vendredi 24 mars 2017

Fin de la récréation – Bilan de la Hollandie



Je me souviens du jour funeste de son arrivée après son élection par défaut. Tout était écrit d'avance. Le maître d’œuvre de l’épouvantable période que notre pays vient de vivre, celui qui a dirigé l’orchestre gouvernemental responsable de toutes ces cacophonies, c’est François Hollande, et nul autre. Et si je ne suis pas choqué par ce qui a pu se passer après sa prise de fonction, c’est parce qu’il avait lui-même, tout de suite, à sa manière misérable, basse, lâche, indigne et crapoteuse, donné le ton. Il a choisi de le faire au moment et dans le lieu le plus symbolique, le 15 mai 2012 à midi, sur le perron de l’Elysée, juste après la passation des pouvoirs: La toute première minute de sa présiflance fut marquée par un acte indigne, qui donnait le ton et annonçait tout ce qui allait suivre. Devant des millions de Français stupéfaits il a délibérément planté son prédécesseur devant la porte du palais et s’est furtivement éclipsé à l’intérieur comme un vulgaire Bidochon malpoli avec ses maîtresses, ses flagorneurs de tout poil, ses minions du palais, laissant le président Sarkozy et son épouse regagner seuls leur véhicule. A ce moment-là, j’ai su qu’il allait être conforme à ce que cette goujaterie inaugurale de quinquennat allait laisser attendre. 

Cette présidence compte une liste interminable de mensonges, de duperies, de saloperies en tout genre de la part de gens uniquement préoccupés de leur carrière et de leur compte en banque. Une farce qui a duré cinq terribles longues années au cours desquelles la justice a été bafouée par des interventions personnelles, où des amis ont été placés à la tête de prestigieuses institutions, où son ex-compagne fut nommée à la banque publique d'investissement et son fidèle ami Fabius au conseil constitutionnel. Mais c’est omettre le clientélisme et le lèche-babouche en-veux-tu, en-voilà, des politiques publiques dogmatiques ahurissantes, la mise en application d’idéaux frelatés fondés sur l’universalisme et le communautarisme, l’absence du sens des priorités et la présence d’idéologues et d’incompétents au sommet du régime (l'un n'excluant pas l'autre...),

Un présidence faite d’affaires: Cahuzac, les pompes d’Aquilino Morelle, les marchés publics avec Kader Arif, le patrimoine de Yamina Benguigui, la phobie administrative de Thomas Thevenoud, les taxis d’Agnès Saal, le coiffeur émargeant à dix SMIC pour décorer les 3 poils qui ornent son caillou, les « fils de ministres » en difficulté avec la justice, la féroce indépendantiste Taubira au ministère de la Justice, les emplois à l’assemblée des enfants mineurs de Bruno le Roux (liste non exhaustive ...). Ce gouvernement a connu le défilé de pas moins de 74 ministres et secrétaires d’état, imaginez !

Hollande c’est aussi l’affaire Léonarda, l’affaire Théo au chevet duquel il est allé faire un tour alors que l’enquête a fini par révéler que les accusations étaient nulles, non avenues et que la famille se trouvait coupable de détournement de fonds publics. Hollande c’est la montée en puissance de nuit debout, de l'insécurité, c'est les quenelles et deux ans d’état d’urgence. Président du « Savamieux », je me souviendrai de sa muflerie avec Trierweiler jetée comme une malpropre par dépêche AFP, le sketch interminable autours de l’aéroport de Notre Dame des Landes sans compter la magnifique verrue en forme de plug anal que la ministre de la culture a jugé bon d’ériger au beau milieu de la place Vendôme. Tellement glamour pour la Ville Lumière. Je me rappellerai de ses discours enflammés de « euh », de ses menaces envers les autres chefs d'état qui n'ont impressionné que lui-même, sa braguette ouverte, son pantalon qui tire-bouchonne, ses cravates de travers, ses costumes mal taillés et ses bras  ballants. Quel meilleur énergumène pour représenter le chic de la mode Française.

Sur le plan des finances et de l’économie on se souviendra d’une hausse inouïe de 50 milliards d’impôts par an, un budget toujours en déséquilibre et une dette qui franchit le mur du son à plus de 2400 milliards d’euros. Hollande c’est aussi le plan social mal fagoté d’Alstom, une courbe ininterrompue de croissance du chômage, la fameuse boîte à outils et le « c’est pas cher c’est l’état qui paie ».

On se souviendra des attentats et des commémorations: l’affaire Merah (Toulouse), le policier agressé par Abdelillah Dhaucy à La Défense, l’attentat de Joué les Tours, les Dijonnais et les Nantais fauchés par deux automobilistes qui criaient « Allah Akbar », les frères Kouachi et Charlie Hebdo, Amedy Coulibaly, Sid Ahmed Ghlam, le chef d’entreprise égorgé à Saint Quentin Fallavier par Yassin Salhi, l’attentat du Thalys proféré par Ayoub El Khazzani, les attentats du 13 novembre par Oussama Ahmad Atar, Salah-Eddine Gourmat, Sammy Djedou, Bilal Hadfi, Ammar al Sabaawi, Mohammad Al Mahmod, Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh, Abdelhamid Abaaoud, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour et Foued Mohamed-Aggad, l’agression du commissariat de police de Barbès par Ali Sallah, le double meurtre de Magnanville par Larossi Abballa, les attentats de Nice menés par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le prêtre égorgé par Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean à St Etienne du Rouvray, et enfin les jeunes militaires de la force sentinelle agressés au Louvre par Abdallah El-Hamahmy.

Sur le plan international je me souviendrai d’une politique inconsidérée, gribouille et imbécile, des mistrals vendus à la Russie, la confusions des Chinois et des Japonais au cours d'une conférence, Fabius bourré qui tient un discours devant une assemblée de représentants internationaux, la croyance d’un ministre diplômé en géographie que le Japon était dans l’hémisphère sud, la crise des migrants mal gérée, l’absence de leadership Français en Europe et la tragique déclaration que le front al Nosra faisait du bon boulot. Incroyable.

François Hollande aurait dû être le héros d’une pièce de théâtre de Molière ou d’une comédie de Claude Zidi. C’est un parallèle déroutant. Ce monsieur « synthèseTM » avec [ ] sa tête de clown ou [ ] à claque (cochez la case de votre choix) m’aura fait rire avec ses rocambolesques vaudevilles en scooter se promenant dans la rue du cirque avec des valets payés sur fonds publics qui lui couraient après pour porter à la belle cafés et croissants. Malédiction avérée ou non, j’ai ri de ses nombreux discours arrosés par jour de tempête et même lorsque l’éclair a frappé l’avion présidentiel qui le portait dans les bras de la Kanzlerin le lendemain de son élection.

Mais en fait, ce qui m’inquiète vraiment c’est l’aspect machiavélique, pervers et sournois du personnage. Car ne nous y trompons pas, derrière ses allures et ses comportements frisant parfois le ridicule, propres à endormir le peuple français, il y a de nombreux calculs, des coups politico-médiatiques montés, des trafics en tout genre de chiffres, de personnalités acquises à l’idéologie, des relations très privilégiées avec des organes très puissants. Ses méthodes destinées à s’imposer avec un peuple hypnotisé n’arrangent en rien l’état du pays, bien au contraire car le socialisme se nourrit par essence de misère et du malheur des hommes. Vivre en médiocratie avec des gens peu éduqués et assistés, en jouant sur les clivages et en choquant l’opinion permet de conditionner et de s’assurer une place au soleil sans se fatiguer.

Bien au-delà du 49.3 et des passages en force de lois, une véritable machinerie propre à conditionner les sans-dents est en place. Depuis 2012 les manœuvres ont été amplifiées et affinées au point d’en arriver aujourd’hui à un régime larvé quasi-totalitaire où tout est sous contrôle et orchestré. Ne nous y trompons pas, Hollande est extrêmement intelligent mais d’une intelligence dangereuse, perverse voire criminelle. Il a enfanté d’un Macron, homme extrêmement ambitieux sorti de nulle part, sans véritable passé politique avec tout ce que cela peut avoir d’inquiétant, parce que cela sert encore et toujours sa cause. Les finances de gens riches acquis idéologiquement, œuvrant en coulisse pour la propagande et le contrôle des peuples, servent pour les tremplins de ces ambitieux sans passé et donc sans véritable prise pour la critique!

Je me souviendrai aussi de son livre : Un Président ne devrait pas dire ça. Sidérant. Si certains passages peuvent être comparés aux discours du Front National, je n'ai malheureusement toujours pas compris le fond de sa pensée. D'ailleurs pensait-il vraiment? En telle hypothèse, la bête est plus retors qu'il n'y parait. Ce livre, qu'il souhaitait être le tremplin de sa réélection, lui a seulement permis d'être le commentateur de sa propre impuissance. Qui eût cru cela possible? Une telle aptitude à la réussite dans le Mal relève de l’artistique voir du surnaturel. J’ai du mal à concevoir qu’il ait été doté d’une âme, au cas où, le Malin a dû l’acheter pour notre grande souffrance.


Je lui reconnais néanmoins d’avoir réussi à prendre et à garder le pouvoir avec un talent rare et crains que les prochaines élections ne suffisent pas pour éradiquer toute trace de son passage. Sincèrement, il me restera l’image d’un bouffon. 

Le socialisme est la seule maladie qui n’a pas été préalablement testée sur des rats, ... pour notre plus grand malheur. Sachez-le.