tout).
Mais quand bien même Yvette la dépravée aurait fait de gros bénéfices, où est le mal ? Qui donc a-t-elle volé ? Qui a-t-elle tué ? Aurait-elle trafiqué des armes, des êtres humains, de la drogue ? Même si elle s’en était mis plein les fouilles (ce dont on peut largement douter, au vu de son très modeste train de vie), elle n’a jamais obligé personne à jouer à ses loteries. Les adultes consentants qui y participèrent n’ont d’ailleurs pas déposé plainte. Nombre d’entre eux ont plutôt réclamé le retour d’Yvette parmi eux, pour continuer ses activités.
Pendant ce temps, des gens qui ont volé, clairement, sans l’ombre d’un doute, se pavanent un peu partout, y compris à l’Assemblée Nationale. Pendant ce temps, tous les jours, l’État et ses sbires, au premier rang desquels on trouve notre pépère dépensier, nous obligent à nous fader l’immense loterie qu’ils ont mise en place, celle sur la monnaie, sur le crédit et la dette colossale de la nation, celle sur nos vies, en nous imposants tous les jours un peu plus. Alors, même si Mamie Loto avait eu l’impudence de s’enrichir, peut-on, l’espace d’un instant, comparer ce qu’ils font, et ce qu’elle a fait, et voir l’immense décalage, l’injustice évidente qui frappe l’une et épargne les autres ?
De la même façon, on peut aussi s’interroger sur le bénéfice que la société peut bien retirer de sa condamnation. En effet, lorsqu’on condamne un voleur, un violeur, un meurtrier à de la prison, à rendre l’argent dérobé, on voit immédiatement le bénéfice de la société dans l’opération de justice. Ici, la Justice a délibérément choisi de ruiner Yvette. Où est le bénéfice de la société ? La collectivité, dont se gargarisent juges, procureurs, douaniers, bien-pensants et autres socialistes, a-t-elle remporté ici une victoire ? Si oui, laquelle ? Et où est cette justice dit-on rendue au nom du peuple français, pour le peuple français, et par le peuple français ? Au fait, le fisc, l’état, les douanes, ce n’est pas la société, ce n’est pas le peuple français, hein. On est parfaitement en droit, comme tout citoyen normalement constitué, de remettre en question le bénéfice – très hypothétique – que ces froides administrations retirent de cette condamnation.
D’autant que l’affaire ne s’arrête pas là : condamnée, Yvette est décédée, le soir de Noël. La nature de la nouvelle et son timing seront, bien évidemment, un élément décisif sur les réseaux sociaux qui relaieront les réactions outrées des internautes. Et bien évidemment, au milieu de celles-là, on trouvera certains commentaires, fort éclairants, de ceux qui estiment qu’il faut arrêter de la plaindre car elle aurait honteusement profité du système, et puis « la loi s’applique à tous », pensez-donc (quand elle s’occupera sérieusement de ceux qui font ce commentaire, pourra-t-on les plaindre ?)
Car oui, mourir seulement un an après une tentative de suicide et suite à une condamnation d’une disproportion évidente, alors qu’aucune trace d’enrichissement personnel n’apparaît, c’est vraiment avoir trop profité du système… Du reste, je le redis : si on trouve bien quelques froides administrations pour porter plainte devant une si évidente infraction, aucun adulte n’ayant participé aux loteries ne semble avoir trouvé le courage de dénoncer cette abominable mafieuse. Étrange. Peut-être est-ce, finalement, le même ressort psychologique qui pousse nos semblables à voter et revoter, sans arrêt, pour les pires raclures, même et surtout lorsque tout le monde s’en plaint ? Allez savoir.
En tout cas, heureusement que de magnifiques douaniers, de superbes inspecteurs du fiscs, de fiers gendarmes et de preux procureurs de la belle justice française ont travaillé pour ce magnifique résultat.
Ça manquait au vivrensemble de ce pays, tiens.

jeudi 11 décembre 2014

Aéroport de Bâle-Mulhouse - L'empire en guerre avec la confédération


La Galaxie est à nouveau en conflit social. L’Empire, toujours aux abois financièrement, s’est rendu compte qu’un petit aéroport en Alsace, bénéficiant d’un statut international, avait un traitement fiscal particulier. Le trouble dans le Monopole de la Force est trop grand, il faut donc agir.

Au sein de cet aéroport travaillent des entreprises de l’Alliance Libérale et, surtout, des compagnies suisses, réputées pour leur absence de scrupules fiscaux et leur opposition à l’Empire. En outre, la région, fort proche des forces obscures teutonnes, n’est pas du goût de l’Empire qui entend ramener l’ordre fiscal partout dans la Galaxie, par l’emploi de la Force s’il le faut. Positionnant à proximité de l’aéroport son arme redoutable, Le Bercy Noir, l’Empire s’apprête à utiliser son arme de destruction massive fiscale afin de réduire l’Alliance au silence en massacrant 6000 emplois. Et alors que se rapprochent les terribles Collecteurs d’Impôts, qui, alignés vers le petit aéroport, pourront le détruire d’un seul trait de plume, la fuite de l’Alliance s’organise.

C’est ainsi qu’on apprend que la compagnie aérienne suisse Swiss, une filiale de la compagnie allemande Luftwaffe Lufthansa, a confirmé lundi 8 décembre dans un communiqué publié à Zurich qu’elle supprimera, à partir de fin mai 2015, ses vols au départ de Bâle-Mulhouse. Les explications de la société liées à cette annonce ne laissent planer aucun doute :
« Les mutations intervenues sur le marché et la conjoncture politique défavorable n’offrent à une compagnie premium telle que Swiss aucune perspective d’opérer de façon rentable à Bâle/Mulhouse. (…) L’incertitude juridique concernant l’introduction de la législation fiscale en France a également pesé dans la décision. »
Saprizut, le Consentement à l’Impôt n’est pas passé par la Swiss! Pourtant, tout avait bien commencé : depuis 1949, l’aéroport de Bâle-Mulhouse bénéficiait d’une fiscalité largement aménagée et favorable aux entreprises suisses qui, employant des salariés français, ne se retrouvait pas soumises aux exactions habituelles sur le territoire et pouvaient donc développer une activité normale avec de vraies perspectives de croissance. Perspectives d’ailleurs optimistes, le trafic étant passé de 2,5 millions de passagers en 2003 à près de 6 millions l’an dernier.

Mais voilà: en juillet, avec la finesse qui caractérise autant Bercy que son actuel patron, Michel TANNENBAUM (et probablement devant le manque criant de sous-sous dans la po-poche de l’État), la France avait informé la Confédération qu’elle allait appliquer la fiscalité française sur la zone suisse de l’aéroport de Bâle à partir de 2015. Ceci n’avait pas manqué de déclencher des réactions ulcérées, tant des entreprises implantées sur place que des élus locaux qui ont rapidement senti la catastrophe (notamment sociale) se dessiner. Et c’est donc logiquement que, suite à l’échec de la renégociation de cet accord fiscal favorable et qui devait se boucler au courant du mois de novembre, les entreprises suisses ont commencé à marquer leur grande méfiance sur l’avenir de l’aéroport depuis qu’il est revenu au centre des préoccupations fiscales de Bercy.

Si l’annonce du départ de Swiss peut s’expliquer par des raisons économiques en partie indépendantes de cet échec (la compagnie n’est pas low-cost et doit subir des coûts que la petite infrastructure de l’EuroAirport n’est pas en mesure de réduire significativement), l’explication fournie insiste bien sur l’insécurité fiscale qui règne en France. Encore une fois, les changements incessants de politique économique et fiscale française vont coûter emplois et richesse au pays.

Parce que la suite est connue: ou bien Bercy recule finalement dans ses caprices ridicules, et l’aéroport peut continuer à croître tranquillement, en conservant l’emploi de milliers d’Alsaciens (6000 ici). Ou bien le gouvernement estime que le traitement fiscal particulier a assez duré et décide de tuer, une fois de plus, la poule aux œufs d’or. Cela pourrait paraître incroyable si cela ne s’était pas déjà produit, à différentes échelles, dans tout le pays, à chaque fois qu’il s’est agi de récupérer rapidement de l’argent sur le dos du contribuable.

Il y a aussi, malheureusement, une question de principe: l’aéroport Bâle-Mulhouse est une démonstration flagrante de l’efficacité des recettes libérales, basées sur un impôt faible, des règles simples et un droit du travail souple (comme le suisse en l’occurrence). C’est un camouflet dans la face du socialisme triomphant qui veut s’installer partout en France, et entend montrer à la face du monde combien il est efficace pour égaliser la misère pour tous en édictant des multitudes de règles, des myriades de taxes, des monceaux de codes et de droits spécifiques. Du point de vue de Bercy et des politiciens dogmatiques, l’EuroAirport est la « preuve par opposition » que leurs techniques et leurs méthodes ne marchent pas, font fuir les bonnes volontés, détruisent de la richesse et de l’emploi. On comprend alors la nécessité de la disparition d’un tel chancre libéral dans la Socialie triomphante

La fin d’année sera rude. Du côté de l’État, boucler le mois de décembre et payer ceux qui doivent l’être ne sera pas simple: les caisses sont vides. Et parce que ces caisses peinent tant à se remplir, le Léviathan n’hésitera pas à aller chercher la richesse où elle se trouve, c’est-à-dire partout en dehors de lui. Du côté de l’aéroport Bâle-Mulhouse, les agitations fiscales de l’État se traduiront mécaniquement pour certains salariés par une perte d’emploi et l’inscription chez Paul Emploi.

Eh oui: cet État que tous, vous avez appelé de vos vœux, ardemment, qui devait être la Maman ultime, protectrice contre tous les bobos de la vie, est maintenant là et bien là. Il a grand appétit et ne peut se contenter des miettes de plus en plus copieuses que vous lui donnez partout, tout le temps, en tous lieux. Il parasite vos activités, il parasite les relations entre vous et tous les autres (depuis votre famille jusqu’à vos relations commerciales). Et comme tout parasite, il tuera son hôte plutôt qu’abandonner ses caprices. Il préférera vous voir couler, vous jeter dans l’insécurité (économique, sociale, juridique, fiscale) plutôt que réduire sa taille et se mettre, vraiment, au régime.

Ô ironie: cet État qui devait protéger de tout va maintenant étouffer dans une tendresse sans pitié.

mardi 9 décembre 2014

L’un des symboles de la « République exemplaire » cité à comparaître devant le Tribunal Correctionnel !


Décidément…

Mais où est donc passé l’excès de vertu tant vendue par les socialistes durant la campagne Présidentielle? Si je dis ça, c’est qu’à force il me devient de plus en plus difficile de tenir la comptabilité du nombre de Ministres, Secrétaires d’Etat, Ministres délégués et j’en passe impliqués dans des affaires plutôt louches, sur fond de gros soupçons de malhonnêteté !

Après Jérôme CAHUZAC, Kader ARIF, Faouzi LAMDAOUI, Thomas THEVENOUD, Aquilino MORELLE, Sylvie ANDRIEUX, Jean-Noël GUERINI, Gérard DALONGUEVILLE, Ludovic FREYGEFOND, Arnaud MONTEBOURG et tant d’autres, c’est au tour de l’ex-Ministre Déléguée à la Francophonie, Yamina BENGUIGUI, d’être citée à comparaître devant le Tribunal Correctionnel de Paris. Elle est en effet soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014, alors qu'elle se trouvait au gouvernement. En gros, il lui serait reproché d’avoir dissimulé pour 430.000 € d’actions en Belgique.

Rien que ça… la gauche près du peuple...

Décidément c’est vraiment pas de bol pour François HOLLANDE. Il a beau avoir fait modifier à plusieurs reprises le Gouvernement, mais malheureusement pour lui à chaque nouvelle mouture de la gauche morale, il s’est retrouvé avec un ver planqué dans le fruit !

En attendant c’est non seulement la crédibilité de ce Gouvernement qui en pâti, mais aussi celle de toute la classe politique française. Nul n’est censé ignorer que ce sont ce type d’affaires qui font le lit de l’extrême droite.

Au regard des résultats de la législative partielle dans la circonscription de François BAROIN, il n’est désormais plus besoin de démontrer qui est réellement responsable de la montée du Front National…

« Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres » qu’il nous avait promis l’autre… On a vu le résultat.

Après l’affaire CAHUZAC on nous avait vendu les déclarations de patrimoine des Ministres comme le moyen ultime de démontrer l’intégrité des membres de notre Gouvernement. On en voit aujourd’hui le résultat ! Peu importe que vous imposiez à vos Ministres ou aux Parlementaires de compléter une déclaration d’intérêts ; sur le fond on voit bien que finalement ils y mettent ce qu’ils ont bien envie d’y mettre… 

Pour le reste, advienne que pourra !

Une fable: Le Paon et le Canard


A prétendre défendre les sans-dents sans en aimer l’indigence, dans l’eau du Narcisse, un paon un jour se noya. 

Le Paon Thierry, du noble volatile dont il partageait le blaze, semblait pareillement goûter les luxes délicats et l’apparat scintillant. 

S’en vint sur son chemin un volatile de moindre classe, un Canard se disant enchaîné, qui en ses plumes admirables se mit à lui chercher des puces.

Dûment renseigné, d’évidence, par des pies internes à la Centrale le Paon et le Canard du phasianidé contestable, l’investiguant palmé du mercredi éleva en ses chapeaux quelques lièvres fameux, qu’il lança à la poursuite de l’orgueilleux emplumé. 

On causa ainsi à plein bec d’une opulente demeure, entre château et bois, en ce Vincennes connu pour l’embastillement animal, où le Paon, pourtant, profitait de libertés trop grandes.

Refait de neuf, pour la folle équivalence d’une bonne centaine de Smic, l’appartement fautif insultait le cotisant comme il atterrait le gréviste. 

Ces compères de cortèges, humbles et obéissants, avaient pour unique habitude d’honnir patrons et dirigeants. Mais du Paon régnant, qui pour sa seule jouissance avait détourné leur dîme, désormais ils se sentaient les cocufiés pigeons.

Immense fut la stupeur, dans les cantines blafardes, devant un mets modeste, ou aux pauses syndicales laborieusement acquises, lorsqu’on sut que le Paon, pour amortir ses vents, aux textiles ouvriers leur préférait la soie. 

Tel besogneux ou paysan, aux illusions depuis lustres entaillées, eut ainsi à boire jusqu’à la lie l’aigre lait qui ne manquait pas de déborder d’une aussi belle casserole.

Ci-gisait la CGT, lisait-on vers la Droite, écrasée qu’elle était sous les marbres bourgeois et les matériaux rares, et de partout on moquait le parvenu en place, qui d’avoir trop fait la roue partirait la queue basse. 

Puis l’espiègle Canard, grisé par son effet, revint l’autre semaine coin-coincer à nouveau l’élégant dépensier, histoire d’en achever les maigres et pâles défenses. 

Cette fois c’est un bureau, richement décoré au profit du leader, qui nourrissait la chronique, à croire qu’après Thibault qui en laissa le siège c’était une Damidot qu’en l’élu sommeillait.

La parqueterie de luxe, valant salaire d’un semestre de petits adhérents, enflammait notamment les réseaux et les ondes, l’épaisseur du délit méritant piétinement. 

La cancane déchaînée parlait de “sur mesure”, et par là tel grand genre semblait démesuré. Hurlant à le démettre d’aussi coûteuses fonctions, ils s’en trouvaient nombreux à vouloir son plumage, y compris dans son pré où l’amour n’était plus. 

Le Paon n’entendait point, tout au moins le feignait, ces voix fort courroucées, venues de tous côtés, qui par l’heureux présage d’un ravalement de luxe, se heurtaient en murmures aux portes capitonnées. 

Le Canard, quant à lui, continuait sa route, à traquer les tartufes qui toujours le craignaient.

La morale de cette histoire, c’est que nulle part il n’y en a.

mercredi 3 décembre 2014

Ce que répond Monsieur Petites Blagues à l'Afrique dans son discours de Dakar


Les médias TV se sont fait forts de vous montrer Président tacler SARKOZY à Dakar. Pour contrer, "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire" de Sarko, HOLLANDE, 7 ans après, lui a répondu du même endroit avec un "L'Afrique est non seulement dans l'Histoire, mais l'Afrique est, si je puis dire, aussi une partie de notre avenir". C'est un tantinet digne d'un gamin de sixième, mais que voulez-vous, c'est Président! 

Par contre, ce que les médias ne vous ont pas dit, c'est que d'une part, lors de ce discours, la moitié des personnes présentes dormaient et que l'autre moitié n'a pas du tout apprécié le dit-discours dans lequel HOLLANDE s'est plu à leur donner des leçons de démocratie en critiquant "Les chefs d'Etats qui voudraient s'accrocher à tout prix au pouvoir". Il a fallu que la ministre des affaires étrangères du Rwanda lui réplique sèchement de la façon suivante: "Je trouve ça gênant qu’un président qui est avec ses pairs, ici, au sommet de la Francophonie, ne vienne pas discuter avec eux, mais dicter ce qui devrait se passer dans leur pays. C'est inélégant". Il n'en fallut pas plus à HOLLANDE pour pirouetter et s'en excuser de la manière la plus.... inélégante possible pour son propre pays: "La France n'est pas dans une posture qui serait celle de donner des leçons au nom de je ne sais quelle prétention et ce pour quelque continent que ce soit". Terrible aveu! Oui, la France, gouverné par un homme qui, sur un scooter ou à l'autre bout du monde, passe son temps à se ridiculiser, n'a de leçon à donner à personne.

Dans un pays qui compte 5 millions de chômeurs, dans lequel pas un jour ne passe sans qu'une catégorie de la population descende dans la rue pour manifester son mécontentement et ses angoisses, nos députés, après en avoir discuté pendant des heures, viennent d'approuver par 339 voix "pour" et 151 "contre" une résolution symbolique visant à soutenir la reconnaissance d'un Etat palestinien. Ce faisant, les députés de gauche infligent à Président un camouflet en empiétant sur l'un des domaines strictement (et constitutionnellement) réservé de la présidence: la politique extérieure de la France.

Les écolocons ne sont jamais à court d'idées pour faire chier le monde. Ils ont obtenu que dès le mois de janvier prochain il soit strictement interdit dans toute l’île de France et dans certaines grandes villes de faire des feux de cheminées si celles-ci ne sont pas équipés d'inserts. Avis donc aux propriétaires de cheminées ouvertes, soit vous faites les travaux nécessaires pour adapter vos cheminées (+/- 2000 euros) soit vous n'aurez plus qu'à la contempler vide et sans âme. Que les Roms ne s'affolent pas, les feux de bois dans les camps ne sont pas considérés comme des feux de cheminées.

Quant au Pauvre Thierry LEPAON, le sort s'acharne sur le patron de la CGT. Après avoir appris que la CGT avait payé 105 000 euros pour la rénovation de l'appartement qu'il occupe et 60 000 euros pour la remise à neuf de son bureau, nous découvrons que celui-ci, avant de prendre ses fonctions à Paris, a négocié avec la direction de la CGT-Basse Normandie, une prime de départ. Normal a-t-il dit, "Je changeais d'employeur". Les militants apprécieront, le contribuable aussi: 80% des ressources des syndicats proviennent de subventions publiques ou d'entreprises, de moyens matériels et de mises à disposition de personnels payés le plus souvent sur fonds publics.

Sinon, les français constateront qu'en un peu plus d'un an, la valeur de l'appartement de MONTEBOURG et de son ex-femme a pris 480 000 euros. Mis en vente dernièrement pour 1 370 000 euros, l'ex Ministre du Redressement de je-ne-sais-quoi, dans sa déclaration de patrimoine, l'avait estimé à 890 000 euros. Embrouille, fraude fiscale? Que nenni, la preuve, MONTEBOURG, en réaction à la divulgation de cette information a déclaré: "Je suis honnête". S'il le dit, je ne vois pas pourquoi on irait lui chercher des poux.

Quand à Julie, interpellée par deux motard de la gendarmerie s'est écriée cette semaine: "Je suis la fiancée du Président" afin que ceux-ci escortent jusqu'à l'Elysée le taxi de la dame plongé dans les embouteillages. Les gendarmes ont refusé mais au moins les choses sont-elles claires, elle est la fiancée du Président. Elle avait préféré prendre un taxi voyant que la voiture présidentielle qui l'attendait à l'aéroport était cernée par les paparazzis.

Enfin le saviez-vous? Le pacte de responsabilité n'est toujours pas entré en vigueur et les Femen, pouffiasses s'il en est, ont encore sévi mais cette fois à Bruxelles en saccageant la crèche de Noël érigée sur la grande place de la ville. Après y avoir accroché une banderole "Nique les pauvres" et asséné des coups de bâtons aux personnages, elles se sont barrées en emportant le petit Jésus.

C'est tout pour le moment et n'oubliez pas: "C'est pas facile!", comme se plait à le rappeler M Normal.